Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique 24 février 2025

    L’organisation du temps de travail dans la fonction publique hospitalière

    Les règles qui déterminent l’organisation du temps de travail dans la fonction publique hospitalière, si elles s’inspirent du Code du travail, relèvent, dans les faits, de textes législatifs spécifiques (décrets et circulaires). Elles peuvent ainsi parfois différer des règles qui régissent l’organisation du temps de travail dans des établissements similaires mais relevant du secteur privé, notamment associatif (conventions collectives). Par ailleurs, l’accord du Ségur de la santé signé le 13 juillet 2020 en matière d’organisation et de temps de travail a entraîné la promulgation de plusieurs décrets d’application (notamment le décret n° 20021-1544 du 30 novembre 2021 relatif au temps de travail et à l’organisation du travail dans la fonction publique hospitalière qui nous concerne particulièrement), qui a pour vocation d’enrayer la perte d’attractivité du secteur. Autre changement, le renversement de la hiérarchie des normes mis en place par les « ordonnances Macron » de 2017 devient une réalité aussi dans la fonction publique hospitalière. Place à l’accord d’entreprise et à la discussion entre partenaires sociaux au sein des établissements, afin d’en fixer les règles de fonctionnement.

    #organisation des services #temps de travail
  • Fiche pratique 24 février 2025

    Comment rendre le travail en Ehpad plus attractif ?

    La population âgée en France ne cesse de croître. Selon l’Insee, d’ici 2050, plus du quart de la population française aura dépassé 65 ans. Cet accroissement de la population âgée va se traduire inéluctablement par une augmentation de la population âgée en perte d’autonomie, estimée à 4 millions en 2050 toujours selon l’Insee. Dans ce contexte, les professionnels du grand âge, et notamment le personnel travaillant en Ehpad, jouent un rôle fondamental. Cependant, alors que les besoins s’accroissent, des infirmiers, aides-soignants et auxiliaires de vie manquent à l’appel. On note par exemple que près de la moitié des Ehpad rencontrent des difficultés de recrutement, particulièrement pour les aides-soignants, pour lesquels 1 Établissement sur 10 déclare un poste non pourvu depuis au moins 6 mois… et on ne parle pas du manque structurel d’infirmières ou de médecins coordonnateurs à l’heure où l’on demande aux Ehpad d’augmenter le temps minimal du médecin coordonnateur. Ce constat repose sur des causes externes sur lesquelles les managers d’établissements n’ont que peu de prise : la crise du Covid-19, avec pour conséquence la dégradation de l’image des Ehpad dans la population ; des scandales mettant au jour des faits de maltraitance institutionnelle dans certains Ehpad privés lucratifs ; une prise en charge parfois inadaptée faute de moyens humains et financiers entraînant pour les soignants une perte de sens dans leur travail… Si les pouvoirs publics prennent conscience de cette perte d’attractivité et que de grandes réformes structurelles sont en cours, il reste cependant indispensable de disposer dès aujourd’hui de réponses internes à chaque établissement pour redonner du sens au travail soignant dans un cadre d’écoute, de dialogue et d’évolution des métiers.

    #ehpad #management
  • Fiche pratique 24 février 2025

    Les différences de statuts entre secteur privé et secteur public

    La France compte aujourd’hui plus de 7 500 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), offrant près de 600 000 places et employant près de 435 000 personnes. C’est peu dire que les Ehpad ont une place prépondérante au sein du secteur médico-social. Parmi les Ehpad, 45 % relèvent du secteur public, 31 % du secteur privé lucratif et 24 % du secteur associatif. Ces structures disposent d’un même cœur de mission et doivent respecter les mêmes contraintes en matière de services rendus, d’accueil des résidents, de démarche qualité… Pourtant, au niveau du personnel, 2 statuts cohabitent : Du côté des établissements publics, le service public a pour conséquence le recrutement de fonctionnaires soumis au principe de carrière dépendant du Code général de la fonction publique. Du côté des établissements privés, qu’ils soient ou non à but lucratif, le personnel relève du Code du travail et de conventions collectives (la convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951 pour les établissements associatifs et la convention collective nationale de l’hospitalisation privée du 18 avril 2002 pour les établissements à but lucratif). Même si les statuts diffèrent, le rapprochement entre le droit du travail et le Code général de la fonction publique s’est accéléré ces dernières années et a pris un tournant majeur avec la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

    #ehpad
  • Fiche pratique 3 février 2025

    La coordination des soins à domicile par le numérique

    Depuis la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement qui tend à favoriser le maintien à domicile de nos concitoyens en perte d’autonomie, le secteur médico-social se transforme en profondeur pour favoriser l’émergence d’une société plus inclusive et relever les défis de la logique « domiciliaire ». Celle-ci s’accompagne d’une autre transformation : le passage d’une logique d’établissement à une logique de « parcours » pour tous les usagers, validé par la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. Dans ce cadre, le numérique constitue un levier majeur pour accompagner cette transformation en améliorant la qualité et la continuité de l’accompagnement des personnes, en favorisant la circulation d’informations entre professionnels et personnes accompagnées, et en impliquant davantage les usagers dans leur parcours. Les pouvoirs publics accompagnent cette émergence, puis ce développement du numérique au sein des établissements et services médico-sociaux – notamment à domicile – en finançant des programmes numériques qui doivent être interopérables avec les autres systèmes d’information de santé, pour offrir aux patients une prise en charge plus fluide et mieux adaptée à leurs besoins et qui permettent de mettre en œuvre la logique de parcours dans une démarche de coordination. Nous vous proposons de décrire le Ségur du numérique en santé, les exigences de coordination de soins à domicile par le numérique à l’attention des services autonomie à domicile, et de présenter le dossier usager informatisé.

    #dossier médical
  • Fiche pratique 3 février 2025

    Établir le compte administratif ou les ERRD de clôture du Saad

    Le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) s’est progressivement imposé – notamment depuis la loi d’accompagnement de la société au vieillissement de 2015, et le décret n° 2016-1815 du 21 décembre 2016 modifiant les dispositions financières applicables aux établissements et services sociaux et médico-sociaux – comme l’outil privilégié de la modernisation du dialogue dans le paysage social et médico-social entre gestionnaires d’établissements ou services et pouvoirs publics. Cependant, même si cette évolution s’applique en particulier aux services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad), deux systèmes de présentation budgétaire coexistent toujours : le budget prévisionnel, outil de pilotage budgétaire par la dépense, qui détermine les recettes en fonction des dépenses effectuées pour une gestion normale de l’ESMS ; l’état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD), outil de pilotage budgétaire par la recette, dans lequel les recettes déterminent les dépenses. Ces deux systèmes de présentation, qui répondent à deux logiques différentes, entraînent des différences notables lors de la clôture de l’exercice budgétaire et l’élaboration des documents de clôture. Nous vous proposons de décrire les deux systèmes de présentation qui cohabitent, ainsi que la clôture des comptes, et de préciser les modalités d’affectation des résultats et les contrôles de ces comptes de clôture.

    #service d'aide à domicile #compte administratif
  • Fiche pratique 3 février 2025

    Encourager l’emploi des seniors dans les organismes de services aux personnes à domicile

    Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et le recul de l’âge légal de départ en retraite, la question de la situation des seniors sur le marché du travail et de leur employabilité se pose plus que jamais. La question est d’autant plus importante dans les organismes de services aux personnes à domicile, secteur difficile physiquement et souffrant d’un manque d’attractivité. 54 % des salariés de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile ont plus de 45 ans, âge où les complications physiques apparaissent, générant de l’absentéisme. Organiser la seconde partie de carrière des salariés était nécessaire. Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux s’en sont préoccupés. Un accord national interprofessionnel « en faveur de l’emploi des salariés expérimentés » vient d’être conclu. Par ailleurs, la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile comporte un chapitre sur « les dispositions spécifiques à la non-discrimination par l’âge dont l’emploi des seniors ». Nous vous proposons d’aborder la situation de l’emploi des seniors en France, l’accord national interprofessionnel de novembre 2024 en faveur de l’emploi des salariés expérimentés, et de préciser ensuite les dispositions spécifiques de la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile.

    #recrutement

Ressources associées