Stratégie Pauvreté : l’État contractualise avec Toulouse Métropole et le département de Haute-Garonne

Lutte contre les exclusions

Toulouse Métropole et le département de la Haute-Garonne viennent de signer deux conventions d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi.

En présence de la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, et du délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, Olivier Noblecourt, les présidents respectifs de Toulouse Métropole et du conseil départemental de la Haute-Garonne, Jean-Luc Moudenc et Georges Méric, ont chacun signé avec l’État, le 29 mars, une convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi. Ces signatures s’inscrivent dans la nouvelle démarche de contractualisation entre l’État et les territoires : l’État appuie les collectivités – départements et métropoles – qui s’engagent, dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, à renforcer leur action auprès des populations précaires de leur territoire. La Haute-Garonne est le premier territoire démonstrateur de la stratégie gouvernementale à voir le conseil départemental et sa métropole s’engager simultanément aux côtés de l’État dans des conventions.

Dans ce cadre, l’État apporte un soutien au conseil département de 1,4 million d’euros « dès 2019 ». Le département s’engage, en particulier, à :

  • Renforcer l’accompagnement vers l’autonomie des jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) ;
  • Mieux repérer et prendre en charge les enfants et les familles à la rue, en finançant des maraudes et en renforçant les dispositifs d’accueil ;
  • Renforcer le « premier accueil social de proximité », notamment grâce à une nouvelle territorialisation de l’action sociale, qui crée sept Maisons des solidarités (MDS) supplémentaires sur le territoire, et en expérimentant la mise en place de « référents de parcours » pour l’accompagnement des publics ;
  • Développer des « kiosques insertion » dans les MDS, afin d’optimiser l’orientation des allocataires du RSA ;
  • Améliorer l’accompagnement vers l’emploi des allocataires du RSA, en renforçant le dispositif de parrainage avec les entreprises qui permet de créer un réseau professionnel.

En contrepartie, l’État va soutenir plusieurs projets engagés à l’initiative du département. Au programme : le renforcement de la mixité sociale dans les collèges, le développement de la prévention spécialisée auprès des jeunes et des familles en difficulté ou en rupture avec leur milieu, le déploiement des actions de la Maison départementale des adolescents sur le territoire.

La métropole bénéficie, quant à elle, d’un financement prévisionnel de l’État d’1 million d’euros «  dès 201 ». À ce titre, Toulouse Métropole va mettre en place des actions spécifiques en complément de celles du département, qui doivent notamment permettre de :

  • Créer un nouvel espace de rencontre parents-enfants, pour soutenir les familles vivant une séparation ;
  • Mettre en place des maraudes pour aller dans les squats et les campements pour accompagner les familles ;
  • Renforcer la prévention spécialisée, en créant 10 postes d’éducateurs et des actions éducatives pour intervenir auprès des jeunes vulnérables ;
  • Apporter une première réponse inconditionnelle pour toute personne en recherche d’emploi, grâce au dispositif SAS emploi ;
  • Développer à grande échelle le dispositif TAPAJ (travail alternatif payé à la journée), pour offrir un accès à l’emploi à des jeunes en errance souvent sujets aux addictions.

« Avec ces deux conventions, la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté viendra renforcer le partenariat entre Toulouse Métropole et le département de Haute-Garonne en matière de coordination de l’action sociale et impulser une dynamique autour des questions d’accompagnement des personnes, de solidarité et de cohésion sociale », se félicite la secrétaire d’État.

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