Un million de nouveau-nés dans le monde décède lors du 1er jour

Santé

Un rapport de l’UNICEF « Ending Preventable Child Deaths : A Promise Renewed » effectue ce sinistre constat. D’autres données sont aussi désastreuses. Pourtant des améliorations notables sont en cours et un plan d’action mondial est mis en œuvre.

Les données du rapport de l’Unicef

Si 1 million de nouveau-nés décède au cours de leur première journée de vie, ce sont 2,8 millions qui décèdent au cours des quatre premières semaines. La mortalité des enfants de moins de cinq ans a pourtant diminué de moitié depuis le début des années 1990, passant de 12,7 millions à 6,6 millions en 2012.

Certains pays parmi les plus pauvres de la planète, comme le Bangladesh, l’Éthiopie, le Libéria ou le Malawi, ont obtenu les meilleurs résultats en termes de réduction de la mortalité de l’enfant (de deux tiers ou plus) depuis 1990.

Les données de la revue scientifique médicale britannique The Lancet

Les naissances prématurées (15 millions dans le monde), en particulier celles survenant avant 32 semaines de gestation, présentent le risque le plus élevé de décès néonatal, avec un risque permanent de mortalité post-néonatale, un risque important de troubles de neurodéveloppement à long terme, de retards de croissance et d’affections non transmissibles. 4 millions de nouveau-nés présentent chaque année d’autres troubles pouvant mettre la vie en danger ou causer l’invalidité…

La moitié des nouveau-nés dans le monde n’ont pas d’acte de naissance et aucun acte de décès n’est établi pour la plupart des décès néonatals et pour la quasi-totalité des enfants mort-nés. L’incapacité à améliorer les résultats de l’accouchement d’ici à 2035 se traduira par environ 116 millions de morts, 99 millions de survivants ayant un handicap ou un développement de potentiel perdu, et des millions d’adultes présentant un risque accru de maladies non transmissibles suite à un faible poids à la naissance.

Quelles causes et quelles actions à entreprendre ?

D’après les termes du rapport, de nombreux décès pourraient être évités par des mesures simples et peu onéreuses à prendre avant, pendant et après la naissance. Cela nécessiterait que les systèmes de soins de santé proposent de l’aide pendant la grossesse et au moment de la naissance, particulièrement aux personnes les plus démunies. Pour exemple, l’Éthiopie, le Bangladesh, le Nigeria et le Kenya présentent le taux le plus élevé de mortalité infantile. Ces mêmes pays disposent également des soins de santé les plus médiocres pour les femmes enceintes. D’un pays à l’autre, mais également au sein d’un même pays, les accès aux services de soins de santé n’est pas équitable pour les mères et les nouveau-nés. Près de 50 % des femmes enceintes ne reçoivent pas, pendant leur grossesse, le minimum nécessaire de quatre bilans médicaux. Dans le monde, en 2012, 44 millions d’enfants, soit 1 enfant sur 3 est né sans recevoir les soins médicaux nécessaires.

Parmi les principales causes de décès des nouveau-nés, figurent les naissances prématurées et les complications lors de la naissance dont des maladies comme les pneumonies, les affections diarrhéiques et le paludisme. Près de 6 000 enfants meurent chaque jour de ces affections. Les pays les plus concernés sont : l’Inde (22 %), le Nigéria (13 %), le Pakistan (6 %), la République démocratique du Congo (6 %) et la Chine (4 %).

L’allaitement d’un nouveau-né dans l’heure qui suit sa naissance pourrait réduire de 44 % le risque de décès mais cela ne se produit que dans moins de la moitié des cas selon le rapport de l’Unicef.

L’inégalité sociale est un facteur aggravant. Une meilleure éducation et un revenu plus élevé pour la mère augmentent les chances de survie de l’enfant.

Un plan d’actions

Un plan d’action « Chaque nouveau-né » a été élaboré par l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé. Il promeut des démarches novatrices destinées à renforcer les stratégies portant sur le secteur de la santé et définit des normes pour la qualité des soins et le calcul du nombre de naissances et de décès. Il comprend aussi des programmes ayant pour but de fournir aux plus négligés les prestations de santé disponibles pour tous et fixe des directives en matière de responsabilisation.

« Les mesures qui sont préconisées dans ce plan d’action « Chaque nouveau-né » peuvent prévenir plus de 70 % des décès qui se produisent aujourd’hui. La solution est d’obtenir un engagement politique, et c’est ce que le lancement du plan d’action et le forum ont cherché à faire », affirme cette organisation à l’issue d’un forum international portant sur la prévention des décès de mères, d’enfants et de nouveau-nés tenu à Johannesbourg le 1er juillet 2014.

Selon l’Unicef, « en dépit de tous les problèmes, ce rapport montre que la proportion des enfants qui décèdent avant l’âge de cinq ans recule de manière continue, même dans les régions les moins développées ».

DT.

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