La Cnape appelle à une mobilisation générale contre la pauvreté des enfants

Enfance et famille

Lutter contre la pauvreté des enfants constitue un devoir majeur pour leur protection, assure la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape).

À l’occasion de l’ouverture, ce 10 décembre, de la Conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape) espère vivement que la lutte contre la pauvreté des enfants émergera de l’ensemble des travaux comme l’une des grandes priorités du gouvernement. « Derrière les indicateurs de la pauvreté, se cachent des réalités quotidiennes souvent dramatiques, aux effets d’autant plus redoutables pour les enfants que la pauvreté de leurs parents est durable, rappelle la Convention. Elle les affecte dans leur développement, dans leur scolarité, dans leur vie et leurs relations de chaque jour. Cette pauvreté rend difficile leur présent et compromet leur avenir, lorsqu’elle finit par avoir raison de leur espérance. La France fait partie des pays où la pauvreté des enfants est proportionnellement plus élevée que celle des adultes. Autrement dit, les enfants sont moins protégés de la pauvreté ».

Compte tenu de l’ampleur prise, ces dernières années, par la pauvreté des enfants, tous les moyens doivent être déployés, « sans délai, pour la réduire au plus bas et en amortir les effets sur tous les enfants qui en sont victimes, martèle la Cnape. L’État, la société, tout un chacun a le devoir de protéger les plus vulnérables et, parmi ceux-ci, les enfants. La première des protections que nous devons leur assurer doit être de les protéger contre la pauvreté et toutes les exclusions. Cela passe par les politiques publiques et par l’action individuelle, par la lutte contre la pauvreté des parents, mais aussi par des actions directes sur l’enfant pour en réduire les effets ».

La pauvreté des enfants constitue une atteinte à leurs droits fondamentaux. La lutte contre ce phénomène doit s’inscrire dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) et respecter, tout particulièrement, son article 271, insiste la Cnape. Elle doit prendre en compte les réflexions et directives européennes à ce sujet. « Cette lutte doit être de portée universelle, concerner tous les enfants vivant sur notre sol, sans dérogation aucune, que ce soit en métropole ou dans l’outre-mer. Elle doit être multidimensionnelle et menée de front, de manière à recouvrir tous les domaines qui concernent la vie quotidienne des enfants et tout ce qui contribue à leur développement : vie familiale, éducation, santé, loisirs, culture et sports, énumère la Cnape. Il importe de viser le bien-être et l’épanouissement de chaque enfant dans une approche globale ».

La Cnape lance donc « un appel à une mobilisation générale contre la pauvreté des enfants ». Les pouvoirs publics, tant l’État que les collectivités territoriales, le Parlement et l’ensemble des organismes publics doivent y participer. « L’impulsion et la détermination politiques sont indispensables ». C’est aussi l’ensemble de la société civile qui est concerné, ajoute la Convention. « Les associations, notamment, qui ont déjà beaucoup œuvré, ne peuvent baisser les bras, même si le contexte économique et financier actuel tend à décourager les meilleures volontés. C’est justement aujourd’hui que les solidarités doivent se renforcer envers les plus démunis, que le sens du collectif doit reprendre sa place, que l’engagement et le militantisme doivent s’affirmer », conclut la Cnape.

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