L’appel au don des Restos du Cœur a été entendu

Lutte contre les exclusions

Plus de 8 000 particuliers ont fait un don aux Restos du Cœur, après le cri d’alarme lancé par l’association au lendemain de Noël.

Au lendemain de Noël, le président des Restos du Cœur a lancé un cri d’alarme et un appel à la générosité. Pour faire face à l’augmentation du nombre de ses bénéficiaires, l’association a besoin d’au moins 5 millions d’euros supplémentaires pour boucler sa campagne 2011-2012. « Sur les trois dernières années, nous avons malheureusement constaté une hausse de 25 % des personnes accueillies.

Et, depuis le début de cette campagne, nous enregistrons encore de l’ordre de 5 à 8 % de personnes supplémentaires, avec parfois, dans certains départements, des pics pouvant atteindre jusqu’à 15 % », a expliqué à l’AFP Olivier Berthe, le 26 décembre.

Aux Restos du Cœur, un repas coûte environ un euro. L’an dernier, l’association fondée par Coluche a servi 109 millions de repas à quelque 860 000 personnes. « Si on devait constater 5 % de personnes en plus durant toute la durée de la campagne, soit l’hypothèse basse, cela représenterait 5 millions d’euros de besoins en plus », a calculé son président.

La grande distribution, les particuliers et les collectivités à la rescousse

La grande distribution, mais aussi les particuliers et les collectivités locales, ont déjà répondu à l’appel à la générosité des Restos du Cœur. Ainsi, depuis le 26 décembre, plus de 8 000 particuliers ont fait un don à l’association ! Pour sa part, la région Midi-Pyrénées a décidé d’attribuer une subvention exceptionnelle de 100 000 euros aux Restos du Cœur.

Au niveau gouvernemental, le secrétaire d’État chargé de la Consommation, Frédéric Lefebvre, a contacté des distributeurs pour leur demander d’accomplir un geste. Plusieurs enseignes nationales ont répondu présentes.

À savoir : Casino, Auchan, Carrefour, Monoprix, Système U, Intermarché, Leclerc, Cora/Match et Lidl. Ces groupes ont « donné leur accord pour fournir de quoi faire ces repas qui vont manquer, sans doute à horizon de février ou mars », a précisé le secrétaire d’État.

Frédéric Lefebvre organisera, dès début janvier 2012, une réunion associant les Restos du Cœur et les neufs enseignes, ainsi que la fédération du secteur. « Les Restaurants du Cœur sont en train de préciser leurs besoins, en termes quantitatifs, qualitatifs et géographiques », a ajouté le secrétaire d’État chargé de la Consommation. « Nous avons établi la liste des produits dont nous aurons besoin, notamment des produits protéinés (viande et poisson), des conserves de légumes, car, pour le moment, nous avons assez de produits féculents », a déjà répondu le président de l’association, Olivier Berthe.

L’activité des Restos du Cœur – aide alimentaire, actions d’insertion – est financée à un tiers par des financements publics et à deux tiers par des financements privés (dons, legs, revenus générés par les Enfoirés), rappelle son président. Pour sa 27e campagne d’hiver, lancée fin novembre, l’association peut s’appuyer sur son réseau de quelque 60 000 bénévoles.

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