Aides à la personne : de nouveaux tarifs en perspective

Aide à domicile

C’était un souhait exprimé depuis longtemps par les associations du secteur : que les tarifs horaires soient revus. Des revendications désormais prises en compte par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) .

Le rapport de la mission sur la tarification et la solvabilisation des prestations d’aide à domicile pour les personnes les plus fragiles, établi par l’inspection générale des affaires sociales et l’inspection générale des finances, et publié en octobre 2010, mettait en exergue les difficultés rencontrées par les acteurs de l’aide à domicile. Ceux-ci étant pris entre le marteau de financements publics de plus en plus timides, et l’enclume de la réduction du pouvoir d’achat des ménages, notamment à cause de la crise. Ce document prônait, afin d’éviter de nouvelles cessations de paiement en séries parmi ces acteurs, une révision des tarifs horaires des prestations d’aide à domicile, devenus prohibitifs pour leurs usagers potentiels.
Dans le constat comme dans les solutions, les conclusions de la mission rejoignait celle du Collectif des 16, regroupant autant d’associations d’aide à domicile, qui depuis exigent une réforme de ces tarifs horaires des prestations d’aide à domicile. Leurs craintes : voir les personnes dépendantes de l’aide à domicile dans l’incapacité de se l’offrir, et donc nombre de structures mettre la clef sous la porte faute de ressources financières, signifiant la perte de leur emploi pour de nombreux employés du secteur. Etablir de nouveaux modes de financement de l’aide à domicile était donc nécessaire.
C’est ce que s’est engagé à faire la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), ce 27 avril, lors d’une réunion avec les fédérations d’aide à domicile. Sa nouvelle directrice, Sabine Fourcade, a demandé à chacune d’elles de communiquer à la DGCS une synthèse de leurs informations, qu’elle analysera courant juin. Sera ensuite engagée « Une étude de plusieurs modèles d’allocation de ressources, à la fois pour les services autorisés et agréés, après consultation du secteur, de l’Assemblée des départements de France et des caisses de sécurité sociale », affirme le compte-rendu de la réunion destiné à la presse.
Suivra une réforme de l’allocation de ressources, qui serait achevée en 2012. D’ici là, les conseils généraux – principaux financeurs, prestataires et bénéficiaires du secteur devront continuer à faire ce qu’ils tentent de faire depuis de nombreux mois : tenir bon. « En décembre 2009, les fédérations nationales du secteur estimaient qu’une centaine de structures, représentant 60 000 personnes aidées, s’étaient déjà déclarées en cessation de paiement, et que leur nombre devait plus que doubler en 2010 », informe le rapport daté d’octobre 2010.

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