La réfaction dans les marchés publics : définition, règles et exemples pratiques

Dans la fonction publique, la bonne exécution des marchés publics est un enjeu majeur. Lorsque les prestations fournies ne sont pas totalement conformes, la réfaction permet d’accepter la prestation tout en ajustant le prix.

Définition de la réfaction

La réfaction consiste à appliquer une réduction du prix d’un marché lorsque la prestation fournie présente des défauts ou insuffisances. Elle permet de conserver la prestation tout en compensant la perte de qualité.

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Les cas d’application dans les marchés publics

  • Équipements livrés avec défauts mineurs
  • Prestations intellectuelles partielles
  • Travaux réalisés avec des imperfections

La réfaction protège ainsi les deniers publics tout en assurant la continuité du service.

Différence entre réfaction et pénalités

Les pénalités sanctionnent un retard ou un manquement contractuel. La réfaction vise une réduction de prix en raison d’une qualité imparfaite. Les deux peuvent se cumuler si cela reste proportionné.

Exemples pratiques et précautions

Exemple : une commune commande 200 chaises. Certaines sont livrées avec rayures. Elle peut appliquer une réfaction de 5 à 10 % du prix.

Attention : la réfaction doit être proportionnelle, juridiquement justifiée, et susceptible d’un contrôle par le juge administratif.

En conclusion, la réfaction dans les marchés publics est un outil de gestion contractuelle souple, permettant de protéger les intérêts de l’administration tout en assurant la continuité du service.

Publié le 21/08/2025

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