Pascal Geneau
CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Coordinateur
Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.
Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.
Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.
Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.
Publications récentes
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Fiche pratique
La réussite éducative : un enjeu pour tous
La réussite éducative et l’éducation prioritaire sont au cœur du débat éducatif de ce début d’année 2015. La transformation des internats d’excellence en internats de la réussite, la modification de la cartographie et des modalités de fonctionnement des zones d’éducation prioritaire (ZEP issues de la loi Savary de 1981) en réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+) et la modulation des moyens attribués aux établissements en fonction de critères sociaux semblent indiquer un retour à la gestion territoriale de l’éducation prioritaire. Il y a dix ans déjà, le Haut Conseil de l’éducation constatait la récurrence d’un phénomène déjà bien identifié, à savoir que l’abandon et le décrochage scolaires sont bien un problème à la fois social et éducatif et pas seulement pédagogique au sens strict (les apprentissages dans les différentes disciplines). La place du CPE n’est pas ambiguë dans cette refondation de l’école de la République : il est directement concerné par les priorités de conforter une école bienveillante et exigeante, et par la mise en place d’une école qui coopère utilement avec les parents et les partenaires pour la réussite scolaire.
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Fiche pratique
Retour d’expérience sur la mise en place d’une formation des délégués en collège
Si dans les années 1980 de nombreux CPE s’étaient déjà engagés dans la voie de la formation des délégués, il faudra attendre la décennie suivante pour que l’institution scolaire reconnaisse ce droit aux élèves, comme le précisent les circulaires de 1991 confortées par celles de 1998. Dans la plupart des établissements scolaires, la formation des délégués des élèves est assurée directement par les CPE. Mais on peut faire appel à d’autres organismes municipaux ou associations spécialisés (AROEVEN, Ligue de l’enseignement…). Cependant, après vingt ans d’expérience, les CPE essaient, pour dynamiser la vie solaire, de réaliser des formations originales même si les circulaires de 1991 imposent des impératifs comme la connaissance de l’établissement ou la communication. Dans l’expérience présentée ci-dessous, on peut s’apercevoir que la formation des délégués des élèves s’inscrit dans un processus plus large et inhérent à l’éducation à la démocratie. Ce qui signifie également que son objectif est de donner un rôle plus important aux délégués et que celui-ci soit davantage reconnu par les élèves et par les équipes éducatives. L’expérience qui suit se situe au collège. Elle montre que le CPE, tout en respectant les textes des circulaires de 1991, peut être aussi le vecteur principal d’une véritable éducation à la citoyenneté. Cette fiche complète celles réalisées sur la formation des délégués (cf. fiche « Former les délégués des élèves ») ou sur le travail en collaboration avec les délégués des élèves (cf. fiche « Techniques d’animation pour la formation des délégués des élèves »).
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Fiche pratique
Retour d’expérience d’un concours « Respect et Tolérance » destiné à lutter contre la violence
Dans une société où l’école est sanctuarisée, la lutte contre la violence en milieu scolaire était, demeure et restera un enjeu primordial. La grande médiatisation des affaires comme celles de Merah en France et de Columbine aux États-Unis ne doit pas occulter ou faire oublier que la grande majorité de ces violences est constituée essentiellement d’actes d’incivilité souvent mineurs mais répétés (injures, harcèlement, bousculade, etc.). Le CPE est un référent incontournable au sein des établissements en matière de climat scolaire. Tous les acteurs de la communauté scolaire, qu’ils soient professeurs, élèves ou autres, se tournent vers lui dès lors que se pose la question de la violence au sein ou en dehors de la salle de classe. Il lui appartient souvent, en collaboration avec le chef d’établissement, d’élaborer une politique de prévention propre à l’établissement afin d’assurer la sécurité et le bien-être de chacun. Celle-ci passe par la révision, l’explication et la lisibilité permanente du régime des punitions et des sanctions, par la mise en place d’un protocole d’actions, parfois obligatoire, comme pour le harcèlement, mais aussi d’actions ponctuelles qui permettent à l’élève une mise en perspective et du recul au regard de la gestion de ses rapports avec les autres, comme dans certains établissement où l’on organise une « journée sans insultes ». C’est dans ce dernier cadre que s’inscrit l’expérience qui suit : un concours annuel de dessins et de textes visant à développer chez les élèves une réflexion individuelle et collective sur les thèmes du respect et de la tolérance.
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Fiche pratique
La vie scolaire sur l’ENT
Toutes les académies sont engagées dans le développement d’un espace numérique de travail (ENT) à des stades différents ; les deux tiers des académies, les deux tiers des régions et la moitié des départements en sont à la généralisation de l’outil. Un espace numérique de travail est une plate-forme d’échanges et de services mis en ligne, rassemblant tous les membres de la communauté éducative d’un EPLE (élèves, parents et personnels) avec un identifiant unique et un mot de passe. Le projet le plus important lancé dès 2008, le partenariat entre l’académie de Nantes, le conseil régional et les cinq conseils généraux concernés, prévoit que l’ensemble des établissements publics, privés et agricoles de l’académie soit doté d’un ENT avant la fin 2014.
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Fiche pratique
Prévention et mesures éducatives alternatives aux sanctions
Mieux vaut prévenir que guérir et, lorsqu’elle s’avère nécessaire, la sanction en elle-même n’est pas toujours « restaurative » : elle ne permet pas de rétablir l’estime de soi de celui qui en est victime, ni souvent d’éviter la récidive et d’apaiser la communauté éducative (en particulier si elle engendre un sentiment de révolte, d’injustice, voire de vengeance). Elle n’a de sens que si elle est éducative, c’est-à-dire qu’elle permet à son « bénéficiaire » de prendre conscience du caractère inapproprié de son acte (par rapport aux règles qui régissent le fonctionnement de l’établissement et les relations entre les membres de la communauté éducative), de l’accepter et, finalement, de réintégrer sereinement la vie scolaire. Dans cet esprit, les textes de 2014 valorisent la démarche de prévention, les mesures alternatives et les mesures d’accompagnement pour éviter que la sanction soit simplement le constat d’un échec.
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Fiche pratique
Mettre en place un module de prise en charge des redoublants
Il y a plus de vingt ans, Claude Seibel, directeur du service des statistiques de l’Éducation nationale, démontrait déjà l’inefficacité pédagogique du redoublement. Cette pratique pédagogique, profondément ancrée dans notre système scolaire, a cependant considérablement reculé au cours des années 1990 au primaire grâce à la mise en place des cycles scolaires, et elle a vu sa courbe de progression s’inverser dans le secondaire avec l’objectif d’amener 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat. Mais la France reste l’un des pays européens où les redoublements sont le plus fréquent, et la proportion d’élèves en retard par rapport à la norme d’âge y est donc élevée : 38 % des élèves en fin de 3e ont déjà redoublé. Le CPE, sur son axe de suivi individuel des élèves, trouve légitimement sa place dans un dispositif destiné à aider et soulager les élèves dont il a été décidé « pour leur bien » qu’ils seront maintenus dans leur niveau de classe.
