L’essor du Service civique

Jeunesse

Le gouvernement consacrera 100 millions d’euros au financement du Service civique jusqu’en 2017.

Le président de l’Agence du Service civique, François Chérèque, a remis, le 11 juillet, son rapport intitulé « Liberté, égalité, citoyenneté : un service civique pour tous » à la ministre chargée de la Jeunesse. À cette occasion, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé avoir obtenu 100 millions d’euros pour financer le Service civique jusqu’à 2017. Pour mémoire, le 24 juin, le président de la République a fixé un objectif de 100 000 jeunes accueillis en Service civique par an d’ici 2017 (contre 32 000 jeunes cette année).

« Le Service civique est aujourd’hui victime de son succès », a déclaré François Chérèque. Le président de l’Agence du Service civique suggère donc d’élargir son financement et d’améliorer le statut des jeunes volontaires. Le Service civique intéresse de nombreux domaines, ce qui rend son action interministérielle. Il constitue, notamment, un outil pour lutter contre le décrochage scolaire ou améliorer le taux d’employabilité des jeunes, au sortir de leur mission. Aussi, selon le rapport, le financement du Service civique ne doit pas reposer seulement sur le ministère en charge de la Jeunesse, mais également sur les autres ministères concernés. Par ailleurs, il propose de faire appel aux fonds de l’Initiative Européenne pour la Jeunesse et aux entreprises privées.

Concernant le statut des volontaires en Service civique, le rapport préconise d’aménager l’emploi du temps de la mission, afin que cette dernière soit plus confortable pour les jeunes et leurs structures d’accueil. François Chérèque avance également l’idée d’ouvrir de nouveaux droits aux jeunes engagés dans une mission de Service civique. À savoir :
 

  • Les faire bénéficier des avantages étudiants (réduction grâce à la carte étudiante, par exemple) ;
  • Faciliter l’accès à la nationalité française pour les volontaires étrangers ;
  • Faciliter l’accès au permis de conduire.

Enfin, François Chérèque a évoqué la possibilité de proposer aux jeunes une année de césure dans leur cursus de formation pour effectuer un Service civique.

Soutenant ces propositions, Najat Vallaud-Belkacem estime que le Service civique représente « une formidable réponse pour les jeunes qui n’ont pas des parcours linéaires. Nous devons adapter nos politiques publiques en fonction des jeunes. Le Service civique est facteur de mixité sociale. C’est un excellent moyen pour les jeunes de se rencontrer, de se découvrir, de cohabiter, de s’ouvrir aux autres, et de s’entraider. »

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