Hôpitaux : la fonction achat au cœur des débats

Achats

Dans le milieu hospitalier, la professionnalisation de la fonction achat est engagée.

La fonction achat, un domaine prioritaire

Dans le cadre des réformes hospitalières en cours et du plan Performance des achats hospitaliers, lancés par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), l’Association française des acheteurs hospitaliers (ASFAH) vient d’organiser les premières Journées de l’achat hospitalier les 15 et 16 novembre 2011. Au-delà de ce qui peut paraître factuel dans la vie d’un hospitalier, la fonction achat, après la fonction personnel, est au cœur de la rationalisation et de l’efficience, notamment au niveau de la maîtrise des coûts.

La pression financière et les impératifs de qualité de plus en plus pressants, ont obligé les établissements à mettre en place de nouvelles procédures fondées sur la mutualisation des pratiques et des achats afin non seulement de réduire leurs coûts de fonctionnement, mais aussi de peser sur les marchés. Une circulaire de la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), datée d’octobre 2004, précisait que l’instauration de groupements de commandes permettrait d’engendrer des économies de l’ordre de 1 % à 2 % sur le budget achats.

Selon une enquête réalisée cet été 2011 par Factea Healthcare et >Pragma, 88 % des cadres dirigeants des hôpitaux considèrent que la fonction achat est un sujet prioritaire au sein des établissements de santé. Près de 169 personnes directement concernées par les achats (directeurs d’établissement, directeurs et responsables achats, pharmaciens, etc.) représentant 140 établissements de santé publics et privés, ont répondu à cette enquête. La maîtrise des dépenses est l’objectif prioritaire le plus courant dans les établissements (89 % des répondants), et 77 % des personnes sondées considèrent que la fonction achat doit contribuer à la qualité de la prise en charge du patient.

Quel acheteur demain ?

La fonction d’acheteur prend donc une toute autre dimension dans ce contexte. Les difficultés financières des établissements obligent à une recherche d’efficience de plus en plus poussée et l’acheteur est amené à avoir des responsabilités de plus en plus importantes, notamment au sein des grandes structures. L’hôpital doit faire sa révolution dans ce domaine, en passant de l’agent qui gère les commandes au superviseur de fonctions, qui ne peuvent exister qu’au travers d’équipes structurées, aguerries et formées aux dernières techniques.

Le temps où les achats étaient effectués auprès des fournisseurs locaux s’achève. Aujourd’hui, l’économie d’échelle sur certains achats est telle que les négociations s’effectuent entre un négociateur pour un groupe d’hôpitaux et un représentant d’un grand groupe, voire d’une multinationale.

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