Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Proviseure à EREA-LEA

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.

Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.

Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.

Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Présenter le rapport annuel du fonctionnement pédagogique

    Depuis 2001, la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) fixe une obligation de résultats aux opérateurs publics. De leur côté, les lois d’orientation de 2005 et 2013 (voir la fiche 6592, La politique éducative : les lois d’orientation) s’inscrivent dans un pilotage du système éducatif autour d’objectifs pédagogiques et éducatifs destinés à assurer la réussite et l’insertion de chaque élève. Opérateur de proximité, chaque EPLE est contractualisé avec sa tutelle académique par le contrat d’objectifs triennal (voir la fiche 2871, PAP et contrat d’objectifs). Qu’il s’agisse du contrat d’objectifs ou du contrat tripartite encouragé plus récemment par la loi d’orientation de 2013, le pilotage des EPLE est fondé sur des objectifs évaluables. La présentation du rapport annuel du fonctionnement pédagogique au conseil d’administration s’insère dans les procédures d’évaluation qui accompagnent la nouvelle gouvernance de l’Éducation nationale. Cette dynamique de l’évaluation trouve une résonance particulière avec la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 et son article 40 qui crée le conseil d’évaluation de l’école, avec une démarche lancée depuis 2020 : celle de l’autoévaluation des EPLE.

    #projet éducatif #rapport
  • Fiche pratique

    Gérer l’orientation au collège

    Tous les élèves sont accueillis au collège où ils reçoivent un enseignement identique qui doit leur permettre d’acquérir les compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. En revanche, après la 3e, les parcours se diversifient en fonction des vœux des familles, des projets des élèves et de leurs résultats : c’est la fin du cycle des approfondissements, dont l’issue engage l’avenir des élèves. Cette échéance est préparée avec les familles notamment par le professeur principal, avec l’appui du conseiller d’orientation-psychologue (COP) et de la direction de l’établissement. En dernière analyse, sur proposition du conseil de classe, c’est le chef d’établissement qui est décisionnaire (sous réserve du recours des parents devant la commission d’appel.

    #école #orientation
  • Fiche pratique

    Les stages d’observation de seconde

    À partir de juin 2024, un stage dit « d’observation » est instauré pour l’ensemble des élèves de seconde générale et technologique. Cette séquence se déroule en entreprise, en administration ou en association et dure deux semaines sur la seconde quinzaine de juin. L’objectif est double : d’une part, permettre à chaque lycéen d’approfondir sa découverte des métiers et d’être ainsi aidé à préparer ses choix d’orientation ; d’autre part, « reconquérir » le mois de juin en prolongeant l’assiduité scolaire des élèves jusqu’à la fin du mois de juin – à une période où les élèves du cycle terminal passent les épreuves du bac et où les capacités d’accueil et d’accompagnement des élèves de seconde par les enseignants sont limitées.

    #orientation
  • Fiche pratique

    Le choc des savoirs

    À l’issue d’une grande consultation nationale à laquelle ont participé 230 000 professeurs, le ministre Gabriel Attal initie en octobre 2023 un plan de relance de l’Éducation nationale baptisé « choc des savoirs ». Ce programme de mesures part d’un certain nombre de constats : crise de l’attractivité du métier d’enseignant, crise de l’autorité, insécurité, baisse du niveau des élèves. Sur la base d’un diagnostic initial, les différents dispositifs envisagés visent à agir sur l’ensemble des leviers de l’école : pratiques pédagogiques, programmes des enseignements, redoublement, modalités de certification des examens. La ligne directrice revendiquée affiche sur certains points une rupture avec la culture éducative antérieure : exigence et recherche d’excellence, mettre le professeur (plutôt que l’élève) au centre des pratiques éducatives.

    #politique de l'éducation
  • Fiche pratique

    Exclure pour mieux inclure : accompagner les élèves exclus

    Les textes de 2011 relatifs à la discipline dans les EPLE visaient à faire baisser le nombre des conseils de discipline et des exclusions définitives en introduisant de nouvelles sanctions comme l’exclusion temporaire de la classe et la mesure de responsabilisation alternative à la sanction. Ces mesures ont été peu appliquées et le nombre d’exclusions définitives est en hausse alors que l’Éducation nationale a du mal à rescolariser les exclus et alimente ainsi « le décrochage scolaire » qu’elle cherche par ailleurs à limiter. Devant ce constat d’échec, et suite au rapport de la médiatrice de l’Éducation nationale, de nouveaux textes, le décret n° 2014-522 du 22 mai 2014 et la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 précisent et orientent l’application de la règle au sein de l’EPLE. Ils visent l’amélioration du climat scolaire qui devrait limiter le recours aux sanctions les plus graves. Lorsque, malgré tout, une exclusion s’impose, ils insistent sur la nécessité de préparer la réintégration de l’élève. Ainsi, ce dernier doit être accompagné afin d’assurer la continuité de ses apprentissages et de limiter le risque de décrochage. Cette fiche précise pour chaque type d’exclusion, temporaire ou définitive, les mesures d’accompagnement à prendre et le rôle du chef d’établissement. Elle explicite également les formes possibles de partenariats qui permettent aux équipes de sécuriser les parcours des élèves exclus.

    #punition
  • Fiche pratique

    Organiser son service dans un EPLE

    Dans le contexte de l’autonomie pédagogique renforcée des EPLE, l’organisation de son propre service par le chef d’établissement constitue la pierre de touche de l’efficacité d’une organisation complexe au service des élèves et des personnels. La centration de l’institution autour de l’établissement scolaire, la maïeutique du projet, « l’info-obésité » résultant des commandes multiples des opérateurs externes à l’EPLE et son immersion dans les nouvelles technologies de l’information rendent de plus en plus poreuses les frontières entre la sphère du travail et celle de la vie personnelle. Le Livre blanc sur les conditions d’exercice du métier de chef d’établissement (2014) souligne à cet égard la charge de travail qui pèse sur les épaules du chef d’établissement et de ses adjoints. Point d’articulation entre les usagers et l’administration, entre les collectivités de rattachement et les services déconcentrés de l’État, lieu de mise en œuvre concrète des politiques éducatives et de leurs multiples réformes, les EPLE subissent de plus en plus la pression sociale et les exigences des citoyens envers l’école comme, inversement, les directives descendantes avec des délais de mises en œuvre de plus en plus restreints des services du ministère. Ultime maillon de l’autorité académique, le chef d’établissement doit ainsi conjuguer les injonctions fonctionnelles et les résistances du « terrain », concilier les directives nationales, garantes de l’unité du service public, et les spécificités locales, conditions de l’efficacité fonctionnelle. Il doit ainsi veiller à adapter en permanence l’action publique et, surtout, communiquer sur les mesures ministérielles dans des contextes parfois confus, dans une urgence croissante de mises en œuvre attendues. Organiser son service, pour le chef d’établissement, c’est donc avant tout composer avec un environnement local, accompagner les politiques éducatives avec un enjeu grandissant d’explicitation. La part communicationnelle comme la réactivité sont désormais des compétences majeures de son exercice professionnel – tout autant, au moins, que la capacité à gérer des ressources et des fonds. De plus, les personnels de direction sont confrontés à une gestion caractérisée par trois temporalités imbriquées : la réactivité aux problèmes du quotidien et à l’imprévu ; l’annualité des missions institutionnelles (prévision des effectifs, élaboration des structures pédagogiques et des emplois du temps, présidence du conseil d’administration, des conseils et commissions, etc.) ; la perspective pluriannuelle incarnant le temps long de l’institution (lettre de mission, contrat d’objectifs triennal, évaluation).

    #délégation

Ressources associées