Moins d’incidents contre les médecins en 2011, selon le conseil de l’Ordre

Santé

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a annoncé mardi avoir recensé 822 déclarations d’incidents, agressions physiques ou verbales signalées par les praticiens en 2011. Un chiffre qui reste élevé même s’il est en baisse par rapport à 2010.

La majorité de ces incidents sont des agressions verbales ou des menaces (70%), les agressions physiques représentant 12% des cas, selon les chiffres de l’observatoire pour la sécurité des médecins du CNOM. Par ailleurs, 23% de ces incidents sont des vols ou tentatives de vol, et 12% sont liés à du vandalisme.

Les atteintes aux personnes sont en progression en 2011 (78%) par rapport à 2010 (72%) tandis que les atteintes aux biens diminuent (32% contre 36% en 2010), selon les déclarations faites par les médecins auprès du conseil de chaque département. Le nombre global de déclarations d’incidents (822) baisse par rapport à 2010, année record où le CNOM, qui avait alors tiré la sonnette d’alarme, en avait recensé 920.
   
Comme en 2010, les victimes sont en majorité des médecins généralistes (60%), le plus souvent des hommes (54%). Parmi les spécialistes, les professions les plus touchées sont les ophtalmologues (53%), les gynécologues (37%) et les psychiatres (30%). Dans 90% des cas, la victime est le médecin lui-même. L’agresseur, qui se sert d’une arme dans 5% des cas, est souvent un patient (53% des incidents). Dans 16% des déclarations, c’est une personne accompagnant le patient.

Le phénomène touche surtout le milieu urbain, centre-ville (55% des déclarations) et banlieue (28%). L’agression est le plus souvent liée à un reproche dans la prise en charge (26% des cas), à un vol ou une tentative (20%) ou à un refus de prescription (arrêt de travail, médicament, 16%). Dans 9% des cas, elle a lieu en raison d’un temps d’attente jugé excessif.

Le département où l’on recense le plus grand nombre de déclarations est la Seine-Saint-Denis (67), suivie par le Nord (44), l’Isère (34), Paris (33) et le Val d’Oise (31). Aucune déclaration n’a en revanche été recensée dans les Pyrénées-Atlantiques, l’Eure, le Jura, les Deux-Sèvres, le Gers, les Ardennes et les Alpes-de-Haute-Provence.

Avec AFP

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