Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique 28 janvier 2025
Assurer un bon climat social
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), plus de 60 000 postes d’infirmiers et d’aides-soignants étaient vacants en France en 2022. Les 7 200 Ehpad qui accueillent environ 605 000 résidents en France voient par ailleurs leur capacité d’accueil limitée par manque de personnel soignant. Selon l’agence régionale de santé (ARS), il manque en effet plus de 20 000 postes d’aides-soignants et d’infirmiers dans ces structures. Cette pénurie s’explique par plusieurs facteurs : le vieillissement de la population qui accroît les besoins en soins ; les conditions de travail difficiles qui poussent de nombreux soignants vers d’autres horizons professionnels ; l’attractivité du métier qui s’érode face à des rémunérations jugées insuffisantes. Dans ce contexte de pénurie de personnel soignant, les établissements médico-sociaux pour personnes âgées font face à un défi majeur : recruter et retenir leurs équipes. Le climat social au travail s’impose comme un enjeu crucial pour y parvenir. Entre contraintes budgétaires et exigences croissantes, comment les Ehpad peuvent-ils créer un environnement propice à l’épanouissement professionnel ?
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Fiche pratique 28 janvier 2025
Recruter un apprenti dans la fonction publique hospitalière
Les métiers du secteur médico-social de la fonction publique hospitalière (FPH) sont à la fois indispensables au tissu social et porteurs de sens pour ceux qui les pratiquent. Pourtant, faute d’attractivité, les directions éprouvent des difficultés à recruter et à fidéliser de nouveaux talents pour leurs besoins actuels ainsi que pour le renouvellement futur. L’apprentissage est une opportunité pour répondre à ce défi d’attractivité. Au carrefour entre théorie et pratique, adapté à tous types de métiers et de niveaux d’études, vecteur d’égalité des chances, c’est le dispositif idoine pour recruter et fidéliser rapidement des agents motivés, rompus aux valeurs et au sens du service public, mais aussi aux enjeux pratiques de l’établissement recruteur grâce au transfert de compétences réalisé par le maître d’apprentissage. En 2021, les pouvoirs publics se sont engagés en faveur de son essor dans la FPH. À l’issue du « plan de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand âge » l’objectif était, par exemple, d’accueillir de nouveaux apprentis au sein des établissements pour porter à 10 % d’ici 2025 la part des diplômes d’aide-soignant et d’accompagnant éducatif et social délivrés chaque année dans ce cadre.
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Fiche pratique 28 janvier 2025
Le rôle de la commission de sécurité
Les autorités administratives, via des commissions, sont chargées de vérifier que les établissements recevant du public (ERP), dont font partie les institutions médico-sociales pour personnes âgées, sont en conformité avec les obligations liées à la sécurité. Afin de les aider dans leurs prises de décision, les commissions de sécurité effectuent des visites régulières de ces ERP pour vérifier que les règles de sécurité sont correctement appliquées et que les établissements respectent les obligations imposées par le Code de la construction et de l’habitation et le règlement de sécurité. Les commissions de sécurité sont composées de techniciens, d’experts et d’officiers sapeurs-pompiers titulaires du « brevet de prévention ». Elles instruisent les dossiers d’aménagement des établissements recevant du public, et se déplacent sur le terrain pour s’assurer que les mesures édictées par le Code de la construction et de l’habitation et le règlement de sécurité sont respectées. Les commissions sont chargées : d’examiner les projets de construction, d’extension, d’aménagement et de transformation des établissements ; de procéder aux visites de réception, prévues à l’article R. 123-45 du Code de la construction de l’habitation ; de procéder à des contrôles périodiques ou inopinés.
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Fiche pratique 3 décembre 2024
Respecter les obligations fiscales pour les entreprises de services à la personne
Avec plus de 1,2 million de salariés, les services à la personne représentent aujourd’hui une réponse simple aux besoins quotidiens des Français, à leur domicile. Ils facilitent la vie des familles désireuses de se libérer de certaines tâches ménagères ou de faire garder leurs enfants, et des personnes en perte d’autonomie, qui bénéficient ainsi d’une aide pour les gestes du quotidien. Le contexte démographique et sociétal est favorable et le secteur bénéficie d’un potentiel de développement et de créations d’emplois important. Les pouvoirs publics l’encouragent en offrant de nombreux avantages fiscaux. Il est cependant nécessaire de respecter certaines obligations réglementaires pour bénéficier de ces avantages. Nous vous proposons de décrire les activités des services à la personne, puis de préciser les règles relatives à l’impôt sur les sociétés, à la TVA et les charges sociales, à la contribution économique territoriale, ainsi que les obligations réglementaires des organismes de services à la personne.
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Fiche pratique 3 décembre 2024
Agir sur l’absentéisme des intervenants à domicile
L’absentéisme est une donnée importante dans le secteur médico-social, et notamment dans le secteur médico-social à domicile. Les préjudices sont nombreux et tout le monde est concerné : les bénéficiaires et leurs familles qui attendent le maintien d’une prise en charge de qualité ; les personnels qui restent présents (notamment le personnel d’intervention), qui subissent une désorganisation des collectifs de travail et des difficultés pour maintenir une cohésion d’équipe ; l’encadrement qui doit « jongler » pour assurer certains remplacements indispensables ; la structure qui y joue sa réputation et ses finances avec les coûts supplémentaires liés à la gestion et à l’accueil des remplacements, au maintien de salaires… L’absentéisme est révélateur du fonctionnement de l’organisation, des conditions de travail, de l’engagement au travail et de l’état de santé des salariés. Les conditions de travail jouent un rôle essentiel dans le processus qui conduit un salarié à s’absenter (travail sous fortes contraintes physiques, psychiques, organisation du travail inadaptée, manque de reconnaissance…). Il est donc nécessaire d’agir sur les facteurs déclencheurs de l’absence pour éviter la dégradation des conditions de travail, voire en améliorant la qualité de vie au travail (ambiances physiques, qualité des relations, conciliation des temps de vie…). Nous vous proposons de définir tout d’abord l’absentéisme, puis d’étudier la préparation du dispositif de veille et de suivi de l’absentéisme, la collecte des données, le suivi et l’analyse de l’absentéisme, ainsi que l’élaboration du plan d’actions.
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Fiche pratique 3 décembre 2024
La prévention des risques financiers dans les services médico-sociaux à but non lucratif
Les évolutions de l’environnement des activités sociales et médico-sociales ont été particulièrement marquées ces dernières décennies. Elles ont conduit à l’émergence de nouveaux outils de gestion, de contrôle et de suivi des risques financiers, encouragés par les autorités de tutelle, compte tenu de la raréfaction des fonds publics. Avec la raréfaction des fonds publics découlant du ralentissement de la croissance économique, les taux de revalorisation annuels des CPOM sont maintenant proches de zéro, ce qui est très préjudiciable pour les services médico-sociaux à but non lucratif. Ainsi, à périmètre constant d’activité (hors extension d’autorisation), les établissements et services sont contraints de réduire leurs coûts et de trouver des mesures économiques sous peine de subir l’accumulation de déficits non repris ou la croissance des besoins d’investissements. De même, la prévention des risques financiers est devenue indispensable, tant sur le plan de la performance des établissements et services, avec l’émergence des tableaux de bord de la performance (TBP) mis en place par l’Anap, qu’avec le contrôle de gestion et le suivi des risques financiers avec des indicateurs d’alerte. Nous vous proposons de décrire l’évolution du contexte financier des établissements et services médico-sociaux à but non lucratif, puis de préciser les outils de la prévention des risques financiers.
