Ulrich Rodrigo

Ulrich Rodrigo

Ulrich Rodrigo

Directeur général adjoint en charge de l’aménagement durable et de l’animation du territoire

Biographie professionnelle

Cadre territorial, il est actuellement directeur général adjoint en charge de l’aménagement durable et de l’animation du territoire, au sein de la commune de Bègles (Gironde).

Juriste de formation, spécialisé en droit de l’urbanisme, il est aussi titulaire d’un master 2 en politique de développement des collectivités locales.

Consultant formateur et chargé d’enseignement, il anime régulièrement des séminaires à destination des organismes publics ou parapublics et a participé à différentes tables rondes sur les thématiques liées à l’aménagement du territoire.

Publications récentes

  • Fiche pratique 1 avril 2026

    Que peut-on faire dans un espace boisé classé (EBC) ?

    Dans le cadre d’un plan local d’urbanisme, des secteurs peuvent être identifiés en raison de leur qualité paysagère existante ou de leur potentiel, qu’ils soient soumis ou non au régime forestier (boisement, espace vert, arbres isolés, alignements de haies, etc.). Ces secteurs seront alors référencés comme « espaces boisés classés » (EBC). Ce classement contraint fortement toute forme d’intervention et interdit tout changement d’affectation. Le juge administratif est venu confirmer, à de nombreuses reprises, la sanctuarisation de ces espaces même s’il admet également la réalisation de travaux qui ne compromettent pas la destination de ces espaces.

    #site protégé
  • Fiche pratique 1 avril 2026

    Le permis d’aménager, de l’instruction à la délivrance

    Conformément à l’article R. 423-1 du Code de l’urbanisme, la demande du permis d’aménager peut être établie par : toute personne physique ou morale, propriétaire ou non (autorisée par les propriétaires à engager des travaux) de l’unité foncière ; un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire, dans les cas d’indivision ; toute personne ayant qualité pour bénéficier de l’expropriation pour cause d’utilité publique. La date de dépôt ouvre le délai d’instruction. Le dossier peut soit être envoyé par voie postale avec avis de réception, soit être remis en mairie. Dans ce dernier cas, il est nécessaire d’établir un récépissé de dépôt.

    #permis d'aménager
  • Fiche pratique 1 avril 2026

    Qu’est-ce qu’un schéma de cohérence territoriale (SCoT) ?

    Les schémas de cohérence territoriale (SCoT), qui ont remplacé les schémas directeurs (L. n° 2000-1208, 13 déc. 2000 ; C. urb., art. R. 122-2 et suiv.), sont des documents d’urbanisme élaborés par plusieurs communes qui partagent les mêmes objectifs d’aménagement afin d’obtenir une cohérence en matière d’urbanisation, d’aménagement, d’environnement et d’équipement. Depuis, plusieurs textes ont renforcé le rôle et la portée de ces documents en les positionnant comme documents intégrateurs, cadre de référence pour les documents locaux de planification. La loi n° 2015-991 du 7 août 2015, dite « loi NOTRe », est également revenue sur plusieurs dispositions de la loi Alur au sujet notamment du périmètre d’un SCoT.

    #schéma de cohérence territoriale
  • Fiche pratique 9 mars 2026

    Quel est le champ d’application de l’évaluation environnementale ?

    L’évaluation environnementale est un outil essentiel de la prévention des atteintes à l’environnement. Elle permet d’évaluer au préalable les effets d’une activité sur l’environnement et d’en éviter certaines conséquences dommageables. Les collectivités territoriales sont confrontées à ces procédures lorsqu’elles assurent la maîtrise d’ouvrage de certains projets, par exemple en matière d’infrastructures routières ou d’installations de traitement des déchets. Il convient donc de connaître le champ d’application de la procédure d’étude d’impact. Le champ d’application de l’évaluation environnementale est très vaste. De façon générale, sont précédés d’une évaluation environnementale les projets de travaux, d’ouvrages ou d’aménagements publics et privés qui, par leur nature, leurs dimensions ou leur localisation, sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement ou la santé humaine (C. envir., art. L. 122-1-I). Plus précisément, les projets sont déterminés en fonction de seuils et de critères (annexe de l’article R. 122-2 du Code de l’environnement). On distingue les projets qui font systématiquement l’objet d’une évaluation environnementale et ceux qui doivent faire l’objet d’un examen au cas par cas afin de déterminer si une évaluation environnementale est nécessaire (art. L. 122-1-I). Certains projets, lorsqu’ils n’entrent pas dans ces critères, en sont dispensés. Cette fiche a pour objectif de préciser les projets qui doivent faire l’objet d’une évaluation environnementale (art. R. 122-2) et les conséquences sur l’instruction du dossier.

    #aménagement territorial
  • Fiche pratique 27 février 2026

    Déroger aux règles du plan local d’urbanisme

    Si le PLU peut prévoir des dispositions particulières à certains secteurs et certains projets, le Code de l’urbanisme admet également que l’autorité compétente puisse simplement déroger aux règles du PLU. La diversité des dispositions existantes et codifiées aux articles L. 152-3 et suivants du Code de l’urbanisme, ouvre un champ dérogatoire très important, qu’il s’agisse des règles de hauteurs, d’emprise ou de stationnement par exemple. Des limites, détaillées aux articles R. 152-4 et suivants, sont néanmoins fixées et la décision devra systématiquement être motivée. L’activation de ces dérogations peut ainsi permettre la concrétisation d’un projet sans qu’il soit nécessaire de faire évoluer le PLU.

    #plan local d'urbanisme
  • Fiche pratique 27 février 2026

    Préserver et valoriser les espaces naturels

    Le dernier bilan environnemental de la France, publié en 2024, confirme le caractère préoccupant de la situation nationale, notamment marquée par l’artificialisation des sols, la dégradation des milieux naturels et le recul de la biodiversité. Dans ce contexte, la montée en puissance des objectifs environnementaux dans les politiques publiques nécessite, le cas échéant, la mise en place d’outils de préservation accompagnés de stratégies de valorisation des espaces naturels adaptées. Compte tenu des enjeux et des réalités territoriales, plusieurs dispositifs de protection se distinguent : les espaces naturels sensibles (ENS) qui sont des zones protégées gérées au niveau départemental ;   le réseau Natura 2000, qui vise à la conservation d’habitats et d’espaces d’intérêt communautaire ; les parcs naturels régionaux (PNR), constitués de territoires ruraux dotés d’un patrimoine naturel et culturel remarquable, mettant en œuvre un projet de développement durable et de protection au moyen d’une charte concertée ; la trame verte et bleue (TVB), qui vise à la préservation des corridors écologiques. Elle constitue un outil structurant pour lutter contre la fragmentation des milieux naturels, contribuant ainsi à la sauvegarde des habitats naturels et de la biodiversité et au maintien des fonctions écologiques des territoires. 

    #protection de l'environnement #milieux naturels

Ressources associées