Le ministre de l’Intérieur fait le point sur l’armement des policiers municipaux

Sécurité

Une expérimentation est en cours pour équiper les policiers municipaux d’armes de police nationale. Mais seules les cartouches de calibre 38 leur sont autorisés.

« L’État doit s’engager aux côtés des collectivités pour co-financer l’achat des équipements pour les policiers municipaux », estime le sénateur de Charente-Maritime Daniel Laurent. Il convient aussi de renforcer les liens entre policiers municipaux et policiers nationaux, dans leurs propres compétences et sans que l’État ne se désengage sur le terrain. Le sénateur a demandé au ministre de l’Intérieur quelles sont les propositions du gouvernement dans ce domaine.

Le ministre de l’Intérieur rappelle qu’il a annoncé des mesures ciblées en faveur des forces de police municipale le 26 janvier dernier, après le déclenchement du niveau « alerte-attentats » du plan vigipirate. L’État pourra notamment financer une partie du coût des gilets pare-balles achetés par les communes, au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Ces équipements sont en effet autorisés pour les agents de police municipale depuis mai 2014.

Une expérimentation est en cours. L’État remettra 4 000 revolvers de la police nationale (de marque Manhurin) à certaines communes pour leur police municipale, sous certaines conditions : en particulier l’existence d’une convention de coordination entre la police municipale et la force de sécurité de l’État présente sur son territoire (police nationale ou gendarmerie nationale), mais aussi en fonction de la présence d’un quartier prioritaire et de la gravité des actes de délinquance. Les communes intéressées devaient en faire la demande avant le 16 juillet.

Afin de permettre cette expérimentation, un décret du 29 avril dernier a autorisé les policiers municipaux à utiliser, à titre expérimental, des revolvers chambrés pour le calibre 357 magnum, mais uniquement avec des cartouches de calibre 38 spécial. Les armureries des postes de police municipale prendront en compte cette dotation expérimentale dans les conditions du droit commun de l’armement professionnel des agents (articles R. 311-11 à R. 311-34 du Code de la sécurité intérieure).

Parallèlement, les préfets continuent à instruire les demandes d’armer les agents de police municipale en revolvers chambrés pour le calibre 38 spécial ou en armes de poing chambrées pour le calibre 7,65 mm, présentées par les maires, en fonction du contexte résultant des attentats de janvier.

 

Marie Gasnier

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum