Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    La médiation dans les établissements médico-sociaux publics pour personnes âgées

    Les secteurs de la santé, du social et du médico-social, comme toute organisation, mais peut être plus que d’autres, sont confrontés à la complexité des relations entre les différentes parties prenantes : résidents, familles, soignants, professionnels médicaux ou non médicaux. Ces établissements, ainsi que les professionnels qui y exercent, ont, par nature, et compte tenu de leurs missions, régulièrement à traiter des situations de tension ou de crise dans la relation avec les personnes prises en charge. Ce peut être, par exemple, une tension avec la famille d’un résident qui conteste la manière dont est pris en charge son parent. Cependant, le différend qui peut surgir ne se réduit pas toujours à la seule relation personnelle et directe entre le résident et le professionnel. Elle peut mobiliser d’autres professions ou compétences qui interviennent auprès du résident en totale interdépendance. Le contexte dans lequel interviennent les professionnels de santé en établissements, confrontés en permanence à la souffrance et à la mort, ainsi que cette interdépendance qui ne peut accepter la moindre défaillance pour garantir la sécurité de la prise en charge, sont des terrains privilégiés pour que des tensions entre professionnels se manifestent dans l’exercice professionnel. L’apaisement de ces relations est une des conditions de la qualité du service rendu. Ces situations de tension trouvent souvent des modalités de régulation dans le fonctionnement interne de l’établissement, mais il existe des situations complexes qu’on ne sait pas comment appréhender ou des tensions qui restent non traitées, ou mal traitées, parce que le dialogue n’a pas pu être rétabli entre les parties prenantes. Faire intervenir un tiers, médiateur, indépendant, neutre, impartial, formé pour aider à cette reprise de dialogue, à cette reprise de confiance, peut s’avérer utile sans pour autant déposséder les responsables d’établissement de leurs responsabilités.

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    La prévention des dérives sectaires en Ehpad

    Complexe à appréhender, puisque relevant souvent de la sphère privée, la violence faite aux personnes âgées a des conséquences dramatiques sur leur état de santé physique, psychologique et psychique ainsi que sur leurs parcours de vie et leurs relations sociales. Qu’elles se trouvent donc dans des situations de fragilités économiques, sociales, familiales ou physiologiques, ou que celles-ci se cumulent, la détresse des personnes très âgées constitue un terrain d’appel aux comportements de prédation sectaires visant à capter des revenus ou à assujettir à un mode de vie ou une pratique thérapeutique fortement déviants. Ces dérives, quand elles existent, ont des capacités de nuisances démesurées (escroqueries, ruptures familiales et sociales, décès). « Les personnes âgées, fragilisées par l’âge, l’isolement, le deuil, la maladie, la perte de repères, l’altération des capacités physiques et intellectuelles, sont des victimes idéales des mouvements sectaires », déclarait déjà en 2012 la mission Miviludes. Depuis le début des années 2000, l’État s’engage donc activement dans la protection des personnes vulnérables, dans le contexte social ou sur les questions de droit. Le ministère de la Santé et des Affaires sociales conduit une politique organisée autour de 3 axes principaux : faciliter le signalement des faits de maltraitance ; renforcer les contrôles opérés au sein des établissements ; prévenir et repérer les risques de maltraitance en accompagnant les établissements et les professionnels dans la mise en œuvre d’une politique active de bientraitance. Cependant, les établissements se doivent de prendre l’initiative de diffuser une culture de la prévention et de la vigilance envers les risques sectaires en établissement, voire de disposer d’éléments de réponses et de conduites à tenir en cas de dérives avérées.

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    Les contrôles et pouvoirs de sanction de la DGCCRF

    Les personnes âgées comme leurs familles se défient de plus en plus des Ehpad et le « scandale Orpéa » qui a défrayé la chronique ces derniers mois n’est pas pour rien dans la volonté toujours plus forte des personnes âgées de vieillir à domicile. Pour « recréer la confiance », les Ehpad ont besoin de « transparence totale ». Ainsi, les 7 500 Ehpad de France seront tous contrôlés tous les 2 ans (et non plus tous les 20 ans comme c’est le cas aujourd’hui), et contraints à davantage de transparence quant à leurs prestations et leur utilisation des fonds publics. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), qui se charge, sous la responsabilité du ministère de l’Économie et des Finances, du contrôle du respect des règles de concurrence et de protection des consommateurs, interviendra donc régulièrement au sein des Ehpad afin d’identifier – et de verbaliser – les non-conformités de son champ de compétence.

  • Fiche pratique

    Les référentiels budgétaires et comptables (Ehpad publics)

    Jusqu’en 2001, les finances publiques s’organisaient autour d’une logique de moyens. Les différents acteurs du secteur (autorités de tarification, gestionnaires d’établissements…) communiquaient en mettant en avant les besoins de la structure auxquels les pouvoirs publics pouvaient répondre favorablement ou défavorablement. Il s’agissait de prévoir les dépenses et les recettes d’un établissement sous forme de propositions budgétaires, arrêtées par l’organe délibérant. Puis la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) du 1er août 2001 fut présentée – et appliquée dès 2006 – afin de mettre en place une logique de ressource en lieu et place de la logique de moyen qui s’exerçait jusqu’alors. Il fallut attendre quelques années encore pour que parraisse un décret d’application, le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (dit « décret GBCP ») instaurant une comptabilité budgétaire sur laquelle repose la nomenclature M22 utilisée par les Ehpad pour mettre en place les nouveaux outils comptables et budgétaires, notamment l’EPRD. Le référentiel budgétaire et comptable pour les Ehpad publics est construit principalement autour de 3 sources : le plan comptable général (PCG) ; le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ; l’instruction budgétaire et comptable M22.

    #document budgétaire #analyse financière
  • Fiche pratique

    Les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad)

    À ses débuts, la politique du handicap, et notamment celle pour enfants et adolescents, était guidée par la volonté de protéger, éloignant ainsi les personnes en situation de handicap de la société en les plaçant au sein d’institutions. Ainsi, au fil des décennies, de nombreux dispositifs ont vu le jour, notamment des instituts médico-éducatifs, des établissements et services d’aide par le travail ainsi que divers dispositifs médicalisés spécialisés en fonction des handicaps. L’ensemble de ces structures couvrent aujourd’hui l’ensemble des étapes de la vie (apprentissage, travail, logement, retraite, etc.). Depuis quelques années, le modèle français tend à se rapprocher des modèles anglo-saxons et nordiques en proposant une inclusion la plus complète possible dans le milieu dit « ordinaire », accompagnée de prestations individualisées au regard des besoins de chacun, entraînant ce que l’on appelle une « désinstitutionnalisation » du secteur et une prise en charge à domicile des enfants et adolescents handicapés. Ainsi, ces dernières années ont vu le développement de ces services d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad). En 2010, ils étaient 1 451 pour 37 626 places installées alors qu’en 2018 leur nombre est passé à 1 740 avec un nombre de places installées de 53 849. Par ailleurs, en 2018, le coût net annuel moyen d’une place dans un établissement accueillant des enfants handicapés a dépassé pour certains établissements accueillant des enfants et des adolescents polyhandicapés (EEAP) les 78 000  € (44 000 € par an pour les IME internat) alors que les Sessad ont coût annuel avoisinant les 18 000 € (source CNSA : « Analyse des comptes administratifs de 2017 et 2018 », publié en novembre 2020).

    #élève handicapé #projet éducatif
  • Fiche pratique

    Les services d’aide et accompagnement à domicile au sein des services autonomie à domicile

    Les services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) emploient des aides à domicile et auxiliaires de vie qui interviennent chez les personnes âgées ayant besoin d’assistance ainsi que chez les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies chroniques. En tant que services du champ médico-social, ils relèvent du Code de l’action sociale et des familles et sont, de ce fait, soumis à des contraintes réglementaires exigeantes. Les professionnels de ces services peuvent apporter une aide pour : l’entretien du logement, les courses, le ménage, le repassage, etc. ; la réalisation des actes de la vie quotidienne hors actes médicaux : aide aux lever et coucher, toilette, repas, soins d’hygiène, assistance administrative, etc. ; la prévention de la perte d’autonomie par le biais d’activités intellectuelles, sensorielles et motrices ; la contribution au maintien de la vie sociale en accompagnant les personnes dans leurs déplacements. Ce secteur d’activité a été bouleversé ces dernières années avec la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’accompagnement de la société au vieillissement qui priorise, dans les politiques publiques, le maintien à domicile, et avec la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale de 2022 qui a mis en place les services autonomie à domicile, portail unique d’accès aux services, les services d’aide et accompagnement à domicile en étant une composante.

    #service d'aide à domicile

Ressources associées