Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Les services d’autonomie à domicile effectuant des prestations de soins à domicile

    2 réformes de grande ampleur sont venues transformer le secteur médico-social assurant des prestations de soins à domicile. Tout d’abord, l’article 44 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022 a créé les services autonomie à domicile (SAD) en lieu et place de ces anciens « Ssiad » (mais aussi des anciens services d’aide et d’autonomie à domicile) qui se doivent de proposer des activités de soins (financées par l’assurance maladie) et d’aide et d’accompagnement (financées par le conseil départemental). L’objectif est de simplifier des démarches au quotidien pour les bénéficiaires et leurs familles, avec un interlocuteur unique chargé d’organiser la réponse aux besoins d’aide et de soins des personnes. Les services autonomie deviennent la porte d’entrée unique pour l’usager. Celui-ci pourra disposer d’une réponse plus complète à ses besoins, avec la reconnaissance des missions des services en termes de prévention, de repérage des fragilités, de soutien aux aidants, mais aussi de repérage et de lutte contre la maltraitance. Ensuite, jusqu’en 2023, les frais afférents aux soins à domicile dispensés par les Ssiad étaient pris en charge par l’assurance maladie dans le cadre d’une dotation globale de soins par place, non modulée en fonction des caractéristiques du patient. Ce mode de financement forfaitaire qui n’incitait pas à prendre en charge des personnes âgées isolées ou atteintes de pathologies lourdes est remplacé depuis le 1er janvier 2023 par un financement limitant les disparités de coûts avec une nouvelle équation tarifaire. Ces 2 réformes engagent un véritable bouleversement de l’organisation de ce secteur d’activité. Nous aborderons le cahier des charges des services autonomie à domicile exerçant des prestations de soins, puis la tarification de ces mêmes services.

    #professionnel de santé #soins à domicile
  • Fiche pratique

    La coopération entre les structures sociales et médico-sociales

    L’une des caractéristiques marquantes des établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile (mais aussi des structures d’hébergement médico-sociales comme sanitaires) est, depuis plusieurs années, de développer des coopérations de plus en plus étroites entre structures sur un même territoire. Il est vrai que les équipes des services d’aide aux personnes à domicile devaient faire face à des sorties souvent mal préparées pouvant mettre en péril le retour au domicile, ou bien à des placements en institution peu anticipés. Le mouvement ne fait d’ailleurs que s’amplifier, s’approfondir, s’institutionnaliser : les textes législatifs se multiplient et le rapprochement entre tous les établissements et services exerçant sur un même territoire – imposé par la nécessité de mettre le bénéficiaire au cœur du dispositif – n’est plus une option. Dans le même temps, on assiste à la mise en place de règles communes à toutes ces structures. C’est vrai pour la mise en place de démarche d’évaluation continue de la qualité, pour la mise en place des CPOM, et pour l’inscription des structures dans une logique de performance. Plusieurs outils ont été mis en place pour permettre aux établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile de se rapprocher, puis de coopérer, voire de fonctionner, dans le cadre d’un système intégré. Nous proposons de décliner les principaux éléments en évoquant l’émergence de la logique de parcours, puis les dispositifs d’aide à la coopération entre structures et les dispositifs de coopération et d’intégration.

    #partenariat local #organisation des services
  • Fiche pratique

    Engager une démarche QVT dans une structure médico-sociale à domicile

    Les établissements et services sociaux et médico-sociaux à domicile font face, plus que les autres, à une forte sinistralité en termes de santé au travail due à un déficit d’attractivité et de fidélisation de ses salariés. Les métiers de « l’aide à domicile » constituent un cadre d’emplois particulièrement exposé aux risques d’accidents du travail et de maladie professionnelle avec des taux de sinistralité supérieurs à ceux du BTP. Le secteur s’est ainsi engagé dans des actions d’amélioration des conditions de travail afin de répondre aux enjeux sociétaux (vieillissement de la population, politique de maintien à domicile…), dans un contexte de très forte évolution de la demande et du caractère engageant de ce type de service (prendre soin de personnes en situation de grande dépendance). Par ailleurs, dans le cadre de la modernisation du secteur, la démarche d’amélioration continue de la qualité nécessite, tout en ayant le souci de s’inscrire dans la qualité de vie au travail, d’inscrire la structure dans un contexte de performance. De ce besoin a émergé la qualité de vie au travail (QVT) puis la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Chaque entreprise doit s’approprier la démarche et construire sa propre définition tout en gardant en tête les principes fondateurs : les liens indissociables entre la QVT et la performance des organisations ; le savant équilibre entre la dimension à la fois objective des conditions de travail et subjective de la QVT (le sentiment de bien-être perçu collectivement et individuellement) ; les 3 piliers qui fondent la perception de la QVT : les conditions d’emploi et de travail, la capacité à s’exprimer et agir, le contenu du travail. Nous proposons d’aborder à travers cette fiche les principes de la démarche QVCT, puis la mise en place la démarche QVT dans une structure médico-sociale de soins ou d’aide et d’accompagnement à domicile.

    #structure sociale et médico-sociale #service d'aide à domicile
  • Fiche pratique

    Élaborer son projet d’habitat inclusif

    En 2021, en France, le nombre de personnes de 60 ans et plus s’élevait à 15 millions, soit 27 % de la population française. Les pouvoirs publics estiment que le nombre de seniors atteindra 20 millions en 2030 et 24 millions en 2060. Cependant, si les structures médicalisées comme les Ehpad sont réservées aux personnes les plus dépendantes, la majorité des personnes âgées vieillissent dans de bonnes conditions d’autonomie et l’âge moyen de la perte d’autonomie est aujourd’hui de 83 ans. En 2019, le nombre de personnes en situation de handicap, était de 12 millions avec près de 11 millions d’aidants familiaux. Les établissements médico-sociaux ne répondent pas aux besoins et aux aspirations de tous les seniors ou des personnes en situation de handicap, qui ne souhaitent ou ne peuvent pas vivre seuls chez eux. Il manque donc des propositions dans les offres d’habitats spécifiques pour permettre un vrai choix aux personnes concernées. Pour répondre à ce besoin, les pouvoirs publics ont défini, via la loi Élan n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, un cadre pour faciliter l’émergence et le financement de nouvelles formes d’habitats, qui privilégient une approche davantage domiciliaire, et pour lesquels ils ont retenu la dénomination d’habitats inclusifs. Il s’agit de projets rassemblant des habitants autour de l’idée de vie commune pour faire face à leur fragilité. Ces projets sont accompagnés et animés par des animateurs-coordinateurs. Nous vous proposons de rappeler le concept d’habitat inclusif puis les partenariats à solliciter pour l’émergence de ce projet, puis ses financements et, enfin, les aides et accompagnements individuels mobilisables par les habitants.

    #structure sociale et médico-sociale #service d'aide à domicile
  • Fiche pratique

    Acheter son énergie en Ehpad en période de crise

    Le contexte inflationniste que nous connaissons entraîne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des difficultés financières de plus en plus grandes. Les « états réalisés des recettes et des dépenses », ou ERRD (anciens comptes administratifs), montrent notamment une hausse constante des « dépenses afférentes à l’exploitation courante » en raison de l’envolée des coûts des fluides et de l’énergie, comme le remarque le Comité pour le développement durable en santé (C2DS). Le poids croissant du prix de l’énergie en Ehpad génère ainsi une tension importante pour ces établissements… La crise énergétique doit donc inciter nos établissements à mettre en place une véritable stratégie en la matière. Cette stratégie passera par la mise en place des différents outils pour économiser l’énergie en Ehpad (modification des usages et meilleure exploitation des locaux pour une plus grande sobriété, rénovation ou modernisation des bâtiments et des équipements, autoproduction…). Cette mise en place est d’ailleurs une demande des pouvoirs publics dans le cadre de la loi n° 2019-1021 du 23 novembre 2018 (dite « loi Élan ») et du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 (dit « décret tertiaire ») qui impose aux bâtiments du secteur tertiaire de réaliser des économies d’énergie significatives. Pour autant, alors que les « boucliers tarifaires » et les « chèques énergie » restent des réponses conjoncturelles et limitées, pour les établissements, l’optimisation de l’achat d’énergie semble être un moyen pour prendre en charge et maîtriser ce secteur caractérisé par une plus grande volatilité, avec laquelle il va falloir composer pendant plusieurs années…

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    Opter ou non pour le tarif global soins

    Sur le plan financier, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont confrontés à un effet ciseaux : des besoins sans cesse plus importants en raison, d’une part, de résidents de plus en plus dépendants (on entre en Ehpad de plus en plus tard, quand les effets du vieillissement ne permettent plus de rester à domicile) et, d’autre part, de nouvelles missions nécessitant pour beaucoup un rayonnement sur le territoire et une place centrale (centre de ressources territorial…) en raison de la logique de parcours des personnes âgées ; des ressources structurelles n’augmentant que faiblement, liées en grande partie aux décisions des pouvoirs publics (assurance maladie et conseil départemental). Dans ce cadre, le directeur d’établissement dispose cependant d’un droit d’option : choisir, pour la section tarifaire « soins » (CASF, art. R. 314-159) entre 2 séries de tarifs, le tarif partiel et le tarif global (chacun de ces tarifs pouvant se décliner avec ou sans pharmacie à usage intérieur). Le tarif global offre-t-il pour l’établissement un « intérêt économique » (selon le rapport d’octobre 2011 de l’Inspection générale des affaires sociales [Igas] sur le financement des soins dispensés dans les Ehpad) ?

    #ressources financières #soins

Ressources associées