Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Proviseure à EREA-LEA

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.

Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.

Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.

Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Organiser son service dans un EPLE

    Dans le contexte de l’autonomie pédagogique renforcée des EPLE, l’organisation de son propre service par le chef d’établissement constitue la pierre de touche de l’efficacité d’une organisation complexe au service des élèves et des personnels. La centration de l’institution autour de l’établissement scolaire, la maïeutique du projet, « l’info-obésité » résultant des commandes multiples des opérateurs externes à l’EPLE et son immersion dans les nouvelles technologies de l’information rendent de plus en plus poreuses les frontières entre la sphère du travail et celle de la vie personnelle. Le Livre blanc sur les conditions d’exercice du métier de chef d’établissement (2014) souligne à cet égard la charge de travail qui pèse sur les épaules du chef d’établissement et de ses adjoints. Point d’articulation entre les usagers et l’administration, entre les collectivités de rattachement et les services déconcentrés de l’État, lieu de mise en œuvre concrète des politiques éducatives et de leurs multiples réformes, les EPLE subissent de plus en plus la pression sociale et les exigences des citoyens envers l’école comme, inversement, les directives descendantes avec des délais de mises en œuvre de plus en plus restreints des services du ministère. Ultime maillon de l’autorité académique, le chef d’établissement doit ainsi conjuguer les injonctions fonctionnelles et les résistances du « terrain », concilier les directives nationales, garantes de l’unité du service public, et les spécificités locales, conditions de l’efficacité fonctionnelle. Il doit ainsi veiller à adapter en permanence l’action publique et, surtout, communiquer sur les mesures ministérielles dans des contextes parfois confus, dans une urgence croissante de mises en œuvre attendues. Organiser son service, pour le chef d’établissement, c’est donc avant tout composer avec un environnement local, accompagner les politiques éducatives avec un enjeu grandissant d’explicitation. La part communicationnelle comme la réactivité sont désormais des compétences majeures de son exercice professionnel – tout autant, au moins, que la capacité à gérer des ressources et des fonds. De plus, les personnels de direction sont confrontés à une gestion caractérisée par trois temporalités imbriquées : la réactivité aux problèmes du quotidien et à l’imprévu ; l’annualité des missions institutionnelles (prévision des effectifs, élaboration des structures pédagogiques et des emplois du temps, présidence du conseil d’administration, des conseils et commissions, etc.) ; la perspective pluriannuelle incarnant le temps long de l’institution (lettre de mission, contrat d’objectifs triennal, évaluation).

    #délégation
  • Fiche pratique

    Animer le conseil pédagogique

    Institué par la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 dite loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, le conseil pédagogique a été mis en place dans les EPLE à partir de la rentrée 2006. La loi de programmation et d’orientation sur la refondation de l’école de la République votée par le Parlement, le 8 juillet 2013, ne lui a ôté aucune de ses prérogatives pour la nouvelle gouvernance des EPLE. Plusieurs années avant son acte de naissance, le conseil pédagogique existait déjà à titre expérimental dans plusieurs établissements qui recherchaient un espace d’expertise et de concertation interne pour répondre à l’encombrement du conseil d’administration par la multiplication des actes de gestion administrative et financière. Il convenait également de donner un cadre institutionnel à la posture du chef d’établissement comme « premier des pédagogues ». Lieu d’expertise et de concertation, de consultation et de proposition des équipes pédagogiques, le conseil pédagogique doit permettre de mieux coordonner les enseignements et d’organiser les activités scolaires en contribuant à élaborer le volet pédagogique du projet d’établissement associé au projet de vie scolaire de l’EPLE.

    #projet éducatif
  • Fiche pratique

    Les attributions du chef d’établissement

    Le métier de chef d’établissement a évolué vers une culture de l’encadrement depuis la création des EPLE. Associées à l’entrée progressive du droit dans les enceintes scolaires, la décentralisation et l’autonomie pédagogique ont bouleversé les paradigmes traditionnels d’une profession longtemps repliée sur la déclinaison des directives ministérielles. La fiche présente les attributions du chef d’établissement et leur évolution dans le cadre des réformes actuelles.

    #directeur d'établissement scolaire
  • Fiche pratique

    Le traitement du défaut d’assiduité scolaire

    Conformément aux objectifs du socle commun, l’Éducation nationale se doit de conduire chaque élève vers l’acquisition de compétences fondamentales et l’obtention d’une qualification minimale. La lutte contre l’absentéisme scolaire constitue à ce titre un enjeu majeur tant il signe pour beaucoup d’élèves la fin de leur parcours et la chute irréversible vers le décrochage. Dès les premières manifestations, il importe donc sans tarder d’appliquer une action de remédiation. La présente fiche a pour objectif de décrire les étapes et les exigences procédurales à mettre en place dans les EPLE, en lien avec les DSDEN, afin de lutter contre le défaut d’assiduité scolaire. Il est à noter que, selon la loi, le seuil de l’obligation scolaire est fixé à l’âge de 16 ans.

    #élève #absentéisme scolaire
  • Fiche pratique

    Améliorer le climat dans l’établissement

    Depuis les années 1990, avec l’augmentation de la violence scolaire, l’intérêt pour le climat des établissements s’est développé en France, à cause d’un changement dans les représentations de la violence : la reconnaissant comme endogène, on a décidé de s’attaquer à elle de l’intérieur de l’établissement, dont on a cherché à améliorer le climat. Par ailleurs, les enquêtes internationales, dont Pisa, ont montré l’importance centrale du climat scolaire dans la réussite des élèves. Elles établissent en effet qu’il constitue l’un des trois principaux facteurs de la réussite scolaire des élèves. Elles mesurent par ailleurs, malheureusement, combien la France se trouve mal placée dans les classements comparatifs (pays de l’OCDE) sur ce critère. Cette fiche vise à définir cette notion de climat à travers ses principaux paramètres et à indiquer des pistes pour améliorer le bien-être de tous les acteurs de l’institution. En effet, plusieurs études montrent le lien entre la qualité du climat et les performances scolaires, qui sont la préoccupation majeure de notre système éducatif.

    #eple
  • Fiche pratique

    Animer la commission éducative

    La commission éducative a été instituée par le décret n° 2001-728 du 24 juin 2011. Elle s’est substituée à la commission de vie scolaire. Ses compétences la situent explicitement comme une alternative au conseil de discipline : elle examine la situation de l’élève dont le comportement est inadapté à la vie scolaire ou qui ne remplit pas ses obligations scolaires et elle recherche une solution éducative personnalisée, en associant ses parents. Elle peut prendre des mesures de prévention et d’accompagnement, des mesures de responsabilisation ainsi que des mesures alternatives aux sanctions. Mais elle peut également, le cas échéant, aboutir à des sanctions disciplinaires relevant de la responsabilité du chef d’établissement : c’est-à-dire qui ne peuvent excéder la sanction maximale de 8 jours d’exclusion. Le rôle de cette commission, obligatoirement constituée dans chaque établissement, est réaffirmé dans la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 (abrogeant celle de 2011 relative aux procédures disciplinaires), relative à l’application de la règle, aux mesures de prévention et de sanctions. Cette fiche rappelle tout d’abord les missions et le fonctionnement de la commission puis précise le rôle du chef d’établissement.

    #vie scolaire

Ressources associées