Logement : une convention entre l’ANAH et l’ANRU

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Dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), les deux agences viennent de signer une convention actant leur coopération.

Sous l’égide du ministère du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité et du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ont signé, le 4 mai à Nîmes, une convention de partenariat pour la période 2014-2024 qui concrétise leur coopération dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Cette convention porte sur les quartiers métropolitains. Elle sera complétée par une convention de partenariat associant les deux agences et le ministère de l’Outre-mer. « La formalisation de cette nouvelle coopération dans le cadre du NPNRU améliorera le service rendu aux collectivités grâce au partage de connaissances de la situation des quartiers concernés, et à la définition conjointe de la stratégie d’intervention », assurent les deux ministères.

Ainsi, si une action de redressement d’une copropriété privée est nécessaire, elle sera prise en charge avec les dispositifs d’ingénierie et les financements de l’ANAH. S’il s’avère nécessaire de démolir cette copropriété, du fait de l’ampleur de sa dégradation ou des situations de danger qu’elle génère, ou de la transformer en logements sociaux, ce seront les financements de l’ANRU qui seront alors mobilisés.

Poursuivre la rénovation urbaine

Depuis 2003, les deux agences sont intervenues conjointement sur 85 projets de rénovation urbaine. À partir de 2009, leur coopération s’est renforcée dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), sur 25 sites. La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 a encore permis d’approfondir l’articulation entre l’ANAH et l’ANRU. En effet, le NPNRU doit participer au traitement des copropriétés dégradées et de l’habitat indigne : près de la moitié des quartiers d’intérêt national situés en métropole nécessite une action conjuguée de l’ANAH et de l’ANRU. « Trop de nos concitoyens sont touchés par le mal-logement et l’habitat indécent, qui participent à la dégradation du milieu urbain et au délitement du lien social. Parce que notre parc de logements est vieillissant, nous devons placer sa réhabilitation et sa restructuration au cœur de nos politiques publiques, à l’échelle nationale comme au niveau local. La convention de partenariat entre l’ANAH et l’ANRU est un outil majeur pour atteindre nos objectifs », a déclaré la ministre du Logement, Sylvia Pinel.

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