Logement : l’Uniopss dénonce l’abandon de l’encadrement des loyers

Logement

Après l’annonce d’un nouveau plan gouvernemental pour relancer la construction de logements, l’Uniopss exige « des contreparties sociales pour loger les ménages modestes ».

Le nouveau plan de relance pour le logement, présenté fin août par le Premier ministre, contient « peu de mesures » concernant les personnes aux revenus les plus modestes, déplorent l’Uniopss et ses adhérents. Les associations dénoncent, depuis plusieurs années, les baisses de l’aide à la pierre pour le logement locatif public et les baisses des contributions de l’État au fonds national des aides au logement. « Il n’est pas acceptable que les aides publiques servent à accroître le patrimoine des ménages les plus riches, alors que l’on compte 3,5 millions de mal logés et 150 000 sans-abris », martèle l’Uniopss.

L’Uniopss demande donc que « les dispositifs de défiscalisation sur les investissements immobiliers soient accordés avec des contreparties sociales pour loger les ménages modestes. Dans un contexte économique difficile, où la rigueur budgétaire est annoncée, les aides publiques doivent, en effet, être ciblées pour le logement des personnes aux revenus les plus modestes ».

Dans le même esprit, l’Union regrette l’abandon du « caractère universel » de la garantie des loyers et celui de l’encadrement des loyers dans les marchés immobiliers très tendus hors Paris. Ces décisions sont « profondément injustes pour des milliers de personnes qui souffrent du mal logement, tout en constituant un retour sans passer par le Parlement sur une loi votée par lui », estime l’Uniopss.

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