L’UNCCAS présente le premier panorama des domaines d’intervention des CCAS/CIAS

Insertion

Selon une enquête de leur union nationale, la lutte contre l’exclusion constitue le premier champ d’intervention des CCAS et CIAS.

L’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) a dévoilé, le 18 mai, les résultats d’une vaste enquête sur les champs d’intervention des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS/CIAS). Celle-ci a été réalisée de mars à novembre 2010 auprès des 3 827 adhérents du réseau national, dont 86% ont répondu. Huit thématiques, organisées en trois grandes catégories d’intervention, ont été étudiées :
–   L‘aide et l’accompagnement des ménages en difficulté : actions de lutte contre les exclusions et aide au logement ou à l’hébergement ;
–   La mobilisation du réseau dans le soutien à l’autonomie des personnes : gestion de services à domicile, gestion d’établissements d’accueil et activités d’animation/prévention menées en direction des personnes âgées, équipements et services pour personnes en situation de handicap ;
–   La gestion des équipements et services d’accueil de la petite enfance et ceux destinés au public enfance / jeunesse.
Les CCAS/CIAS agissent dans les principaux champs suivants, par ordre décroissant d’implication : lutte contre l’exclusion (81%), services d’aide à domicile (52%), prévention et animation pour les personnes âgées (44%), gestion d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (25%), soutien au logement et à l’hébergement (23%), petite enfance (14%), enfance/jeunesse (9%), soutien aux personnes en situation de handicap (4%).

•   Priorité à la lutte contre l’exclusion
La lutte contre les exclusions constitue le premier champ d’intervention des CCAS/CIAS adhérents à l’UNCCAS. L’aide alimentaire, depuis longtemps portée par les CCAS, arrive en tête des actions menées : 96% des CCAS/CIAS (2 597 adhérents) intervenant dans la lutte contre les exclusions la citent (aides financières, bons alimentaires, colis, chèques d’accompagnement personnalisés…). Cette proportion atteint même 98% parmi les adhérents des villes de moins de 10 000 habitants. 17% du réseau précise, en outre, gérer une épicerie ou un restaurant social : environ 450 équipements de ce type sont recensés, dont presque la moitié (211) est gérée par des CCAS/CIAS des villes de moins de 10 000 habitants (et 63 par des CCAS de communes de moins de 3 500 habitants).
L’accès à la culture et aux loisirs est le plus fréquemment cité, après l’aide alimentaire. Ce champ couvre un large éventail d’actions : aides financières au départ en vacances, au paiement d’activités de loisirs ou sportives, conventions avec des lieux de spectacle, aide à l’utilisation d’internet, aide aux devoirs… Plus de 160 centres sociaux sont également gérés directement par un CCAS (159) ou par un CIAS (6). « Ces résultats témoignent de l’évolution des actions des CCAS/CIAS qui, au-delà de l’aide à la satisfaction des besoins élémentaires (aide alimentaire), s’engagent fortement dans des actions d’insertion sociale », se félicite l’UNCCAS.
Après ces deux champs d’intervention très investis, viennent le soutien à la gestion budgétaire et l’insertion socioprofessionnelle, puis l’accès aux soins et aux droits. Enfin, près d’un quart des CCAS/CIAS ont fait du logement/ hébergement un de leur axe d’intervention majeur.

•   Une forte implication auprès des personnes âgées
Second champ d’intervention privilégié : l’aide à domicile. Un CCAS sur deux (52%) déclare ainsi s’investir dans ce domaine, principalement au travers du portage de repas, les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) et de téléalarme. Au total, plus de 2 200 CCAS/CIAS gèrent un service de portage de repas et près de 850 sont gestionnaires d’un ou plusieurs SAAD. En outre, l’enquête recense 209 adhérents gestionnaires de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).
L’aide à l’autonomie des personnes se caractérise, également, par l’implication dans un grand nombre d’actions de prévention et d’animation. Par exemple, le réseau des CCAS/CIAS gère 719 foyers restaurants. De même, les CCAS/CIAS sont présents dans 98% des centres locaux d’information et de coordination (CLIC).
Un quart des répondants se déclare gestionnaire d’établissements d’hébergement pour personnes âgées. Il s’agit notamment d’établissements pour personnes âgées dépendantes (le réseau gère près de 400 EHPAD) et de logements foyers. Avec 1 123 structures recensées par l’enquête, 57% des logements foyers publics français dépendent des CCAS/CIAS.

•   Les équipements petite enfance et enfance/jeunesse
Les équipements et services relatifs à la petite enfance (offre de garde pour les 0-6 ans) occupent la sixième place parmi les huit champs étudiés. 477 CCAS/CIAS, soit 14% des répondants, déclarent gérer des équipements ou services en matière de petite enfance. Cette proportion varie de 10% à 30% selon la taille des CCAS/CIAS. Environ un quart de ceux des communes de 10 000 à 80 000 habitants y sont engagés. Les équipements ou services les plus souvent gérés par ces 477 CCAS/CIAS sont les multi-accueils : 340 répondants affirment en gérer un ou plusieurs. Viennent ensuite les relais d’assistantes maternelles (RAM), gérés par 274 répondants, puis les haltes-garderies (165) et, enfin, les crèches familiales (152). 140 des CCAS/CIAS ayant répondu déclarent également mettre en place des actions de soutien à la parentalité.
La thématique enfance/ jeunesse occupe l’avant dernière place des champs investis (devant les actions relatives au handicap) et implique 293 (soit 9%) des CCAS/CIAS. Les accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) arrivent en tête, avec 157 CCAS/CIAS répondants gestionnaires de 227 équipements. Les CCAS-CIAS gèrent aussi des accueils périscolaires, des restaurants scolaires, voire des ludothèques.

 

Posté le par Rédaction Weka

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