Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.
Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.
Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.
Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.
Publications récentes
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Fiche pratique
Prendre en compte le contrôle continu dans le cadre de la réforme du baccalauréat général et technologique
Le 24 janvier 2018, Pierre Mathiot, ancien directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille, missionné pour imaginer un baccalauréat renouvelé, remet au ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports un rapport intitulé Un nouveau baccalauréat pour construire le lycée des possibles. Les décrets et arrêtés qui acteront les différents éléments de cette réforme sont signés le 16 juillet 2018. Toutefois, les années suivantes et jusqu’à l’été 2021, de multiples modifications ont été mises en œuvre dans un contexte de mobilisation syndicale forte et de crise sanitaire. Les évolutions les plus marquantes du projet initial concernent la question du contrôle continu. La part arrêtée au départ de 40 % de la note globale de l’examen constituée par les notes de l’année scolaire et/ou attribuées localement par les enseignants des classes de rattachement des candidats n’a pas été modifiée dans sa quantité, mais bien dans son contenu. Auparavant constituées pour 30 % de notes obtenues à des épreuves de « devoirs communs » avec des sujets choisis dans une banque nationale (les E3C – « épreuves communes de contrôle continu »), ces notes sont désormais attribuées sous forme de contrôle continu stricto sensu – c’est-à-dire correspondant aux notes de bulletins des élèves évalués par leurs professeurs sur l’ensemble des deux années scolaires du cycle terminal (classes de première et de terminale) et pour les disciplines qui ne font pas l’objet d’épreuves terminales. Il s’agit là d’une authentique révolution dans la nature de l’examen dont il convient de mesurer les multiples implications – tant sur le plan organisationnel que pédagogique.
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Fiche pratique
Favoriser l’inclusion avec le soutien des équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS)
La loi pour une école de la confiance n° 2019-791 du 18 juillet 2019 a pour objectif de renforcer les mesures pour la scolarité inclusive des élèves en situation de handicap. À l’occasion de leur convention cadre de partenariat, les agences régionales de santé (ARS) et les académies structurent de nouvelles organisations visant à venir en soutien aux communautés éducatives et aux élèves à besoins éducatifs particuliers dans les établissements ne relevant pas de structures spécialisées. Pour ce faire, les établissements et services médico-sociaux (ESMS) ont été sollicités pour mettre à disposition leur expertise au service de la communauté éducative. Les équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS) ont ainsi vu le jour et se déploient progressivement sur le territoire depuis l’année scolaire 2019-2020 avec une soixantaine de structures créées.
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Fiche pratique
L’accompagnement personnalisé des élèves
Avec la massification des publics scolaires et l’objectif (énoncé pour la première fois par le ministre Jean-Pierre Chevènement) d’accompagner 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac, la gestion de l’hétérogénéité des élèves dans les classes et les établissements s’affirme désormais comme l’enjeu pédagogique central du système éducatif. La démocratisation de l’enseignement doit s’accompagner d’une différenciation des approches et d’une individualisation des prises en charge éducatives. L’accompagnement personnalisé des élèves est alors le concept générique de cette école « inclusive », pour tous, ouverte à une plus grande diversité de parcours et de réussites.
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Fiche pratique
Parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE ou 3PE) : une expérimentation collaborative université-lycée
Le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS), dont la priorité est le renforcement de l’enseignement dans le premier degré (compte tenu des constats alarmants issus des études internationales), et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont lancé auprès des universités, en partenariat avec des lycées, un appel à manifestation d’intérêt le 8 octobre 2020 concernant l’ouverture pour la rentrée 2021 d’un parcours préparatoire au professorat des écoles (un par académie dans un premier temps), adossé à un diplôme de licence généraliste, dont le prolongement naturel est amené à être le master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) ou une orientation vers d’autres formations. En effet, de nombreux néo-bacheliers souhaitent se destiner au professorat des écoles et, pour répondre à ces vocations précoces, des dispositifs ont déjà été mis en place au sein des universités : il s’agit de licences mono-disciplinaires avec des parcours ou modules de formation spécifiques au professorat des écoles, déclinés au sein d’une ou plusieurs mentions, ou de licences dites pluridisciplinaires avec des parcours pour le professorat des écoles rattachés à diverses mentions de licence. Parallèlement, un vivier de futurs professeurs des écoles est scolarisé au sein des classes préparatoires aux grandes écoles puisque ces dernières offrent une formation pluridisciplinaire qui, à l’issue de deux ans, donne droit à des crédits ECTS ; ou encore au sein de modèles hybrides comme les prépas D1 et D2 qui sont des filières permettant d’allier la classe préparatoire à un cursus universitaire. La formation PPPE hybride proposée conjugue pluridisciplinarité, professionnalisation, initiation à la recherche, excellence et ouverture sociale.
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Fiche pratique
Animer le conseil de classe
Le conseil de classe est une étape incontournable dans le rythme de l’année scolaire, pour l’ensemble des acteurs. Les pratiques, diverses, évoluent en accompagnant les changements structurels des dernières lois d’orientation. Celui-ci doit faire l’objet d’une attention toute particulière de la part des personnels de direction car les enjeux sont considérables pour les familles : il s’agit de porter un avis non seulement sur les résultats, mais aussi sur l’orientation et l’avenir de leurs enfants, notamment en 3e et en terminale. Chaque conseil doit donc être organisé, maîtrisé afin que celui-ci soit un temps d’échange, où il est nécessaire de dépasser les simples constats et de déboucher sur des conseils et des propositions pertinents pour les élèves et leurs parents.
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Fiche pratique
Établir le document unique d’évaluation des risques (DUER) en établissement scolaire
L’évaluation a priori des risques constitue un des principaux leviers de progrès de la démarche de prévention des risques professionnels au sein de toute organisation. Elle constitue un moyen essentiel de préserver la santé et la sécurité des salariés, sous la forme d’un diagnostic en amont – systématique et exhaustif – des facteurs de risques auxquels ils peuvent être exposés. Introduite pour la première fois en droit français du travail, en 1991, l’évaluation des risques a connu une avancée importante avec la parution du décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 portant création d’un document relatif à l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Ainsi, les acteurs de la prévention disposent désormais d’une base tangible pour la définition de stratégies d’action dans chaque organisation. Ce dispositif crée un instrument juridique contraignant dont la mise en œuvre demeure néanmoins souple, puisque les modalités techniques de l’évaluation des risques ne sont pas précisées par le décret. L’obligation de transcrire dans un document les résultats de l’évaluation des risques n’est pas qu’une obligation matérielle. Elle représente la première étape de la démarche générale de prévention qui incombe à l’employeur. Mais cette formalisation doit aussi contribuer au dialogue social au sein de l’organisation, sur l’évaluation elle-même, et au-delà sur la conception et la réalisation des mesures de prévention qui devront, en tant que de besoin, faire suite à l’évaluation des risques.
