Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique
Faire face à l’évaluation de l’établissement par un organisme évaluateur
Depuis 2002 et la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, les ESSMS dans leur ensemble et les Ehpad en particulier doivent rendre compte de la qualité de leurs prestations auprès de la HAS. Cela passait par des évaluations internes et des évaluations externes régulières qui avaient pour objet de vérifier les bonnes pratiques et la qualité de la prise en charge au sein de ces établissements. Or, depuis la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, le législateur a mis en avant sa volonté de rationaliser et d’uniformiser les évaluations de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux, mais également de mobiliser les professionnels dans une démarche d’amélioration continue en mettant officiellement fin au dédoublement des évaluations internes/externes, pour ne requérir qu’une évaluation globale. Ainsi, un nouveau référentiel qualité a été élaboré par la Haute Autorité de santé (HAS) et est entré en vigueur le 1er janvier 2022. Les décrets n° 2021-1476 du 12 novembre 2021 et n° 2022-742 du 26 avril 2022 ont précisé les modalités de sa mise en place. La démarche poursuivait 3 objectifs : permettre à la personne accompagnée, le résident, d’être acteur de son parcours ; renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services ; promouvoir une démarche porteuse de sens pour les ESSMS et leurs professionnels. Elle se traduit, notamment, par une visite des établissements par un organisme chargé de l’évaluation sur la base du référentiel d’évaluation de la qualité, visite qu’il convient de préparer dans les meilleures conditions.
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Fiche pratique
Les formes d’hébergement pour personnes âgées
Vieillir à domicile est devenu la solution plébiscitée par une très grande majorité des Français et encouragée par les pouvoirs publics. La Drees soulignait notamment en 2017 que l’entrée en établissement médicalisé se faisait de plus en plus tard (à 86 ans et 8 mois en moyenne) et était associée à la dépendance lourde. Pour répondre à ce besoin et pour accompagner les personnes âgées souhaitant vivre à domicile et commençant à perdre leur autonomie, des réponses ont été apportées comme : le développement de la silver économie (technologie au bénéfice des séniors afin de leur permettre, à domicile, d’améliorer leur qualité et confort de vie, leur vie sociale voire leur espérance de vie) ; la mise en place d’un nouveau modèle de tarification et de financement pour les services d’aide à domicile ; la création des services autonomie à domicile (SAD) qui associera à court terme un modèle inclusif de prestations de soins (actuellement les Ssiad : service de soins infirmiers à domicile) et de maintien à domicile (actuellement les Saad : service d’aide à domicile). Dans ce contexte, contrairement au début du siècle, la durée d’un séjour en institution pour personnes âgées (notamment les Ehpad) ne dure qu’un temps court (2 ans et demi en moyenne) et concerne les personnes lourdement dépendantes… Ainsi, le secteur de l’hébergement des personnes âgées, déjà malmené par la crise du Covid, devait se renouveler, se diversifier, prendre en compte le souhait des personnes âgées dans le cadre d’une prise en charge toujours plus individualisée, donc aux formes de plus en plus variées et dans une logique de parcours qui a remplacé la logique d’établissement que l’on connaissait jusqu’alors.
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Fiche pratique
Rendre sa flotte automobile plus respectueuse de l’environnement en établissement pour personnes âgées
Chacun s’en rend compte, les épisodes de pollution et les dérèglements climatiques sont de plus en plus prégnants ; aussi, dans ce contexte, la promotion des mobilités durables s’impose comme un levier indispensable à actionner. Le véhicule électrique ou hybride rechargeable devient donc, d’année en année, une véritable alternative pour lutter contre le changement climatique. Les études montrent que les véhicules écologiques auraient un impact sur le climat 2 à 3 fois moins important que les équivalents thermiques… Dans un contexte où l’objectif est d’atteindre la neutralité carbone en 2050 (équilibre entre les émissions de carbone et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone), les pouvoirs publics en France comme en Europe se devaient de prendre les mesures nécessaires pour nous encourager à disposer de flottes automobiles de plus en plus respectueuses de l’environnement. Il est vrai que les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’une part, le secteur des transports représente à lui seul en France 30 % des émissions de gaz à effet de serre (chiffre qui a progressé de 11 % depuis les années 1990) et, d’autre part, selon le think tank Shift Project – engagé en faveur d’une transition écologique et énergétique –, le secteur de la santé représente 8 % des émissions totales de CO2 de la France et le transport représente 16 % des émissions de CO2 du secteur de la santé. Le cadre réglementaire a donc fortement évolué ces dernières années avec notamment la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 qui, entre autres mesures, nous interdit de vendre des voitures utilisant des énergies fossiles carbonées d’ici 2040, ou la loi climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021 qui impose au moins 70 % de véhicules à faibles émissions à compter du 1er janvier 2030 ou crée des zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations… Il devient donc essentiel dans les institutions médico-sociales pour personnes âgées de bien connaître ce nouveau cadre réglementaire, le maîtriser et créer les conditions pour rendre nos parcs automobiles plus vertueux dans le domaine de l’environnement.
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Fiche pratique
Le pilotage de la délégation
L’évolution du métier de directeur d’un établissement social et médico-social pour personnes âgées amène légitimement celui-ci à déléguer une partie de ses responsabilités à ses collaborateurs de manière occasionnelle ou permanente, afin de se consacrer à son cœur de métier et à ses missions stratégiques. L'objectif premier d'une délégation est de faciliter le fonctionnement de la structure, tout autant que de faire évoluer le niveau de compétences de chacun. La délégation contribue aussi à améliorer la motivation des personnels de l’établissement en leur permettant de relever des défis. La compétence « savoir déléguer » est en effet une compétence managériale fondamentale. En transférant à un collaborateur une mission qui relève de ses prérogatives, le délégant lui confie la réalisation d’un objectif en lui laissant une certaine autonomie quant aux moyens et méthodes, dans un cadre clairement défini. La délégation nécessite donc une relation de confiance mutuelle, dans laquelle le délégant devra rester en soutien, proposer des temps d'échange et une évaluation de l’atteinte des objectifs. L’acte de délégation facilite ainsi : le repérage et la mise en œuvre des compétences professionnelles ; la montée en compétence et en légitimité du délégataire ; la prise de sens des objectifs professionnels à atteindre.
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Fiche pratique
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein des structures médico-sociales pour personnes âgées
Canicules, tempêtes, réchauffement climatique… le dérèglement climatique frappe aussi à la porte de nos établissements qui ont leurs propres responsabilités à assumer dans la préservation de l’environnement. Pourtant, voilà plus de 20 ans (c’était en 2001) que la Commission européenne établissait un livre vert intitulé Promouvoir un cadre européen pour la RSE»… mais ce n’est qu’en 2011 qu’elle définit la RSE comme un « processus destiné à intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans les activités commerciale et la stratégie de base » et comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Ainsi, les établissements sanitaires et médico-sociaux, et en premier titre les Ehpad, sont les acteurs incontournables en termes de responsabilité sociale, d’une part par leurs missions (soins, accueil et accompagnement) et d’autre part du fait de leur impact économique et social sur leur territoire (emplois, relations avec les acteurs extérieurs. Tout au long de ces années, la France s’est dotée d’un cadre législatif et règlementaire pour formaliser la RSE. C’est le cas de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 (publication des seuils et modalités pratiques de déclaration de performance extra-financière) ou plus récemment la loi Pacte n° 2019-486 du 22 mai 2019 qui affirme la nécessité pour les sociétés de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité. Cependant, mettre en place une démarche RSE c’est choisir d’aller au-delà du « simple » cadre contraignant en allant au-delà du cadre législatif et réglementaire qui par ailleurs évolue rapidement.
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Fiche pratique
Engager une démarche de dons et de mécénat en Ehpad
Les établissements sanitaires et médico-sociaux, et notamment les Ehpad, se trouvent confrontés à des difficultés de financement de leurs projets subventionnables, notamment depuis l’émergence des CPOM, entraînant du même coup la raréfaction des crédits non reconductibles (CNR) alloués par les ARS. Ces Établissements cherchent donc, tout en préservant leur autonomie, à diversifier et à augmenter leurs ressources financières, et ainsi faire aboutir leurs projets qu’ils pourront financer à leur initiative. La collecte de dons et le mécénat, qui connaissent aujourd’hui un essor important (+ de 44 % d’augmentation entre 2010 et 2017 et près de 170 000 entreprises mécènes en France dont 23 % sont des TPE et PME), sont une des solutions. En effet, au-delà des avantages financiers, solliciter donateurs et mécènes permet de : gagner en notoriété et en visibilité : les actions de collecte servent également la communication institutionnelle de votre établissement ; créer des liens privilégiés avec les acteurs économiques de votre territoire, sur le long terme ; renforcer votre crédibilité : plus votre structure mobilise de donateurs, plus votre légitimité vis-à-vis de la cause que vous défendez sera reconnue ; gagner en cohésion interne : une campagne de collecte est un projet collectif qui permet de fédérer vos équipes. Cependant, une campagne de collecte ne s’improvise pas. Elle demande du temps, de l’énergie, de la rigueur, pour une activité qu’il faut structurer et professionnaliser.
