La qualité hospitalière vue par les patients

Santé

HOSPIMEDIA – Les premiers résultats de l’enquête* de l’Observatoire de la qualité hospitalière (OQH) mis en place par le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) ont été présentés jeudi dernier, à l’occasion d’une après-midi de débats consacrée au thème « Développement durable à l’hôpital : quels atouts pour le patient ? » à l’Assemblée nationale.

HOSPIMEDIA – L’OQH indique que 93% des patients se déclarent satisfaits de leur prise en charge, tandis que 97% jugent bons, très bons ou excellents leurs soins reçus à l’hôpital. Plus de 70% sont satisfaits de la prise en charge de leur douleur à l’hôpital. « Même si nous nous attendions à un taux de satisfaction intéressant vu que nos établissements sont déjà engagés dans une démarche de qualité au sein du C2DS, ce taux élevé nous a quand même assez surpris, dans un contexte où l’image de l’hôpital est souvent traitée sur l’angle négatif dans l’actualité, avec les problèmes de déficits par exemple », a expliqué le président du C2DS, Olivier Toma. « L’échantillon est encore petit, certes, en comparaison aux millions de Français qui fréquentent les hôpitaux, mais ce qui est intéressant avec cet outil, c’est d’entrer dans une démarche qualité avec des indicateurs reposant sur les patients. C’est une première car la qualité perçue n’a jamais été mesurée ainsi au niveau national », affirme-t-il. « Tous les établissements disposent de questionnaires de satisfaction, mais différents. Ici, le questionnaire est identique pour tous avec une évaluation réalisée par institut de sondage. »

Il a pointé des marges d’amélioration sur l’information aux patients, la communication avec les professionnels ou encore, les nuisances sonores. Ainsi, 65% déclarent avoir toujours ou presque reçu des explications sur leur état de santé ou leur prise en charge sans être obligés de le demander. Plus de 20% se plaignent de la mauvaise qualité ou de l’absence d’information au sujet de leur reprise d’activité après leur séjour. Enfin, 9% pointent un manque d’information concernant les médicaments à prendre après leur sortie. « Cet outil a vocation à être pérennisé. Ce n’est pas un outil de communication, destiné à donner des leçons, mais un nouvel outil d’aide à la décision, de mutualisation des bonnes pratiques », a souligné le président du C2DS. Il a expliqué que l’OQH allait permettre d’identifier les « établissements exemplaires » sur tel ou tel point précis du questionnaire, et qu’un groupe de travail au sein du C2DS se chargerait de diffuser le recueil de bonnes pratiques à l’ensemble de ses adhérents.

C.C.
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*3.600 patients ont été interrogés par l’OQS en 2011, six semaines après leur hospitalisation au sein d’un établissement public ou privé membre du C2DS. Une quarantaine d’établissements volontaires ont participé à l’enquête sur les 260 établissements publics et privés adhérents au comité, a précisé Olivier Toma.

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