Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique
Les équipes mobiles médico-sociales intervenant auprès des personnes confrontées à des difficultés spécifiques
Aller au-devant des populations qui restent à l’écart des politiques sociales et de santé publique est une posture souvent présentée comme une intervention sociale émergente. D’une telle posture, certains espèrent qu’elle contribue à améliorer l’accessibilité des services qui visent à venir en aide à ces populations, à réduire le non-recours aux politiques socio-sanitaires et, ce faisant, qu’elle favorise l’inclusion sociale des populations en situation de grande marginalité sociale. L’« aller-vers » n’est pourtant pas une nouveauté. En tant que démarche d’approche et d’immersion, il a irrigué divers pans de l’intervention sociale tout au long du XXe siècle, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. L’« aller-vers » a ceci de particulier qu’il ne s’exerce pas de part et d’autre d’un guichet. L’intervenant de terrain va activement à la rencontre des personnes restées à l’écart en se déplaçant physiquement vers leurs lieux de vie pour établir un lien avec ces personnes. La démarche d’aller-vers connaît actuellement une véritable professionnalisation, notamment par l’intermédiaire de la loi de janvier 2016 de modernisation du système de santé ou, plus récemment, par la mesure 27 du Ségur de la santé. Cette dernière a mis en place certains outils tels que les lits halte soins santé « mobiles » (LHSS mobiles) ou les équipes mobiles médico-sociales intervenant auprès de personnes confrontées à des difficultés spécifiques créées par le décret du 9 septembre 2021. Ces équipes sont chargées d’assurer leur prise en charge globale et leur orientation en allant à leur rencontre, quel que soit leur lieu de vie. Le texte précise notamment les missions de ces équipes, leurs modalités d’intervention et de fonctionnement. Nous vous proposons de présenter le cadre juridique de ces dispositifs, puis leurs activités et missions principales, leurs modalités d’organisation, et les modalités d’intervention.
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Fiche pratique
Favoriser la construction et la vie d’un collectif de travail pour limiter l’isolement professionnel
Le travail du personnel d’intervention du secteur médico-social assurant des prises en charge au domicile des bénéficiaires est un travail passionnant et prend tout son sens avec la relation avec la personne aidée. Cependant, les services d’aide à domicile sont confrontés à des situations émotionnellement difficiles (précarité sociale, violence, troubles cognitifs, fin de vie…), ce qui entraîne une charge mentale lourde d’autant plus difficile à supporter que le travail se fait de façon solitaire. Il est donc important, pour prévenir l’isolement au travail, de favoriser une culture d’inclusion et de collaboration, d’encourager la communication et le partage d’expériences, d’organiser des activités sociales et de renforcer les relations entre les employés de la structure. La création d’un environnement de travail ouvert et bienveillant où chacun se sent valorisé et soutenu peut également contribuer à prévenir l’isolement au travail. La construction d’un collectif de travail permettra de combattre cet isolement et d’autres risques bien connus du secteur à domicile tels que la maltraitance. Nous vous proposons de présenter l’isolement au travail et sa traduction dans le secteur du maintien à domicile, puis d’étudier la construction des temps collectifs au sein des équipes de personnel d’intervention.
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Fiche pratique
Prévention des risques et engagement du gestionnaire auprès du personnel soignant
Les soins à domicile représentent aujourd’hui environ 30 000 intervenants en services de soins infirmiers à domicile. Ce secteur, qui recouvre les métiers d’aide-soignant, d’infirmier, et d’infirmier coordinateur, connaît une progression constante de la sinistralité, plus ou moins marquée selon le lieu de travail. En 2017, sur l’ensemble des accidents du travail, plus de 16 % se sont produits dans le secteur de l’aide et de soins à la personne, alors même que ce dernier ne représente que 11 % des effectifs. Cette hausse de la fréquence des accidents du travail concerne particulièrement les activités menées auprès des personnes âgées à domicile. Leur nombre y est presque trois fois plus élevé que dans tous les autres secteurs d’activité. Les métiers des soins à domicile induisent des contraintes physiques et psychologiques importantes. En outre, ils peuvent exposer à des risques infectieux et chimiques. La prévention de ces risques passe par une formation continue, une écoute et des échanges facilités, et l’adaptation de l’organisation du travail. La sécurité des soignants est une condition indispensable à une bonne qualité de prise en charge. Nous vous proposons d’évoquer la démarche de l’évaluation des risques professionnels et la démarche de prévention, puis les différents risques professionnels rencontrés par le personnel soignant dans le secteur du soin à domicile et les mesures de prévention.
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Fiche pratique
Manager les risques de maltraitance dans les services à domicile
Les structures médico-sociales ayant pour mission d’assurer l’aide, l’accompagnement ou le soin au domicile d’un bénéficiaire sont particulièrement exposées au risque de maltraitance. En effet, la configuration spécifique du travail au domicile d’un bénéficiaire, réunissant dans un huis clos un usager vulnérable et un professionnel isolé, est génératrice de risques. Le fait de se trouver hors de portée de regards extérieurs est un puissant élément pour deux sortes de risque : la défaillance ponctuelle ; la dégradation progressive de la qualité de service, rendue possible par le lien de proximité, voire d’intimité, entre le professionnel et l’usager. Les professionnels intervenant à domicile sont exposés au risque de maltraitance à un autre titre. Par leur présence auprès de l’usager, ils peuvent être témoins d’actes de maltraitance commis par des membres de la famille ou de l’entourage de l’usager. Il importe qu’ils puissent donc trouver auprès de leur encadrement des recours pour savoir à quel moment et de quelle manière intervenir. Nous vous proposons de préciser la définition de la maltraitance à domicile, puis la démarche d’évaluation continue de la qualité, levier pour prévenir et traiter les risques de maltraitance à domicile, et d’évoquer le management de la maltraitance au sein des structures à domicile.
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Fiche pratique
Mettre en place un tiers-lieu en Ehpad ou en résidence autonomie
Dans le cadre de la transformation de leur offre, de plus en plus d’établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) s’engagent dans une démarche d’ouverture sur l’extérieur. Il s’agit là de concrétiser la « logique de parcours » qui a remplacé la logique d’établissement depuis la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. Cela se traduit, par exemple, par la mise en place, sur les territoires, de centres de ressources territoriaux dotés de missions précises au service des usagers et des professionnels d’un territoire. De même, émergent des outils de coordination au service de cette logique de parcours, tels que les GCSMS, les GHT ou les dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes (DAC)… Cela se traduit également par un nombre croissant de projets de tiers-lieux qui constituent une solution pour promouvoir le vivre ensemble et la citoyenneté des résidents. Initiée fin 2021 avec le lancement d’un appel à projets « un tiers lieu dans mon Ehpad », la stratégie de développement de tiers-lieux dans les Ehpad et résidences autonomie prend peu à peu racine. L’objectif était d’aller plus loin dans l’ouverture des établissements sur les quartiers « pour en faire des lieux de rencontre » et renforcer les liens entre professionnels, résidents, habitants des quartiers, en imaginant des espaces pour faire ensemble.
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Fiche pratique
Le règlement de fonctionnement
Le règlement de fonctionnement est un document obligatoire propre aux structures sociales et médico-sociales. Issu de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, il décline, au sein de l’établissement, les droits des usagers et les modalités de fonctionnement de l’établissement. Il fait partie des outils créés à l’issue de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002, qui garantit l’exercice des droits des usagers, notamment en Ehpad. Le règlement de fonctionnement est encadré par les dispositions du Code de l’action sociale et des familles (CASF).