Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
-
Fiche pratique
Intervenir auprès des bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) à domicile
La prestation de compensation du handicap (PCH) a été créée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle est la traduction concrète de la prise en charge des surcoûts de toute nature liés au handicap. Une partie de cette prestation est consacrée aux aides humaines nécessaires aux personnes handicapées pour accomplir les actes quotidiens de la vie. Elle peut servir à financer un service prestataire d’aide et accompagnement à domicile, à rémunérer un employé à domicile ou encore à faire appel à un service mandataire. Pour intervenir auprès de bénéficiaires de la PCH, il est donc utile de connaître les conditions d’octroi de l’allocation, ainsi que les conditions qui concernent les intervenants professionnels auprès des personnes dépendantes.
-
Fiche pratique
Mettre en place un espace de vie sociale sur son territoire
Depuis le début du siècle, le secteur du maintien à domicile s’est professionnalisé, n’attirant plus du même coup les bénévoles à cause des règles strictes à mettre en place. Par ailleurs, dans le cadre de leurs missions, les structures sociales et médico-sociales à domicile sont fréquemment confrontées à la nécessité de répondre de manière plus collective à la nécessité de lutter contre l’isolement (notamment des personnes âgées) et au besoin de développer les liens sociaux sur le territoire sur lequel elles exercent ou à encourager le « vivre ensemble ». Dans ce contexte, la mise en place sur son territoire d’un espace de vie sociale peut être une opportunité, pour les établissements et services médico-sociaux de maintien à domicile, de redonner du sens au travail des bénévoles qui se chargeront de mettre en œuvre le projet social de la structure, mais aussi de répondre aux problématiques collectives du maintien à domicile telles que la lutte contre l’isolement, le bien vieillir, les rencontres et la convivialité autour de diverses activités de loisirs. Pour les associations, c’est aussi un moyen d’assurer un financement pluriannuel sur un projet global. Aujourd’hui, dans les territoires ruraux, l’animation d’un espace de vie sociale est un véritable levier pour tisser du lien social, favoriser les rencontres et les échanges, pour lutter contre les isolements et ainsi favoriser la cohésion sociale et le vivre ensemble. Le projet « espace de vie sociale » qui doit, pour exister, disposer de l’agrément de la Caf, peut prendre différentes formes et accueillir différentes actions. C’est tout l’avantage de ce type de structures qui peuvent accueillir des ateliers, accompagner des publics, mener des projets, fédérer… et si l’action ne fonctionne pas, elles peuvent proposer autre chose, réorienter leurs actions, notamment à travers une évaluation.
-
Fiche pratique
Les dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes (DAC)
La loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 a marqué le passage d’une logique d’« établissement » à une logique de « parcours » pour notre système de santé dont les différents secteurs évoluaient chacun de leur côté, sans véritable intersectorialité. Ainsi, le champ médico-social à domicile, en fonction des pathologies parfois multiples des bénéficiaires, devait faire appel à des acteurs sans lien de coordination entraînant des réponses inadaptées, cloisonnées et de moins en moins lisibles. Cette nouvelle logique de parcours s’accompagne pour les pouvoirs publics d’une volonté de simplification des dispositifs, d’une meilleure lisibilité de l’offre sanitaire et médico-sociale sur les territoires. C’est le cas avec la création des « services autonomie à domicile », qui à terme regrouperont les services d’aide à domicile (Saad) et les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) dans un système inclusif. C’est le cas également avec la mise en place depuis 2022 des dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes, qui ont vocation également à regrouper tous les dispositifs existants, et offrir aux bénéficiaires comme aux acteurs de la santé et du médico-social sur le territoire, un portail unique.
-
Fiche pratique
Personnaliser l’accueil du résident : informations claires, appropriation des documents
Entrer en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est rarement une décision volontaire. Les Français souhaitent de plus en plus vieillir à domicile, entraînant du même coup une entrée plus tardive en établissement et seulement lorsque le degré d’autonomie de la personne âgée l’empêche de poursuivre sa vie à domicile. Il est vrai qu’entrer en Ehpad est un tournant dans la vie d’une personne âgée : nouveau lieu de vie, nouvelles habitudes… Dans cette situation nouvelle, les conditions d’accueil de la personne âgée en tant que nouveau résident en Ehpad auront un impact sur son séjour, d’autant plus que l’entrée intervient lorsqu’il n’y a pas d’alternatives et se fait de plus en plus en urgence (sorties d’hospitalisation, retour à domicile impossible…). L’accueil d’un nouveau résident en Ehpad est donc un moment à préparer et surtout à anticiper. Il est important de comprendre l’autre, la personne âgée, ses proches, d’échanger, d’informer. L’Ehpad, en accueillant une nouvelle personne âgée, doit veiller à son consentement en tenant compte que beaucoup de résidents souffrent de troubles cognitifs. Entrer en Ehpad est un changement pour la personne âgée qui doit se confronter au vieillissement et à différents problèmes de santé.
-
Fiche pratique
La gestion et la traçabilité des stupéfiants en Ehpad
La prise en charge médicamenteuse en Ehpad est un processus complexe à plusieurs titres. Les résidents présentent des degrés de dépendance de plus en plus importants, des pathologies chroniques souvent multiples et une polymédication. Ce processus fait intervenir une multitude de professionnels salariés de la structure ou libéraux (médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants…), ce qui peut accentuer les défauts de communication et/ou de coordination. Il est composé de plusieurs étapes interdépendantes : dispensation, stockage, préparation et distribution-administration, aide à la prise des médicaments. Si chaque étape du circuit du médicament peut être le moment d’une erreur médicamenteuse, la gestion des stupéfiants doit faire l’objet d’un contrôle renforcé et répondre à des règles strictes bien que le référentiel juridique relatif au médicament dans le secteur médico-social comprenne peu de textes spécifiques. Ainsi, à l’heure où les Ehpad doivent entrer de plain-pied dans l’évaluation continue de la qualité, les risques liés à la gestion des stupéfiants doivent être identifiés et cette gestion faire l’objet de procédures de contrôle.
-
Fiche pratique
La Démarche d'Analyse et Maîtrise du Risque Infectieux (DAMRI)
La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale a déterminé les missions d’intérêt général et d’utilité sociale des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS). Étant donné la nature de ces missions et la fragilité de certains résidents (notamment dans les structures d’hébergement pour personnes âgées), la problématique du risque infectieux constitue un enjeu important. Cet enjeu, qui s’inscrit aujourd’hui dans la volonté des pouvoirs publics d’inscrire les établissements dans une démarche d’amélioration continue de la qualité, est devenu central au lendemain de la crise du Covid-19. Un nouvel outil a donc vu le jour (le « DAMRI » – Démarche d’analyse et de maîtrise du risque infectieux) qui fait suite à la mise en place en 2012 de la démarche d’analyse du risque infectieux (DARI). Une circulaire interministérielle avait à l’époque défini un programme national de prévention des infections dans le secteur médico-social. Cet outil d’auto-évaluation du risque infectieux en établissement social et médico-social est utilisable par tous les ESMS qu’ils relèvent des personnes âgées comme des personnes handicapées et s’appuie sur les référentiels existants. Par ailleurs, il s’agit d’un outil unique, à la fois ergonomique, évolutif, dématérialisé dont l’objectif est de permettre à tout établissement de cartographier son risque infectieux, de mesurer son niveau de maîtrise et de mettre en place un plan d’actions d’amélioration hiérarchisées. Il est, de plus, un outil support de communication.
