Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Mettre en place un espace de vie sociale sur son territoire

    Depuis le début du siècle, le secteur du maintien à domicile s’est professionnalisé, n’attirant plus du même coup les bénévoles à cause des règles strictes à mettre en place. Par ailleurs, dans le cadre de leurs missions, les structures sociales et médico-sociales à domicile sont fréquemment confrontées à la nécessité de répondre de manière plus collective à la nécessité de lutter contre l’isolement (notamment des personnes âgées) et au besoin de développer les liens sociaux sur le territoire sur lequel elles exercent ou à encourager le « vivre ensemble ». Dans ce contexte, la mise en place sur son territoire d’un espace de vie sociale peut être une opportunité, pour les établissements et services médico-sociaux de maintien à domicile, de redonner du sens au travail des bénévoles qui se chargeront de mettre en œuvre le projet social de la structure, mais aussi de répondre aux problématiques collectives du maintien à domicile telles que la lutte contre l’isolement, le bien vieillir, les rencontres et la convivialité autour de diverses activités de loisirs. Pour les associations, c’est aussi un moyen d’assurer un financement pluriannuel sur un projet global. Aujourd’hui, dans les territoires ruraux, l’animation d’un espace de vie sociale est un véritable levier pour tisser du lien social, favoriser les rencontres et les échanges, pour lutter contre les isolements et ainsi favoriser la cohésion sociale et le vivre ensemble. Le projet « espace de vie sociale » qui doit, pour exister, disposer de l’agrément de la Caf, peut prendre différentes formes et accueillir différentes actions. C’est tout l’avantage de ce type de structures qui peuvent accueillir des ateliers, accompagner des publics, mener des projets, fédérer… et si l’action ne fonctionne pas, elles peuvent proposer autre chose, réorienter leurs actions, notamment à travers une évaluation.

    #projet social de territoire #service d'aide à domicile
  • Fiche pratique

    Recruter des contrats aidés en Ehpad public

    Les pouvoirs publics ont toujours tenté de réduire le coût du travail. Depuis les travaux d’utilité collective (TUC) de 1984, en passant par les contrats emploi-solidarité (CES) de 1990, puis les emplois jeunes de 1997 et les contrats uniques d’insertion (CUI) de 2010, les dispositifs se sont succédé pour favoriser l’insertion dans l’emploi de personnes éprouvant des difficultés à être embauchées sous un statut de droit commun. Les Ehpad publics ont largement contribué au recrutement de ces emplois aidés. Cela permettait aux jeunes recrues de découvrir cet environnement professionnel et à l’employeur d’apprécier en amont les qualités de l’agent avant de lui faire occuper un poste permanent. En 2017, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail indique que, « à court terme, les contrats aidés, particulièrement ceux du secteur non marchand, permettent de soutenir efficacement l’emploi ». Toutefois, la Cour des comptes relève que, « dans certains cas, ces embauches permettent de pourvoir des emplois permanents qui auraient dû l’être par des fonctionnaires, ce qui contrevient aux règles de la gestion de la fonction publique »… En janvier 2018, le rapport Donnons-nous les moyens de l’inclusion propose une refonte complète du système de contrats aidés en France. Dans le projet de loi de finances 2018, les crédits qui leur sont alloués sont diminués de 40 %, ne permettant plus le financement que de 200 000 emplois, contre 320 000 en 2017 et 450 000 en 2016. Cependant, c’est la circulaire du 11 janvier 2018 relative aux parcours emploi compétences et au Fonds d’inclusion dans l’emploi en faveur des personnes les plus éloignées de l’emploi qui inscrit le contrat aidé dans un parcours emploi compétences (PEC) recentré sur son seul objectif d’insertion professionnelle des publics éloignés de l’emploi, associant mise en situation professionnelle et accès facilité à la formation et à l’acquisition de compétences. C’est un profond changement pour nos Ehpad publics qui devront appréhender les nouvelles opportunités de mise en place de ces PEC.

    #ehpad #contrat de travail #recrutement
  • Fiche pratique

    Personnaliser l’accueil du résident : informations claires, appropriation des documents

    Entrer en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est rarement une décision volontaire. Les Français souhaitent de plus en plus vieillir à domicile, entraînant du même coup une entrée plus tardive en établissement et seulement lorsque le degré d’autonomie de la personne âgée l’empêche de poursuivre sa vie à domicile. Il est vrai qu’entrer en Ehpad est un tournant dans la vie d’une personne âgée : nouveau lieu de vie, nouvelles habitudes… Dans cette situation nouvelle, les conditions d’accueil de la personne âgée en tant que nouveau résident en Ehpad auront un impact sur son séjour, d’autant plus que l’entrée intervient lorsqu’il n’y a pas d’alternatives et se fait de plus en plus en urgence (sorties d’hospitalisation, retour à domicile impossible…). L’accueil d’un nouveau résident en Ehpad est donc un moment à préparer et surtout à anticiper. Il est important de comprendre l’autre, la personne âgée, ses proches, d’échanger, d’informer. L’Ehpad, en accueillant une nouvelle personne âgée, doit veiller à son consentement en tenant compte que beaucoup de résidents souffrent de troubles cognitifs. Entrer en Ehpad est un changement pour la personne âgée qui doit se confronter au vieillissement et à différents problèmes de santé.

    #ehpad #traitement des résidents
  • Fiche pratique

    La gestion et la traçabilité des stupéfiants en Ehpad

    La prise en charge médicamenteuse en Ehpad est un processus complexe à plusieurs titres. Les résidents présentent des degrés de dépendance de plus en plus importants, des pathologies chroniques souvent multiples et une polymédication. Ce processus fait intervenir une multitude de professionnels salariés de la structure ou libéraux (médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants…), ce qui peut accentuer les défauts de communication et/ou de coordination. Il est composé de plusieurs étapes interdépendantes : dispensation, stockage, préparation et distribution-administration, aide à la prise des médicaments. Si chaque étape du circuit du médicament peut être le moment d’une erreur médicamenteuse, la gestion des stupéfiants doit faire l’objet d’un contrôle renforcé et répondre à des règles strictes bien que le référentiel juridique relatif au médicament dans le secteur médico-social comprenne peu de textes spécifiques. Ainsi, à l’heure où les Ehpad doivent entrer de plain-pied dans l’évaluation continue de la qualité, les risques liés à la gestion des stupéfiants doivent être identifiés et cette gestion faire l’objet de procédures de contrôle.

  • Fiche pratique

    Maîtriser les risques professionnels en Ehpad

    Le vieillissement de la population et la volonté de maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées à leur domicile amènent les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à prendre en charge des résidents de plus en plus âgés, dépendants et/ou atteints de polypathologies physiques et psychiques. Dans un secteur fortement contraint par le contexte social, réglementaire et financier, d’autres difficultés peuvent impacter les conditions de travail du personnel de ces établissements : amplitudes horaires, contraintes physiques, charges de travail, relation avec les résidents et les familles, satisfaction d’un travail bien fait, injonctions paradoxales, reconnaissance, etc. Les conséquences sont multiples : accidents du travail fréquents, turn-over et absentéisme parfois importants, difficultés de recrutement, inaptitudes, etc. Face à ce constat, la prévention des risques professionnels est un enjeu majeur pour l’amélioration des conditions de travail des salariés, conditions essentielles de la qualité de service aux résidents et leurs familles.

    #risque professionnel #santé et sécurité au travail
  • Fiche pratique

    La Démarche d'Analyse et Maîtrise du Risque Infectieux (DAMRI)

    La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale a déterminé les missions d’intérêt général et d’utilité sociale des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS). Étant donné la nature de ces missions et la fragilité de certains résidents (notamment dans les structures d’hébergement pour personnes âgées), la problématique du risque infectieux constitue un enjeu important. Cet enjeu, qui s’inscrit aujourd’hui dans la volonté des pouvoirs publics d’inscrire les établissements dans une démarche d’amélioration continue de la qualité, est devenu central au lendemain de la crise du Covid-19. Un nouvel outil a donc vu le jour (le « DAMRI » – Démarche d’analyse et de maîtrise du risque infectieux) qui fait suite à la mise en place en 2012 de la démarche d’analyse du risque infectieux (DARI). Une circulaire interministérielle avait à l’époque défini un programme national de prévention des infections dans le secteur médico-social. Cet outil d’auto-évaluation du risque infectieux en établissement social et médico-social est utilisable par tous les ESMS qu’ils relèvent des personnes âgées comme des personnes handicapées et s’appuie sur les référentiels existants. Par ailleurs, il s’agit d’un outil unique, à la fois ergonomique, évolutif, dématérialisé dont l’objectif est de permettre à tout établissement de cartographier son risque infectieux, de mesurer son niveau de maîtrise et de mettre en place un plan d’actions d’amélioration hiérarchisées. Il est, de plus, un outil support de communication.

    #esms #risque sanitaire #santé et sécurité au travail

Ressources associées