Une campagne de communication pour lutter contre le mariage forcé et l’excision

Droit des femmes

Le secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes lance une campagne pour sensibiliser et alerter sur ces sujets.

« Les grandes vacances sont la période où les risques de mutilations sexuelles féminines comme les risques de mariages forcés sont les plus accrus, rappelle le secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Sous prétexte d’un voyage dans le pays d’origine de leurs parents, de nombreuses adolescentes peuvent s’en trouver victime. »

La secrétaire d’État, Marlène Schiappa, a donc décidé de lancer, début juillet, une campagne de communication avec la diffusion de deux spots vidéos de sensibilisation et d’alerte sur ces sujets. Soulignant que « la République Française protège toutes les femmes », elle a souhaité réaliser et diffuser deux vidéos, afin de sensibiliser les entourages et les victimes potentielles de ces risques et rappeler qu’il existe des solutions d’aide et d’écoute.

Incarnés par Diaryatou Bah, jeune femme d’origine Guinéenne, petite fille excisée au village, mariée à 13 ans, exilée en Europe et victime de violences conjugales, ces films ont été réalisés avec le concours de plusieurs associations et le Service d’information du gouvernement (SIG), rattaché au Premier ministre.

Le secrétariat d’État estime que 53 000 femmes adultes excisées vivent actuellement en France. Et 3 adolescentes sur 10 dont les parents sont issus de pays pratiquant traditionnellement l’excision sont menacées de mutilations sexuelles.

Pour mémoire, la loi française interdit l’excision et protège toutes les filles qui vivent en France, quelle que soit leur nationalité et quel que soit le territoire où elle est pratiquée. De même, en droit français, l’absence de consentement est une cause de nullité du mariage.

Le fait de contraindre une personne à se rendre à l’étranger pour l’y marier de force, notamment en lui cachant le vrai motif de son voyage, est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (Article 222-14-4 du Code pénal), rappelle le secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Posté le par Rédaction Weka

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