Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.
Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.
Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.
Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.
Publications récentes
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Fiche pratique
Réaliser le diagnostic de sécurité
La question de la sécurité dans les enceintes scolaires s’est invitée dans le champ politique au cours de la décennie 1980, et plus particulièrement au tournant du siècle, pour ne plus le quitter. Violences physiques, agressions verbales et dégradations ont constitué les premiers signaux d’alerte d’une situation tendant à s’enkyster, principalement dans les établissements de la périphérie. Elles se sont cristallisées, dans un premier temps, autour de la notion d’intrusion, perçue comme une violation de l’enceinte sacrée de l’école, conduisant le législateur à leur apporter une réponse contraventionnelle puis pénale. Avec la généralisation des technologies de l’information et de la communication et le développement planétaire des réseaux sociaux, les établissements scolaires sont confrontés aujourd’hui à de nouvelles formes de violences à bas bruit, aux effets souvent dévastateurs chez les adolescents, telles que le harcèlement moral. Pour réagir à ces phénomènes et assurer la sécurité dans les enceintes scolaires, les pouvoirs publics ont tenté d’apporter des réponses globales. Elles se traduisent sur le terrain par l’élaboration du diagnostic de sécurité et l’élaboration du plan de prévention de la violence, qui relèvent de la responsabilité du chef d’établissement.
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Fiche pratique
Les relations avec la collectivité
La décentralisation fête ses trente ans avec l’élaboration du projet d’un « Acte III ». G. Soudjian parle d’une « révolution copernicienne » dans une intervention sur les nouvelles réalités territoriales et A. Bouvier d’une « nouvelle gouvernance du système éducatif ». Concrètement, nous vivons un bouleversement profond dans l’histoire du système éducatif français qui, in fine, verra l’éducation devenir une compétence, de plus en plus, partagée entre différents opérateurs. Plus de 36 000 communes, 2 500 intercommunalités (Le Grand Lyon par exemple prendra en charge, au 1er janvier 2015, toutes les compétences du conseil général sur son territoire et donc les collèges), 100 départements et 30 régions sont à des niveaux divers déjà dépositaires de missions touchant l’Éducation et le métier de chef d’établissement. Quel outil de régulation l’État va-t-il instituer ? Quelle organisation pour l’autorité académique et la collectivité pour la mise en place d’une politique cohérente dans le cadre du contrat d’objectifs ? Quelles relations pour les personnels de direction et les EPLE avec les collectivités ?
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Fiche pratique
Contrôler la présence des élèves
Au cours des quinze dernières années, la question de la « résistance à l’obligation scolaire » pour parler très largement, qui englobe le décrochage, l’absentéisme, la rupture ou l’abandon d’études, a fait l’objet d’une appropriation par la Commission européenne et les pouvoirs publics. Le décrochage scolaire est une problématique forte de l’institution scolaire. De nombreux jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, afin d’éviter ce décrochage il convient de procéder à un suivi rigoureux de la présence des élèves au collège. Entre 2009 et 2011, le taux d’absentéisme annuel au collège oscille entre 2,3 et 2,6 %, au lycée d’enseignement général et technologique entre 4,9 et 6,9 % et au lycée professionnel entre 14,2 et 14,9 %. On estime à environ 140 000 le nombre de décrocheurs par an. L’assiduité fait partie des obligations des élèves, et les établissements ont obligation d’en assurer le contrôle et d’informer les familles des absences – non justifiées – de leurs enfants. Sous l’autorité du chef d’établissement, le conseiller principal d’éducation est responsable du contrôle de l’assiduité, mais comme de nombreux domaines, c’est un domaine partagé et l’ensemble de la communauté éducative se doit d’être vigilant quant à la présence effective des élèves.
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Fiche pratique
Élaborer et mettre en forme le budget
Le budget est un acte administratif et politique qui retrace les objectifs de l’EPLE fixés notamment par le projet d’établissement et par la convention signée avec la collectivité territoriale de rattachement. C’est également un acte financier « par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses » des organismes publics (décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique). Il doit donc faire l’objet d’une élaboration et d’une mise en forme particulières.
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Fiche pratique
Présenter le projet de budget au conseil d’administration
Pour être exécutif, le projet de budget, élaboré par l’ordonnateur et le gestionnaire, doit être présenté au conseil d’administration qui sera appelé à émettre un vote d’approbation, avec ou sans modification, ou un vote de rejet avant sa transmission aux autorités de tutelle. La présentation du projet de budget est une formalité qui demande une attention particulière. En effet, il est reconnu que les sujets financiers (budgets, décisions budgétaires modificatives, comptes financiers, sorties d’inventaires, etc.) sont souvent suivis avec une certaine indifférence, ou jugés rébarbatifs par les membres du conseil d’administration. Ceci est souvent dû à un manque d’informations des administrateurs. Il appartient au chef d’établissement de veiller à ce qu’ils soient en mesure d’appréhender le problème soumis à leur appréciation pour pouvoir donner un avis sensé.
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Fiche pratique
Modifier le budget : les décisions budgétaires modificatives
Le chef d’établissement peut procéder à tout moment à tout virement à l’intérieur d’un service lorsqu’il s’agit d’une décision budgétaire modificative (DBM) pour information. Il en rend compte dès la prochaine réunion du conseil d’administration et lors du compte rendu d’exécution en fin d’exercice lors du compte financier. Et il informe l’agent comptable des modifications budgétaires exécutoires. Par contre, lorsqu’il s’agit d’une DBM pour vote, il doit solliciter le conseil d’administration.
