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Le Mouvement HLM regrette l’absence d’un ministre chargé du logement

Publié le 30 mai 2022 à 8h30 - par

L’Union sociale pour l’habitat (USH) demande au nouveau Gouvernement d’agir vite pour le logement social et la transition environnementale.

Le Mouvement HLM regrette l'absence d'un ministre chargé du logement

« Les besoins en logement abordable sont si forts qu’ils imposent au Gouvernement un engagement massif et pérenne pour le logement social, le logement des classes modestes, des travailleurs essentiels. Il n’y a plus d’échappatoire possible », a déclaré, le 20 mai 2022, la présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), dès l’annonce de la composition du premier Gouvernement d’Élisabeth Borne. « Nous ne pouvons, à ce titre, que regretter l’absence de ministre du Logement dans le Gouvernement dont la composition a été annoncée ce jour. Néanmoins le Mouvement HLM réaffirme sa disponibilité pour un dialogue rapide et tourné vers l’avenir », a aussitôt ajouté Emmanuelle Cosse, qui fut la dernière ministre du Logement du quinquennat de François Hollande.

Avant l’élection présidentielle, le Mouvement HLM et de nombreux acteurs économiques et associatifs du secteur ont appelé à faire du logement une grande cause nationale du quinquennat. « À l’heure des fortes pressions qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages modestes, des inquiétudes du secteur sur la flambée des prix du foncier et de construction, et de l’urgence climatique », l’USH, qui représente près de 600 opérateurs HLM, entend être, en métropole comme en Outre-mer, « un moteur du développement de la production de logement social au service des plus de 2,2 millions de ménages en attente d’un logement social, et un moteur de la planification environnementale pour améliorer la performance et la résilience de ses logements. » Selon l’Union sociale pour l’habitat, le dérèglement climatique exige une planification écologique au sein de laquelle les organismes HLM veulent intensifier leur participation.

Financement, défis techniques, gestion de l’équilibre social, remobilisation des collectivités locales, maîtrise de la quittance des locataires modestes, relance de l’accession sociale, massification des rénovations… Ces questions énumérées par l’USH « doivent être abordées dans un contexte économique radicalement différent de celui qui avait conduit, dans le premier quinquennat, à des mesures brutales, sur les APL, les aides à la pierre et la TVA, qui ont fortement pénalisées l’investissement pour le logement social », insiste-t-elle. Aussi, le Mouvement HLM souhaite remettre en débat « rapidement », avec le nouveau Gouvernement, le principe et le niveau des ponctions financières qui entravent, depuis 2017, les organismes HLM dans leur capacité à investir pour préparer l’avenir. Pour rappel et s’agissant du seul secteur du logement social, les organismes HLM ont été privés de 10 milliards d’euros en 5 ans, martèle l’USH.

La question du pouvoir d’achat, qui est un sujet de préoccupation majeur pour beaucoup de nos concitoyens, nécessite d’engager, dès à présent, la prolongation du « bouclier tarifaire » en matière d’énergie, et la revalorisation des aides au logement, estime le Mouvement HLM. Enfin, « le refus obstiné de la ghettoïsation des quartiers, qui est au cœur de l’action des organismes HLM, doit mobiliser le Gouvernement au plus haut niveau et se traduire concrètement par un renforcement de l’action publique dans les territoires et le maintien d’une ambition forte de rénovation urbaine », conclut l’Union sociale pour l’habitat (USH).