Rythmes scolaires : Front de gauche et SNUipp-FSU demandent le report à Paris

Éducation

Le groupe PCF-PG au Conseil de Paris et le syndicat SNUipp-FSU, majoritaire dans le premier degré à Paris, ont appelé vendredi la mairie de Paris à « choisir la voie de l’apaisement » en renonçant à appliquer la réforme des rythmes scolaires en 2013 dans la capitale.

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« J’appelle l’exécutif municipal à choisir la voie de l’apaisement », a déclaré le président du groupe Ian Brossat dans un communiqué. « Les élus PCF/PG présenteront dès la semaine prochaine des vœux dans les différents conseils d’arrondissement demandant le report de la mise en œuvre de la réforme à septembre 2014. Ce report permettrait à la Ville de Paris de mener un grand débat sur l’avenir de l’école dans la capitale et sur son projet éducatif« , a-t-il ajouté. « L’apaisement est indispensable dans l’intérêt tout d’abord des élèves, mais plus largement dans l’intérêt de l’ensemble de la communauté éducative« , a de son côté souligné le SNUipp-FSU. La volonté du maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) de mettre en œuvre en 2013 le retour à la semaine de quatre jours et demi a suscité une levée de boucliers des professeurs des écoles, qui se sont mis massivement en grève mardi.

La première des réunions publiques organisées par la mairie, qui s’est tenue jeudi soir dans le XIXe arrondissement, a montré « une unanimité de la communauté éducative contre cette modification bâclée des rythmes éducatifs« , a rapporté Ian Brossat. « Ce ne sont plus seulement les enseignants parisiens qui se mobilisent. Ce sont aussi les animateurs de la Ville de Paris et les parents d’élèves« , a-t-il affirmé. Selon le SNUipp-FSU, les deux adjointes au maire Anne Hidalgo et Colombe Brossel se sont retrouvées « seules face à 800 personnes ». « Malgré les huées de l’ensemble de la salle, Mmes Hidalgo et Brossel sont restées inflexibles et ont tenu à nous raconter un beau conte de fées ! Langue de bois face à la réalité des écoles décrites par l’ensemble des participant-es ! », a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

« Pour relancer le dialogue et permettre une réelle transformation de l’école », le SNUipp-FSU a renouvelé sa demande de « la tenue dans les plus brefs délais d’États généraux de l’école à Paris ». Une manifestation est prévue le 2 février de la Sorbonne à l’Hôtel de Ville.

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