L’Unapei porte plainte contre Disneyland Paris pour discrimination à l’encontre des handicapés mentaux

Personnes handicapées

L’Unapei saisit la justice et lance une pétition, « afin de permettre aux personnes handicapées mentales d’accéder au monde féerique dont elles sont exclues ».

« L’aventure de la discrimination à Disneyland Paris doit cesser ! », s’insurge l’Unapei. Alertée par de nombreuses familles et associations de personnes handicapées mentales pour « des faits intolérables et répétitifs constitutifs de discrimination à l’encontre des visiteurs handicapés mentaux dans les parcs Disneyland Paris », l’association a adressé plusieurs courriers à la direction, lui demandant de prendre des mesures immédiates pour y mettre fin.

Cependant, « alors même que la direction du Parc ne conteste pas, pire encore reconnaît, l’existence de pratiques conduisant à restreindre l’accès aux attractions du parc sur le seul critère du caractère visible du handicap mental de leurs visiteurs, elle n’envisage nullement d’y mettre fin », dénonce l’Unapei. Pour se justifier, la direction du parc se retranche derrière ses règles de sécurité.

 L’Unapei accuse Disneyland Paris de pratiquer le « délit de faciès ». De fait, les personnes présentant un handicap mental visible se voient refuser l’accès aux attractions et sont sorties de la file. Elles n’ont pas d’autre choix que de s’identifier en tant que visiteur handicapé et d’obtenir le « pass » dit « prioritaire » pour espérer profiter des attractions, rapporte l’association. Selon elle, ce pass prioritaire conduit les personnes handicapées à être mises à l’écart (sortie des files classiques, entrée par les sorties des attractions, obligation de prendre rendez-vous à heure fixe…).

En outre, il contraint les personnes à suivre des règles différentes et dérogatoires d’accès aux attractions (obligation d’être accompagnée par une personne valide, impossibilité de monter dans une attraction avec d’autres personnes handicapées et ce pendant toute la durée du cycle d’une attraction), déplore l’Unapei.

« Pour la première destination touristique européenne et française, il est intolérable de voir de telles pratiques discriminatoires institutionnalisées. Malgré les courriers et les réclamations faites en direct par les familles et par l’Unapei, la direction de Disneyland Paris reste insensible.

L’Unapei ne supporte plus de voir les personnes handicapées mentales exclues. C’est d’une violence inouïe », s’étrangle sa présidente, Christel Prado. Pour enjoindre Disneyland Paris à mettre fin aux pratiques discriminatoires, l’Unapei a décidé, début juillet, de :
 

– Porter plainte pour infraction aux articles 225-1 et suivants du Code pénal ;

– Lancer une pétition en ligne sur change.org : www.change.org/discriminationdisneyland ;

– Et invite chaque personne handicapée ayant été victime de discrimination à Disneyland Paris à apporter son témoignage en écrivant à discrimination@unapei.org.

 

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