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“À nous les colo” : la campagne 2022 est lancée

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À l’approche des vacances d’été, le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports renouvelle sa campagne de communication pour promouvoir les colonies de vacances.

“À nous les colo” : la campagne 2022 est lancée

L’an dernier, 900 000 enfants sont partis en colonies de vacances ; ils étaient 4 millions au début des années 1960 ! 550 000 enfants sont partis en colos à l’été 2021, dont plus de 80 000 enfants en « Colos apprenantes ». Ces chiffres sont à appréhender à l’aune de la crise sanitaire, qui a provoqué une baisse sensible de la fréquentation des accueils collectifs avec hébergement. Et d’un autre chiffre : chaque année, plus de 3 millions d’enfants n’ont pas la chance de partir en vacances.

« Les longues périodes de confinement, puis de déconfinement progressif depuis deux ans ont bouleversé le quotidien des enfants et des jeunes, en limitant leurs interactions sociales et en rendant plus difficile les réponses à leurs besoins psychologiques, cognitifs, physiques nécessaires à leur épanouissement », explique le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Dans ce contexte, à l’approche des vacances estivales, il renouvelle sa campagne de communication « À nous les colos ». Avec pour objectif de (re)mettre en avant l’intérêt des colonies de vacances auprès des enfants et de leurs familles, leurs nombreux bénéfices et enjeux (expérience de vie collective, mixité fille/garçon, ruraux/urbains, découverte d’activités, de territoires, autonomie…), et la diversité des choix qui s’offrent à eux. L’opération « Vacances apprenantes » est également reconduite pour les vacances d’été 2022.

« En permettant à des centaines de milliers d’enfants de partir en vacances, les « colos » représentent une opportunité unique pour rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouveaux territoires et de nouvelles activités », répète le ministère. Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles les colonies de vacances font l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics. « Dans une logique de mixité sociale et d’éducation propices à l’École de la confiance, l’intérêt des colonies de vacances doit être mis en avant auprès des enfants et de leurs familles », insiste le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports.

« (Re)prendre l’air en colo », « Se (re)trouver en colo », « (Re)nouer des liens en colo ». Mis en scène avec l’utilisation du préfixe (re), les images et les messages de la campagne « À nous les colos » présentent les colonies de vacances « à travers des « expériences » vécues comme autant de moments de vie, de joie et de partage tout en répondant aux nouvelles angoisses potentielles des parents ; sans jamais utiliser de termes anxiogènes comme « sécurité », « sanitaires », « mesures », « protocole »… »

Présenter des enfants en pleine action, ou un groupe de pré-adolescentes en bord de mer, loin des réseaux sociaux et autres relations distantes et virtuelles, permet non seulement de faire un clin d’œil aux apprentissages traditionnels, mais aussi de confirmer que les colonies de vacances offrent aux enfants un cadre idéal pour vivre des expériences extraordinaires, au sens littéral du terme. Les colos sont également présentées comme une véritable opportunité pour découvrir et appréhender le monde au-delà de son environnement familial urbain et quotidien.

Le dispositif des « Colos apprenantes » est reconduit cet été, du 7 juillet au 1er septembre 2022. Créées en 2020 dans le cadre du programme « Vacances apprenantes », ces colos d’un genre particulier visent à proposer des activités associant loisirs et renforcement des apprentissages, afin que les enfants et les jeunes puissent mettre à profit les vacances scolaires pour consolider leur savoir et aborder la rentrée scolaire dans de bonnes conditions.

L’objet de ce dispositif est donc de permettre aux enfants et jeunes scolarisés (de 3 à 17 ans) de partir en « Colos apprenantes », en partenariat avec les collectivités territoriales et les associations. Celui-ci s’adresse en priorité aux jeunes les plus exposés aux effets de la crise : jeunes des quartiers politique de la ville et de zones rurales, issus de familles isolées, monoparentales ou en situation socio-économique difficile, enfants en situation de handicap ou encore les mineurs accompagnés par la protection de l’enfance. Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour – plafonnée à 400 euros par mineur et par semaine – est versée aux collectivités partenaires pour permettre aux enfants et jeunes de partir dans ces séjours labellisés.