Le service civique a attiré 140 000 volontaires l’an dernier

Jeunesse

Plus de 140 000 jeunes volontaires ont effectué l’an dernier un service civique, soit 14 % de plus qu’en 2017 et 52 % de plus qu’en 2016, s’est félicitée jeudi 4 juillet 2019 l’agence chargée de mettre en œuvre ce dispositif réservé aux 16-25 ans.

Depuis sa création en 2010, le service civique a attiré au total plus de 370 000 volontaires. « C’est désormais une politique publique qui pèse sur la société : ces jeunes ont découvert l’engagement, ils permettent aux associations de se renouveler », a souligné Béatrice Angrand, la présidente de l’Agence du Service civique, à l’occasion de la présentation de son bilan annuel.

Cette forme de volontariat peut être également, pour les jeunes sortis sans diplôme du système scolaire, une opportunité d’être accompagnés ensuite vers l’emploi. Les promoteurs du dispositif ont ainsi noué un partenariat avec de grandes entreprises qui « se sont engagées à porter un regard bienveillant sur les CV des demandeurs d’emploi qui ont fait un service civique », a expliqué Mme Angrand.

Dans les années à venir, le système a vocation à accueillir toujours plus de jeunes, d’autant qu’il fera « partie intégrante » du futur Service national universel (SNU), dont il est « parfaitement complémentaire », a expliqué à l’AFP le secrétaire d’État en charge du dossier, Gabriel Attal.

Après une phase obligatoire d’un mois (15 jours en internat, 15 jours d’engagement dans une association ou une collectivité locale), le SNU – qui concernera à terme 800 000 jeunes par an, à l’horizon 2022-2023 – pourra se décliner en une 2e phase, facultative. Dans ce cadre, les jeunes pourront s’engager dans du bénévolat, ou chez les pompiers, par exemple. Mais « le plus gros flux » de ces volontaires sera orienté vers un service civique, précise Mme Angrand.

Le service civique dure de six à douze mois et s’adresse aux jeunes jusqu’à 25 ans, ou 30 ans pour les personnes handicapées.

Il permet d’effectuer une mission d’intérêt général dans les domaines de la solidarité, de l’environnement, du sport ou de la culture, notamment. Les structures accueillantes sont des associations (pour 62 % des jeunes), des services de l’État (20 %), des établissements publics (10 %) ou des collectivités territoriales (6 %), mais pas des entreprises. Le jeune perçoit une indemnisation de 580,62 euros net par mois (dont 473,04 euros pris en charge par l’État et 107,58 euros par l’organisme d’accueil).

Quelque 61 % des volontaires sont des filles, une part qui s’explique « peut-être par la proportion de filles dans les métiers sociaux, de l’accompagnement, de la santé ou de l’enseignement », un secteur qui pourvoit beaucoup de missions en service civique, selon Mme Angrand.

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