Par un courrier daté du 25 septembre 2026, le président de l’Association des petites villes de France (APVF), Christophe Bouillon, et son homologue de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS), Luc Carvounas, alertent le Premier ministre sur le risque de non-recours à l’indemnité carburant destinée aux travailleurs qui utilisent leur véhicule dans le cadre de leur activité professionnelle. « Cette aide est attendue par des professionnels essentiels à la vie quotidienne des territoires, notamment les infirmiers libéraux, les aides à domicile, les artisans et les professionnels itinérants. Mais les démarches en ligne, les critères d’éligibilité et les pièces justificatives à réunir peuvent décourager une partie de ses bénéficiaires potentiels », préviennent-ils.
Communes et CCAS prêts à s’engager
Les communes et leurs CCAS et CIAS sont prêts à informer et accompagner les habitants dans leurs démarches, écrivent Christophe Bouillon et Luc Carvounas à Sébastien Lecornu. Toutefois, cette mobilisation représente du temps de travail et des moyens techniques, sans compensation prévue pour les collectivités, ajoutent les deux présidents. Les plus petits CCAS ne disposent pas toujours du personnel nécessaire, au risque de créer des différences d’accès à l’aide selon les territoires, précisent-ils au Premier ministre.
Maintenir le financement des conseillers numériques
L’APVF et l’UNCCAS s’inquiètent également de l’arrêt du financement par l’État des conseillers numériques. Présents notamment dans les mairies, les CCAS et les espaces France Services, ces professionnels jouent « un rôle essentiel auprès des personnes qui rencontrent des difficultés avec les démarches dématérialisées. » Les deux associations demandent donc au Premier ministre de maintenir le financement des conseillers numériques, de définir avec elles le rôle des communes et des CCAS dans l’accompagnement des bénéficiaires, en identifiant des interlocuteurs au sein des administrations compétentes, et de compenser les moyens humains et techniques mobilisés localement. « Une aide publique doit parvenir jusqu’à celles et ceux qui en ont besoin. Les communes et leurs CCAS sont prêts à y contribuer, à condition que l’État assume pleinement ses responsabilités à leurs côtés », assurent Christophe Bouillon et Luc Carvounas.