L’APAJH veut poursuivre la réflexion à propos de la scolarisation des élèves handicapés

Personnes handicapées

La Fédération des APAJH exige que l’accompagnement scolaire des enfants en situation de handicap soit assuré par des auxiliaires de vie scolaire (AVS) reconnus comme des membres à part entière des équipes pédagogiques et éducatives des établissements scolaires, dans le giron de l’Éducation nationale.

La Fédération des APAJH a pris connaissance de la décision des quatre associations signataires de dénoncer la convention avec l’Éducation nationale relative à la reprise des auxiliaires de vie scolaire (AVS). La fédération « déplore vivement le blocage apparent de la nécessaire réflexion sur l’accompagnement des enfants en situation de handicap, scolarisés, préjudiciable à l’application de la loi de 2005 ». À cette occasion, l’APAJH rappelle « ses principes et ses exigences dans ce domaine de l’accompagnement, fondamental pour la scolarisation et la réussite des enfants et des jeunes présentant « des besoins particuliers » ».

  • L’accueil et l’accompagnement des élèves

Pour la Fédération des APAJH, l’accueil et l’accompagnement de tous les élèves, en situation de handicap ou non, relève « exclusivement » de la responsabilité de l’Éducation nationale. « Le principe d’accessibilité (loi de 2005) impose à l’école les mêmes responsabilités et les mêmes devoirs à l’égard des élèves en situation de handicap », martèle l’association. L’APAJH n’accepte donc pas que les personnels chargés de leur accompagnement échappent à la responsabilité de l’Éducation nationale : « elle refuse donc le recours aux services privés (souvent marchands) d’aide à la personne ».

  • Les auxiliaires de vie scolaire (AVS)

Refusant le recours à des personnels recrutés sur des contrats aidés pour occuper ces fonctions, l’APAJH défend « le principe du maintien des assistants d’éducation de l’Éducation nationale ». « Pour renforcer l’efficacité de leur action et remédier à la précarité scandaleuse de leur situation actuelle », l’association propose :

– qu’ils soient recrutés à temps plein, sur des contrats de trois ans renouvelables une fois ;
– qu’ils reçoivent une véritable formation initiale, antérieure à leur prise de fonction, suivie de modules d’adaptation, en fonction des besoins des élèves accompagnés ;
– que ces formations, comme les études qu’ils sont susceptibles d’engager par ailleurs à l’université (à l’instar des autres assistants d’éducation), soient valorisables au titre de la validation des acquis de l’expérience (VAE), afin de leur permettre de construire un véritable projet professionnel ;
– qu’ils soient reconnus comme des membres à part entière des équipes pédagogiques et éducatives des établissements scolaires.

Selon l’APAJH, les MDPH attribuent les temps d’AVS sans étude approfondie de la situation des élèves. Or, « tous les élèves n’ont pas nécessairement besoin, et en permanence tout au long de leur parcours, d’un AVS ». L’éducation d’un jeune vise à la conquête progressive de son autonomie, rappelle la Fédération. Aussi, « une analyse individuelle, pluridisciplinaire, associant la famille, devrait être menée régulièrement, afin d’évaluer les besoins réels de chacun des enfants, à chaque stade de leur parcours scolaire, et d’identifier les missions confiées à leurs AVS. » L’APAJH propose donc que le ministère de l’Éducation nationale, en liaison avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), « définisse, avec précision, les conditions d’attribution des AVS, de façon à harmoniser rapidement les pratiques et à supprimer les disparités départementales constatées dans ce domaine, comme dans certains autres ».

Posté le par Rédaction Weka

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