Une consultation longue pour mieux dépister l’autisme

Enfance et famille

Une consultation longue pour dépister l’autisme à un âge précoce est mise en œuvre depuis le 11 février, à un tarif de référence fixé à 60 euros par la Sécurité sociale, a annoncé mardi 19 février 2019 le secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées.

Les diagnostics précoces entre 0 et 5 ans représentent seulement 34,5 % du total des diagnostics, alors que la Haute autorité de santé recommande une intervention avant 4 ans.

La consultation longue, qui s’appuiera sur des questionnaires adaptés validés par la communauté scientifique internationale, doit permettre d’orienter au plus vite l’enfant vers une structure capable de réaliser un bilan complet, indique un communiqué.

Le tarif de référence de la Sécurité sociale est de 60 euros (remboursé à hauteur de 70 % par l’Assurance maladie et 30 % par les complémentaires santé), et comme pour toute consultation ne tient pas compte d’éventuels dépassements d’honoraires.

« Cette consultation vise à réduire le délai de diagnostic de l’autisme pour éviter l’errance des familles et faire en sorte que l’enfant bénéficie des accompagnements nécessaires pour favoriser son développement », indique Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie nationale pour l’autisme.

Les médecins généralistes et les pédiatres peuvent repérer les signes d’alerte chez un enfant, sur la base de l’inquiétude manifestée par les parents sur son développement en terme de communication sociale et de langage.

L’absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes comme faire « coucou » ou « au revoir » à partir de 12 mois est un signe d’alerte, tout comme l’absence de mots à partir de 18 mois, relève le communiqué.

En France, 45 % des bilans concernent les enfants de 6 à 16 ans, selon les données d’un rapport de l’Inspection des affaires sociales (Igas) de mars 2016.

Pour la HAS, « l’enjeu principal d’un repérage puis d’un diagnostic précoce de trouble du spectre de l’autisme est la possibilité de mettre en œuvre des interventions adaptées aux enfants (…) avant l’âge de 4 ans dans le but de favoriser leur développement et leurs apprentissages et de réduire les sur-handicaps ».

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