Améliorer la prévention et l’information de la population sur l’AVC

Santé

Le ministère des Solidarités et de la Santé insiste sur les mesures de prévention permettant de réduire les facteurs de risque et sur la nécessité d’agir vite en cas d’AVC.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, ce lundi 29 octobre 2018, le ministère des Solidarités et de la Santé confirme la détermination du gouvernement à « améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après un AVC, depuis les signes d’alerte jusqu’à l’accompagnement du handicap ». Chaque année en France, près de 150 000 personnes sont victimes d’un AVC (accident vasculaire cérébral), soit une toutes les 4 minutes, rappelle le ministère. Aujourd’hui encore, l’AVC constitue la deuxième cause de décès chez l’adulte et la première cause de handicap acquis !

Priorité à la prévention

Chacun peut agir tout au long de sa vie pour réduire les facteurs de risques et vivre en meilleure santé, souligne les autorités sanitaires. Une alimentation moins salée et mieux équilibrée, la lutte contre le surpoids, l’arrêt du tabac, la réduction de la consommation d’alcool, la pratique d’une activité physique régulière, la lutte contre le stress sont autant d’actions qui diminuent les risques d’hypertension artérielle, d’obésité, de diabète, d’hypercholestérolémie, qui peuvent favoriser la survenue d’un AVC.

La prévention, c’est aussi réduire le risque cardio-neuro-vasculaire des personnes déjà à risque. C’est aussi organiser les soins de 1er recours pour évaluer régulièrement ce risque et prendre en charge les personnes à risque élevé d’AVC. « Les leviers d’intervention sont multiples », explique le ministère. Le plan national de santé publique « Priorité prévention » du gouvernement concrétise sa volonté de « placer la prévention au centre des actions pour améliorer la santé de la population et créer un environnement favorable à la santé ».

Agir vite et traiter précocement

« L’AVC est une urgence médicale, voire vitale : son traitement rapide réduit considérablement le risque de séquelles », insiste le ministère des Solidarités et de la Santé. Il nécessite une chaine coordonnée de professionnels agissant en un temps record : que ce soit par l’acheminement des personnes victimes vers les 135 unités neuro-vasculaires (UNV) réparties sur tout le territoire ou par le recours à la télémédecine, au plus près des patients. Chaque année, les deux tiers des patients victimes d’AVC sont désormais pris en charge dans un établissement de santé disposant d’une UNV, se félicite le ministère. Ils n’étaient que la moitié en 2010.

Autre priorité : le suivi des personnes victimes et leur « retour précoce à domicile accompagné », amélioré depuis 2015 par la consultation systématique d’évaluation post-AVC. Dans l’année qui suit l’épisode, celle-ci permet de déceler des séquelles passant parfois inaperçues et d’apporter des solutions aux besoins de compensation pour le maintien d’autonomie, gages du confort de vie.

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