Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique 3 décembre 2024

    La prévention des risques financiers dans les services médico-sociaux à but non lucratif

    Les évolutions de l’environnement des activités sociales et médico-sociales ont été particulièrement marquées ces dernières décennies. Elles ont conduit à l’émergence de nouveaux outils de gestion, de contrôle et de suivi des risques financiers, encouragés par les autorités de tutelle, compte tenu de la raréfaction des fonds publics. Avec la raréfaction des fonds publics découlant du ralentissement de la croissance économique, les taux de revalorisation annuels des CPOM sont maintenant proches de zéro, ce qui est très préjudiciable pour les services médico-sociaux à but non lucratif. Ainsi, à périmètre constant d’activité (hors extension d’autorisation), les établissements et services sont contraints de réduire leurs coûts et de trouver des mesures économiques sous peine de subir l’accumulation de déficits non repris ou la croissance des besoins d’investissements. De même, la prévention des risques financiers est devenue indispensable, tant sur le plan de la performance des établissements et services, avec l’émergence des tableaux de bord de la performance (TBP) mis en place par l’Anap, qu’avec le contrôle de gestion et le suivi des risques financiers avec des indicateurs d’alerte. Nous vous proposons de décrire l’évolution du contexte financier des établissements et services médico-sociaux à but non lucratif, puis de préciser les outils de la prévention des risques financiers.

    #structure sociale et médico-sociale #risque financier
  • Fiche pratique 3 décembre 2024

    Les espaces de discussion sur le travail dans l’aide et les soins à domicile

    « Parler, échanger autour du travail » : cette préoccupation s’inscrit depuis plusieurs années dans un contexte d’accélération des transformations de l’entreprise avec une montée des tensions vécues par les salariés dans leur travail. Cette nécessité pour les salariés de pouvoir discuter de leur travail a même été intégrée par les partenaires sociaux dans l’accord national interprofessionnel (Ani) de juin 2013 « vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle ». On parle ainsi d’« espaces de discussion sur le travail » (EDT). Le secteur médico-social de l’aide et du soin à domicile, encore insuffisamment attractif et oublié du Covid-19 malgré son implication, peut y trouver là l’opportunité de s’inscrire dans une logique de discussion et de transformation. Les espaces de discussion sont ainsi des espaces collectifs qui permettent une discussion centrée sur l’expérience de travail et ses enjeux, les règles de métier, le sens de l’activité, les ressources, les contraintes, etc. Cette discussion, dont le vecteur principal est la parole, se déroule suivant un cadre et des règles co-construites avec les parties prenantes. Ce sont des espaces inscrits dans l’organisation du travail. Ils s’articulent avec les processus de management et les instances représentatives du personnel (IRP), et visent à produire des propositions d’amélioration ou des décisions concrètes sur la façon de travailler. Nous vous proposons d’identifier le périmètre des espaces de discussion sur le travail, puis d’analyser les différents types d’espace de discussion, avant d’aborder enfin la mise en place d’un EDT et le déroulement d’un EDT.

    #service d'aide à domicile #management
  • Fiche pratique 3 décembre 2024

    Anticiper les évolutions de la silver économie dans le secteur de l’aide à domicile

    L’enjeu de la transition démographique nécessite une approche globale et transverse : comment adapter la société dans son ensemble au vieillissement ? Depuis un peu plus d’une décennie, la silver économie se penche sur cette question dans un triple contexte : une population française vieillissante dans sa structure (selon l’Insee) : les plus de 65 ans représentent une part plus importante de la population que les moins de 15 ans ; une population âgée de plus en plus isolée : le baromètre 2021 des Petits Frères des Pauvres, « Solitude et isolement : quand on a plus de 60 ans en France », indique que 2 millions d’aînés sont isolés en 2021 ; une volonté très majoritaire des personnes âgées de vieillir à domicile : selon une étude commandée en 2019 par la Fédération des entreprises de services à la personne (FESP), plus de 85 % des Français souhaitent vieillir à domicile. Cependant, le nombre de seniors ouverts à l’informatique, à la domotique et aux technologies de la communication ne cesse de croître. L’évolution de la silver économie, au service des structures médico-sociales à domicile, concernera donc prioritairement le lieu de vie des personnes fragiles et dépendantes. Dans ce cadre, les rapports et les propositions sont nombreux (le think tank « Matières grises » et l’Anap ont publié un rapport en septembre 2024 présentant 27 propositions à l’attention des pouvoirs publics pour une approche de prévention de la perte d’autonomie autour de l’adaptation du logement). L’anticipation de l’évolution de la silver économie passera donc par une identification de ses enjeux, de sa valeur ajoutée pour les services de maintien et du soin à domicile, et de l’analyse des moyens à partir desquels les services d’aide à la personne peuvent y participer.

    #besoins sociaux #personne âgée
  • Fiche pratique 2 décembre 2024

    Faire vivre une plateforme d’accompagnement et de répit (PFR)

    Les plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) aux aidants de personnes âgées existent en France depuis une quinzaine d’années à la suite du plan Alzheimer 2008-2012. Elles visaient le public des aidants de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le plan « Maladies neurodégénératives » 2014-2019 a conduit à réviser le cahier des charges des PFR pour les ouvrir vers un public plus large, celui des aidants d’une personne âgée atteinte d’une maladie neurodégénérative (MND), qu’elle fréquente ou non l’accueil de jour auquel la plateforme est adossée, offrant ainsi un dispositif souple dans ses critères d’admission et ouvert sur l’extérieur. Le dispositif a été cependant à nouveau renforcé par la stratégie « Agir pour les aidants », lancée en octobre 2019. Le développement de l’offre de répit constitue d’ailleurs un des axes majeurs de cette stratégie. Ces plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) s’ouvrent désormais aux proches de personnes en situation de handicap ou souffrant d’une maladie chronique invalidante. Le champ de leurs missions instauré par le cahier des charges publié en juin 2021 est par ailleurs élargi, pour prendre en compte les spécificités territoriales. Quel est le périmètre de ces structures qui se développent aujourd’hui, quels sont les moyens dont elles disposent et quel est leur fonctionnement et les prestations qu’elles offrent ?

    #aides et politique sociale #personne âgée #structure sociale et médico-sociale
  • Fiche pratique 2 décembre 2024

    Respecter les obligations de l’Ehpad privé en matière de représentants du personnel

    Depuis les ordonnances Macron de 2017, le comité social et économique (CSE) est devenu la seule instance représentative du personnel en se substituant au comité d’entreprise (CE), aux délégués du personnel (DP) et au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il s’impose à toutes les entreprises occupant au moins 11 salariés. Si les directions et les gouvernances des Ehpad privés ont l’obligation d’appliquer les nouvelles règles du Code du travail, le CSE est une opportunité pour encourager un dialogue social de qualité où chaque partie prenante a sa place, au-delà de la mise en œuvre « a minima » recherchée pour la sécurisation juridique de la structure.

    #représentants du personnel
  • Fiche pratique 2 décembre 2024

    Mettre en œuvre le rapprochement des établissements sociaux et médico-sociaux publics

    La loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a mis en avant la « logique de parcours » en lieu et place de la logique d’établissement que nous connaissions jusqu’alors. C’est particulièrement vrai dans le secteur médico-social pour personnes âgées qui met plus que jamais la personne âgée au cœur du dispositif en créant de nombreux outils dont la finalité est de faciliter le parcours de nos anciens (centre de ressources territorial, CPTS…). Pour les établissements publics, les pouvoirs publics ont souhaité approfondir la coopération entre établissement à travers deux outils : la direction commune qui est un dispositif statutaire qui permet la mise en commun d’une équipe de direction entre deux ou plusieurs établissements ; le groupement territorial social et médico-social créé par la loi n° 2024-317 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie qui vise à renforcer les coopérations entre structures du secteur public et qui instaure, dès 2025, l’obligation pour certains ESMS publics autonomes pour personnes âgées (dont les Ehpad) d’y adhérer.

    #ehpad

Ressources associées