Quelle dépense par élève, en France ?

Éducation

C’est la question à laquelle la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère tente de répondre dans sa Note d’information de décembre 2012.

Quel coût annuel ?

En 2011, la France a consacré près de 124,6 milliards d’euros à la dépense intérieure d’éducation (DIE) pour la formation initiale. Cela correspond à un effort de 8 250 euros pour chaque élève ou étudiant. De 1980 à 2011, le coût moyen d’un élève ou d’un étudiant a été globalement multiplié par 1,752.

Quel coût cumulé ?

Une scolarité complète (de la maternelle au master), sans modification de la durée de cycle, est estimée à une durée de vingt ans. En dépense cumulée, cela reviendrait à 168 300 euros, se répartissant ainsi :

  • 28 % pour le primaire,
  • 40 % pour le secondaire,
  • 32 % pour l’enseignement supérieur.

Quel(s) niveau(x) d’enseignement coûte(nt) cher ?

La DEPP constate que le coût moyen augmente avec le niveau d’enseignement. En 2011, quand la nation dépense 100 euros pour un élève de l’élémentaire, elle consacre 96 euros pour un élève du pré-élémentaire, mais 141 euros pour un collégien, 196 euros pour un lycéen et 197 euros pour un étudiant.

Autre enseignement : depuis la réforme de la voie professionnelle en 2009 (généralisation du bac pro en 3 ans au lieu de 4), le coût d’un baccalauréat professionnel est à peine supérieur à celui d’un baccalauréat général et technologique.

La place de la France dans l’OCDE

En 2009, comparativement à la moyenne de l’OCDE, la France dépense, pour un élève :

  • 19 % de plus pour les études secondaires,
  • 30 % de moins en primaire.

Qui finance ?

En 2009, l’État français finançait 60 % de la dépense moyenne et les collectivités territoriales près de 25 %. C’est une situation assez atypique au sein de l’OCDE où ce sont les collectivités territoriales qui financent la plus grande partie de la dépense moyenne en 2009 (49 %), « l’État central n’en finançant que 35 % ».

En France, depuis 2000, les collectivités territoriales augmentent leur participation à tous les niveaux sans exception. C’est pour les lycéens que c’est le plus prégnant : ainsi, la contribution des régions a doublé, « principalement du fait des mesures de décentralisation dans la gestion des TOS à partir de 2006 » mais aussi en raison de la prise en charge progressive du coût des manuels scolaires depuis 2003.

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