Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Améliorer les conditions de travail des services à la personne et engager une démarche QVCT

    Face aux difficultés (sinistralité importante, fort taux d’absentéisme, problème d’attractivité, vieillissement des salariés) que connaît le secteur de l’aide à domicile, les structures sont appelées à mettre en place des actions pour être plus attractives, recruter de nouveaux personnels, préserver les objectifs économiques, garantir et améliorer la qualité de service. Ces défis font écho aux nouveaux enjeux des métiers du grand âge et à ceux liés à l’amélioration des conditions de travail du personnel pour fidéliser les salariés. L’amélioration des conditions de travail passe, depuis plusieurs années déjà, par la mise en place d’actions de qualité de vie au travail (QVT), puis, plus récemment, de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Nous vous proposons de décrire les liens entre l’amélioration des conditions de travail et la qualité de vie et des conditions de travail, et d’expliquer comment mener une démarche QVCT sur l’amélioration des conditions de travail.

    #structure sociale et médico-sociale #management
  • Fiche pratique

    Attirer et recruter les talents au sein d’une structure médico-sociale pour personnes âgées

    Face à l’enjeu du vieillissement de la population et à la transformation de l’offre médico-sociale dans le domaine de l’accompagnement des personnes âgées, les établissements sociaux et médico-sociaux pour personnes âgées subissent une pénurie de personnel. Nombreux sont les Ehpad qui fonctionnent de manière quasi permanente en « mode dégradé », et cette crise du recrutement se rencontre quel que soit le statut juridique des structures (non lucratif, lucratif ou public). En 2019, plusieurs rapports commandés par l’État (notamment le rapport « El Khomri » de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand âge) ont insisté, entre autres, sur l’importance de changer l’image des métiers de l’accompagnement (objectif 11). La crise sanitaire a néanmoins rebattu les cartes et bouleversé notre système de santé, lequel semble aujourd’hui à bout de souffle. C’est vrai à l’hôpital – les médias s’en font l’écho –, mais aussi dans le secteur médico-social pour personnes âgées dont le manque d’attractivité et le taux d’absentéisme mettent à mal les finances de ces structures. Les coûts cachés liés à l’absentéisme et à la rotation des équipes sont en effet importants pour un Ehpad : ils représentent en moyenne 7 550 € par personne et par an pour l’absentéisme ; pour les rotations, ce sont 2 525 € perdus en moyenne par personne par an. À cela s’ajoute la dégradation de l’attractivité de l’établissement et de la fidélisation du personnel alors que les services ont besoin de forces vives, de compétences et de nouveaux talents.

    #ehpad #recrutement
  • Fiche pratique

    Le tarif différencié par convention d’aide sociale pour les Ehpad habilités à l’aide sociale

    En 2019, 96 % des 3 266 Ehpad publics en France étaient habilités à l’aide sociale à l’hébergement (ASH) pour plus de 50 % de leur capacité, affirme la Drees, alors que moins d’un résident sur quatre y est éligible… Le conseil départemental, en habilitant les établissements à l’aide sociale, permet aux résidents éligibles de bénéficier de l’ASH. Le conseil départemental fixe ainsi les tarifs afférents à l’hébergement pour toutes les places de l’établissement, que le résident soit ou non éligible à l’ASH. Or, il est possible pour les établissements habilités à l’aide sociale de fixer librement le tarif hébergement applicable aux nouveaux résidents, lorsqu’ils ne sont pas bénéficiaires de l’aide sociale. Le tarif applicable aux bénéficiaires de l’aide sociale restera de son côté fixé par le conseil départemental. Les structures concernées par ce dispositif sont les Ehpad habilités à l’aide sociale pour 50 % ou plus de leurs capacités, si et seulement si ces derniers ont accueilli moins de 50 % de bénéficiaires de l’aide sociale sur les trois exercices précédents. Lorsque l’Ehpad remplit ces conditions, il peut conclure avec le conseil départemental une convention d’aide sociale déterminant les modalités d’accueil des bénéficiaires de l’aide sociale et encadrer le tarif appliqué aux résidents non bénéficiaires. Ce choix permet aux établissements de dégager de nouvelles sources de financement, notamment en matière d’investissement immobilier, d’améliorer la trésorerie, ou encore d’aménagement de l’Ehpad.

    #aides sociales #ehpad
  • Fiche pratique

    Créer un centre de répit adossé à un Ehpad

    Les proches aidants d’une personne en perte d’autonomie dépensent une énergie considérable pour aider leur proche. Fatigue physique, mais aussi fatigue nerveuse se font parfois sentir, et peuvent conduire à l’épuisement de l’aidant. L’accompagnement d’un proche en perte d’autonomie concerne plus de 11 millions de personnes en France. Cette mission, épuisante mais essentielle à la cohésion sociale, se révèle aussi chronophage et laisse peu d’opportunités aux aidants pour s’occuper d’eux-mêmes et de leur vie. Parmi les aidants familiaux, ils sont quelque 20 % à consacrer plus de cinquante heures par semaine à l’un de leurs proches. Afin d’accompagner les aidants et d’améliorer leur statut, les pouvoirs publics ont légiféré avec notamment la mise en œuvre de la loi ASV n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 qui reconnaît le statut des aidants familiaux, ces personnes qui viennent en aide régulièrement sans être des professionnels des soins à la personne, pour effectuer des actes de la vie quotidienne d’une personne âgée en perte d’autonomie. Ils peuvent enfin bénéficier, à ce titre, de droits et notamment du « droit au répit ». Que ce soit pour quelques heures, quelques jours ou pour une période plus longue, il est essentiel que les aidants puissent lâcher prise et ainsi éviter l’épuisement. Des solutions de répit se sont ainsi multipliées ces dernières années sous diverses formes : relayage, accueil temporaire en Ehpad, accueil familial… Cependant, les pouvoirs publics encouragent l’émergence de plateformes d’accompagnement et de répit qui s’inscrivent dans la stratégie « Agir pour les aidants » et qui sont adossées à des structures telles que les Ehpad ou encore les accueils de jour.

    #accompagnement des publics #ehpad
  • Fiche pratique

    La coopération entre les structures sociales et médico-sociales

    L’une des caractéristiques marquantes des établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile (mais aussi des structures d’hébergement médico-sociales comme sanitaires) est, depuis plusieurs années, de développer des coopérations de plus en plus étroites entre structures sur un même territoire. Il est vrai que les équipes des services d’aide aux personnes à domicile devaient faire face à des sorties souvent mal préparées pouvant mettre en péril le retour au domicile, ou bien à des placements en institution peu anticipés. Le mouvement ne fait d’ailleurs que s’amplifier, s’approfondir, s’institutionnaliser : les textes législatifs se multiplient et le rapprochement entre tous les établissements et services exerçant sur un même territoire – imposé par la nécessité de mettre le bénéficiaire au cœur du dispositif – n’est plus une option. Dans le même temps, on assiste à la mise en place de règles communes à toutes ces structures. C’est vrai pour la mise en place de démarche d’évaluation continue de la qualité, pour la mise en place des CPOM, et pour l’inscription des structures dans une logique de performance. Plusieurs outils ont été mis en place pour permettre aux établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile de se rapprocher, puis de coopérer, voire de fonctionner, dans le cadre d’un système intégré. Nous proposons de décliner les principaux éléments en évoquant l’émergence de la logique de parcours, puis les dispositifs d’aide à la coopération entre structures et les dispositifs de coopération et d’intégration.

    #partenariat local #organisation des services
  • Fiche pratique

    Engager une démarche QVT dans une structure médico-sociale à domicile

    Les établissements et services sociaux et médico-sociaux à domicile font face, plus que les autres, à une forte sinistralité en termes de santé au travail due à un déficit d’attractivité et de fidélisation de ses salariés. Les métiers de « l’aide à domicile » constituent un cadre d’emplois particulièrement exposé aux risques d’accidents du travail et de maladie professionnelle avec des taux de sinistralité supérieurs à ceux du BTP. Le secteur s’est ainsi engagé dans des actions d’amélioration des conditions de travail afin de répondre aux enjeux sociétaux (vieillissement de la population, politique de maintien à domicile…), dans un contexte de très forte évolution de la demande et du caractère engageant de ce type de service (prendre soin de personnes en situation de grande dépendance). Par ailleurs, dans le cadre de la modernisation du secteur, la démarche d’amélioration continue de la qualité nécessite, tout en ayant le souci de s’inscrire dans la qualité de vie au travail, d’inscrire la structure dans un contexte de performance. De ce besoin a émergé la qualité de vie au travail (QVT) puis la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Chaque entreprise doit s’approprier la démarche et construire sa propre définition tout en gardant en tête les principes fondateurs : les liens indissociables entre la QVT et la performance des organisations ; le savant équilibre entre la dimension à la fois objective des conditions de travail et subjective de la QVT (le sentiment de bien-être perçu collectivement et individuellement) ; les 3 piliers qui fondent la perception de la QVT : les conditions d’emploi et de travail, la capacité à s’exprimer et agir, le contenu du travail. Nous proposons d’aborder à travers cette fiche les principes de la démarche QVCT, puis la mise en place la démarche QVT dans une structure médico-sociale de soins ou d’aide et d’accompagnement à domicile.

    #structure sociale et médico-sociale #service d'aide à domicile

Ressources associées