Le 2e rapport annuel de l’Observatoire national du suicide

Santé

L’Observatoire national du suicide a remis, le 2 février, son 2e rapport annuel à Marisol Touraine.

« Le suicide, c’est un drame de santé publique, a rappelé la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, en recevant, le 2 février, le 2e rapport annuel de l’Observatoire national du suicide. Ce sont chaque année entre 10 000 et 11 000 personnes qui mettent fin à leurs jours et environ 80 000 personnes qui sont hospitalisées à la suite d’une tentative de suicide. Ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, des professionnels de santé souvent désemparés. C’est une société qui s’interroge, aussi, sur sa part de responsabilité. Le suicide est peut-être l’acte individuel le plus absolu, mais il est aussi révélateur d’un échec collectif. Charge à nous de le comprendre, de « s’élever au-dessus des suicides particuliers et apercevoir ce qui fait leur unité », comme le disait Emile Durkheim. Charge à nous d’agir.

Ce 2e rapport annuel de l’Observatoire national du suicide, une somme de près de 500 pages, est intitulé : « Suicide. Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives ». Il propose, tout d’abord, une synthèse des réflexions et des travaux conduits par l’Observatoire au cours de l’année 2015. En particulier, il établit le bilan de l’appel à recherche, lancé par l’Institut de recherche en santé publique (IRESP) et financé par la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Direction générale de la santé (DGS) et la DREES. Cet appel permet de soutenir cinq recherches (sur les 28 projets déposés) portant sur différentes populations et s’appuyant sur diverses disciplines scientifiques.

Ce 2e rapport comporte, ensuite, un dossier consacré aux actions de prévention mises en œuvre par les associations, à travers un aperçu des données recueillies par les dispositifs d’aide à distance et un focus sur certaines actions innovantes. Un second dossier fait le point sur les connaissances récentes et les questions encore en suspens concernant le rôle joué par les facteurs de risque et de protection du suicide, facteurs de santé, socio-économiques, démographiques et biologiques, dans l’occurrence des conduites suicidaires. « La connaissance de l’articulation des multiples facteurs de risque et de protection du suicide est, en effet, cruciale pour améliorer l’efficacité de la prévention », insiste l’Observatoire.
Ce rapport propose, enfin, une déclinaison au niveau départemental et régional des données sur les suicides et les tentatives de suicide, ainsi que des fiches statistiques venant mettre à jour et enrichir les connaissances déjà disponibles. Les recommandations énoncées dans le premier rapport de l’Observatoire sont suivies et complétées. Parallèlement, « de nouvelles recommandations permettant d’élargir les problématiques couvertes sont proposées. »

Pour en savoir plus : Consulter le rapport « Suicide. Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives », Observatoire national du suicide, février 2016

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