Les parlementaires se penchent sur l’orientation des élèves

Éducation

Dans un rapport parlementaire sur « l’évaluation des politiques publiques en faveur de la mobilité sociale des jeunes », rendu public en décembre 2013, les députés abordent la question de l’orientation des élèves.

Les députés prennent très au sérieux la question de l’orientation scolaire dont ils estiment que la dimension contrainte, bien souvent, est source potentielle de fort absentéisme et en bout de course de possible cause de décrochage scolaire. Pour lutter contre cela, ils prônent une révision de l’offre de formation pour les jeunes. Trois priorités sont ciblées : « promouvoir une orientation mieux choisie, redonner de la visibilité aux filières professionnelles, et renforcer la lutte contre le décrochage scolaire et les dispositifs de seconde chance ».

Travailler prioritairement sur le collège

En premier lieu, le rapport pointe la nécessité d’une plus grande diversification des parcours au collège et notamment pour les élèves en difficulté ou « dont le projet nécessite une attention particulière (classe relais, 3e alternative…) ». Cela devrait aussi concerner, selon les députés, tous les élèves qui n’ont pas vocation à intégrer la voie générale après la 3e.

En second lieu, ils suggèrent de mettre en place le parcours individualisé de découverte des métiers et des formations (PDMF) à partir de la 6e. Créé en 2008, il s’adresse actuellement aux élèves de 5e. Autre élément : renforcer l’implication du chef d’établissement dans ce dispositif ; ainsi, les parlementaires vont jusqu’à évoquer la possibilité de prendre en compte l’atteinte des objectifs du PDMF dans leur évaluation.

Des personnels-clés

Les députés soulignent également le « rôle pivot du professeur principal » et celui du Copsy, pour lequel « il importe d’orienter résolument leurs activités d’expertise, de conseil, d’accompagnement et d’information vers la principale démarche de l’établissement en matière de préparation à l’orientation : le PDMF ». Selon eux, ces tâches particulières devraient pouvoir être valorisées financièrement mais aussi prises en compte dans le déroulement de carrière.

Enfin, qui dit implication efficace des personnels dit formation de qualité : les Espé sont ainsi appelés à mieux « former les équipes pédagogiques pour présenter clairement aux élèves ce que sont les métiers et la vie professionnelle ».

Au lycée

Il est nécessaire, pour les députés, d’« engager une réflexion sur le bac professionnel », en particulier sur les points pertinence et adaptabilité de la carte des formations, sa « vocation professionnalisante », dans le but de permettre une réelle revalorisation de la filière.

Par ailleurs, dans chaque EPLE, ils réclament un accompagnement renforcé pour la compréhension et l’utilisation des dispositifs en ligne comme Affelnet ou bien APB (Admission post-bac), notamment dans les lycées professionnels.

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