Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique 2 décembre 2024

    Respecter les obligations de l’Ehpad privé en matière de représentants du personnel

    Depuis les ordonnances Macron de 2017, le comité social et économique (CSE) est devenu la seule instance représentative du personnel en se substituant au comité d’entreprise (CE), aux délégués du personnel (DP) et au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il s’impose à toutes les entreprises occupant au moins 11 salariés. Si les directions et les gouvernances des Ehpad privés ont l’obligation d’appliquer les nouvelles règles du Code du travail, le CSE est une opportunité pour encourager un dialogue social de qualité où chaque partie prenante a sa place, au-delà de la mise en œuvre « a minima » recherchée pour la sécurisation juridique de la structure.

    #représentants du personnel
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Les équipes mobiles médico-sociales intervenant auprès des personnes confrontées à des difficultés spécifiques

    Aller au-devant des populations qui restent à l’écart des politiques sociales et de santé publique est une posture souvent présentée comme une intervention sociale émergente. D’une telle posture, certains espèrent qu’elle contribue à améliorer l’accessibilité des services qui visent à venir en aide à ces populations, à réduire le non-recours aux politiques socio-sanitaires et, ce faisant, qu’elle favorise l’inclusion sociale des populations en situation de grande marginalité sociale. L’« aller-vers » n’est pourtant pas une nouveauté. En tant que démarche d’approche et d’immersion, il a irrigué divers pans de l’intervention sociale tout au long du XXe siècle, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. L’« aller-vers » a ceci de particulier qu’il ne s’exerce pas de part et d’autre d’un guichet. L’intervenant de terrain va activement à la rencontre des personnes restées à l’écart en se déplaçant physiquement vers leurs lieux de vie pour établir un lien avec ces personnes. La démarche d’aller-vers connaît actuellement une véritable professionnalisation, notamment par l’intermédiaire de la loi de janvier 2016 de modernisation du système de santé ou, plus récemment, par la mesure 27 du Ségur de la santé. Cette dernière a mis en place certains outils tels que les lits halte soins santé « mobiles » (LHSS mobiles) ou les équipes mobiles médico-sociales intervenant auprès de personnes confrontées à des difficultés spécifiques créées par le décret du 9 septembre 2021. Ces équipes sont chargées d’assurer leur prise en charge globale et leur orientation en allant à leur rencontre, quel que soit leur lieu de vie. Le texte précise notamment les missions de ces équipes, leurs modalités d’intervention et de fonctionnement. Nous vous proposons de présenter le cadre juridique de ces dispositifs, puis leurs activités et missions principales, leurs modalités d’organisation, et les modalités d’intervention.

    #besoins sociaux #population #structure sociale et médico-sociale
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Prévention des risques et engagement du gestionnaire auprès du personnel soignant

    Les soins à domicile représentent aujourd’hui environ 30 000 intervenants en services de soins infirmiers à domicile. Ce secteur, qui recouvre les métiers d’aide-soignant, d’infirmier, et d’infirmier coordinateur, connaît une progression constante de la sinistralité, plus ou moins marquée selon le lieu de travail. En 2017, sur l’ensemble des accidents du travail, plus de 16 % se sont produits dans le secteur de l’aide et de soins à la personne, alors même que ce dernier ne représente que 11 % des effectifs. Cette hausse de la fréquence des accidents du travail concerne particulièrement les activités menées auprès des personnes âgées à domicile. Leur nombre y est presque trois fois plus élevé que dans tous les autres secteurs d’activité. Les métiers des soins à domicile induisent des contraintes physiques et psychologiques importantes. En outre, ils peuvent exposer à des risques infectieux et chimiques. La prévention de ces risques passe par une formation continue, une écoute et des échanges facilités, et l’adaptation de l’organisation du travail. La sécurité des soignants est une condition indispensable à une bonne qualité de prise en charge. Nous vous proposons d’évoquer la démarche de l’évaluation des risques professionnels et la démarche de prévention, puis les différents risques professionnels rencontrés par le personnel soignant dans le secteur du soin à domicile et les mesures de prévention.

    #service d'aide à domicile #risque professionnel
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Favoriser la construction et la vie d’un collectif de travail pour limiter l’isolement professionnel

    Le travail du personnel d’intervention du secteur médico-social assurant des prises en charge au domicile des bénéficiaires est un travail passionnant et prend tout son sens avec la relation avec la personne aidée. Cependant, les services d’aide à domicile sont confrontés à des situations émotionnellement difficiles (précarité sociale, violence, troubles cognitifs, fin de vie…), ce qui entraîne une charge mentale lourde d’autant plus difficile à supporter que le travail se fait de façon solitaire. Il est donc important, pour prévenir l’isolement au travail, de favoriser une culture d’inclusion et de collaboration, d’encourager la communication et le partage d’expériences, d’organiser des activités sociales et de renforcer les relations entre les employés de la structure. La création d’un environnement de travail ouvert et bienveillant où chacun se sent valorisé et soutenu peut également contribuer à prévenir l’isolement au travail. La construction d’un collectif de travail permettra de combattre cet isolement et d’autres risques bien connus du secteur à domicile tels que la maltraitance. Nous vous proposons de présenter l’isolement au travail et sa traduction dans le secteur du maintien à domicile, puis d’étudier la construction des temps collectifs au sein des équipes de personnel d’intervention.

    #management
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Manager les risques de maltraitance dans les services à domicile

    Les structures médico-sociales ayant pour mission d’assurer l’aide, l’accompagnement ou le soin au domicile d’un bénéficiaire sont particulièrement exposées au risque de maltraitance. En effet, la configuration spécifique du travail au domicile d’un bénéficiaire, réunissant dans un huis clos un usager vulnérable et un professionnel isolé, est génératrice de risques. Le fait de se trouver hors de portée de regards extérieurs est un puissant élément pour deux sortes de risque : la défaillance ponctuelle ; la dégradation progressive de la qualité de service, rendue possible par le lien de proximité, voire d’intimité, entre le professionnel et l’usager. Les professionnels intervenant à domicile sont exposés au risque de maltraitance à un autre titre. Par leur présence auprès de l’usager, ils peuvent être témoins d’actes de maltraitance commis par des membres de la famille ou de l’entourage de l’usager. Il importe qu’ils puissent donc trouver auprès de leur encadrement des recours pour savoir à quel moment et de quelle manière intervenir. Nous vous proposons de préciser la définition de la maltraitance à domicile, puis la démarche d’évaluation continue de la qualité, levier pour prévenir et traiter les risques de maltraitance à domicile, et d’évoquer le management de la maltraitance au sein des structures à domicile.

    #maltraitance #management
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Répondre à un appel à projet d’une plateforme de répit

    D’ici 2030, le nombre de Français de 75 à 84 ans va augmenter de 50 % (ils seront 6,1 millions en 2030, contre 4,1 millions en 2020). De son côté, la population des plus de 85 ans augmentera de plus de 50 % entre 2030 et 2040. Ce vieillissement démographique concerne également les aidants qui, dans 57 % des cas, sont âgés de 60 à 79 ans. En France, 8 à 11 millions d’aidants accompagnent et protègent au quotidien un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou malade. La fondation Recherche Alzheimer fait le point sur les maladies neuro-évolutives et indique que 2 % de la population française est touchée par une maladie neurodégénérative (soit près de 1,3 million de personnes), et trois malades sur quatre vivent à domicile. Les aidants familiaux, devenant une composante de la prise en charge globale, se retrouvent confrontés à des situations difficiles et lourdes liées aux handicaps de leur proche, obligés de réduire leur temps de travail (voire de ne plus travailler), sans s’accorder de moments de repos et de loisirs faute de relais. Afin d’accompagner les aidants et d’améliorer leur statut, les pouvoirs publics, à travers la loi ASV n° 2015-1776 du 28 décembre 2015, reconnaissent le statut des aidants familiaux. Ces derniers, sans être professionnels, viennent en aide à la personne âgée ou en perte d’autonomie pour effectuer des actes de la vie quotidienne. Ils peuvent enfin bénéficier, à ce titre, de droits et notamment du « droit au répit ». Bien accompagner une personne âgée ou en perte d’autonomie implique donc de prendre en compte la situation de l’aidant afin que celui-ci ne se laisse pas gagner par le manque de sommeil, le sentiment de solitude ou le stress en lui proposant des solutions accessibles, diversifiées et adaptées pour disposer de relais et lui permettre de souffler, de s’occuper de soi, de faire face aux impératifs de la vie quotidienne (obligations sociales, professionnelles ou urgences) autant que de besoin. Nous vous proposons de décrire les missions des plateformes de répit, puis le public cible et les moyens humains, et d’aborder finalement l’appel à candidatures.

    #projet social de territoire #population #structure sociale et médico-sociale

Ressources associées