Une campagne de communication dédiée à l’autisme

Personnes handicapées

Le gouvernement lance une campagne de communication pour sensibiliser et informer le grand public sur l’autisme.

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, ce samedi 2 avril 2016, le gouvernement lance une campagne d’information et de sensibilisation du grand public sur l’autisme. Présentée le 29 mars par la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville, cette action se déroule jusqu’au 12 avril.

Une campagne en trois volets

Un spot grand public, pour porter « un regard juste et mesuré sur les troubles du spectre de l’autisme. » Il est diffusé sur les écrans de cinéma dans 254 salles dans toute la France, depuis le 30 mars. Intitulé « Elliot », le film de la campagne invite à découvrir la vie d’un jeune garçon autiste.

Un site expérientiel, permettant au grand public de se mettre à la place d’une personne ayant des troubles du spectre de l’autisme : DismoiElliot.fr. L’objectif est de faire prendre conscience des difficultés concrètes que les personnes doivent surmonter dans leur vie quotidienne. « Vivre l’autisme de l’intérieur, c’est la meilleure façon de faire tomber des préjugés. »

Un site internet de référence, pour garantir aux parents, aux personnes ayant des troubles du spectre de l’autisme et aux professionnels, une information fiable et actualisée sur l’état des connaissances scientifiques. A travers ce site, le gouvernement, « souhaite mettre fin aux croyances caricaturales et aux connaissances erronées qui circulent encore lorsqu’il s’agit d’autisme ».

Les « troubles du spectre de l’autisme » (TSA) sont la conséquence de troubles du développement neurologique, rappelle le secrétariat d’État. Ils se caractérisent par une altération des interactions sociales, et de la communication, à la fois verbale et non verbale. Ils peuvent se traduire par des comportements répétitifs, stéréotypés, ainsi que par des centres d’intérêts restreints. Les troubles du spectre de l’autisme entraînent un handicap qui peut varier d’une personne à l’autre. Bien accompagnés, selon les approches recommandées par la Haute autorité de santé (HAS) et par l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM), « les enfants et adultes ayant des troubles du spectre de l’autisme peuvent vivre comme tout le monde, insiste-t-il. C’est pourquoi, il importe de mieux préparer la société à comprendre les personnes ayant des troubles du spectre de l’autisme. Il est également indispensable de mieux guider les parents dans leur recherche d’accompagnement ».

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