Pratique sportive : pour un même protocole sanitaire à l’école et en club

Éducation

Au nom de la continuité pédagogique, les élus et les directeurs territoriaux en charge du sport demandent une harmonisation des protocoles sanitaires.

À l’occasion de la rentrée scolaire et sportive, 12 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école et 16 millions de licenciés celui du stade, du gymnase ou de la piscine. Alors que la crise sanitaire perdure, « l’enjeu de la saison sportive 2021/2022 pour les associations est cruciale pour leur avenir », insistent l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES) et l’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports (ANDIISS), dans un communiqué commun du 15 septembre 2021.

Pour les scolaires, le gouvernement a décidé de ne pas appliquer de passe sanitaire, avec un protocole de niveau 2 qui correspond à une pratique sportive autorisée avec contact en extérieur et sans contact en intérieur (primaire, collège, lycée) ; les étudiants, qui sont majeurs, bénéficient d’un régime spécifique qui autorise toutes les pratiques sans passe sanitaire et avec contact. En revanche, la pratique sportive pour les mineurs en milieu associatif avec contact (intérieur et extérieur) sera soumise, à compter du 30 septembre 2021, à la présentation du passe sanitaire.

« Cette absence d’harmonisation et cette dualité entretenue des protocoles des ministères de l’Éducation nationale et des Sports pour les mineurs créent de grandes incompréhensions et des incohérences sur le terrain pour les propriétaires, gestionnaires des installations, ainsi que pour les bénévoles des associations », dénoncent les deux associations. Et l’ANDES et l’ANDIISS de citer un exemple : un enfant, à 16h dans un gymnase, peut pratiquer du handball en EPS sans passe sanitaire et sans contact, puis à 18h, au même endroit et pour la même pratique, il devra, dès le 30 septembre 2021, présenter le passe sanitaire et pourra jouer avec contact. Ces différences de traitement instaurent un climat néfaste pour la rentrée sportive pour les associations, mais aussi pour la pratique à l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) dans bon nombre de collectivités, déplorent les deux associations.

« Les collectivités locales, comme le secteur sportif, ont fait preuve de responsabilité quant à l’application des gestes barrières pour freiner la pandémie, ainsi que la promotion et la massification de la vaccination des Français pour leur protection », assurent d’une même voix l’ANDES et l’ANDIISS. C’est la raison pour laquelle, elles formulent les deux propositions suivantes :

  • « Au nom de la continuité pédagogique et éducative entre le ministère de l’Éducation nationale et le ministère des Sports, nous demandons une harmonisation, une mise en cohérence et une continuité entre les protocoles du ministère de l’Éducation nationale et le ministère des Sports ;
  • Concernant la récurrence des contrôles du passe sanitaire, nous proposons un assouplissement pour permettre de contrôler une seule fois le passe sanitaire des personnes avec un schéma vaccinal complet, afin de reconnaître leur engagement pour se protéger et protéger leurs proches. »

Sans cela, les deux associations redoutent une nouvelle baisse des adhésions au sein des associations sportives. Selon les remontées de terrains lors des nombreux et récents forums des associations, cet impact sera davantage marqué dans les territoires ruraux ou les territoires des quartiers politiques de la ville, où les taux de vaccination sont moins élevés, préviennent l’ANDES et l’ANDIISS.

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