Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Diplômée d’un Master 1 Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation obtenu à l’École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) d’Aix-Marseille (13) et d’un Master Conseil, Projet, Actions sociales, territoriales et associatives obtenu à l’Université de Cergy-Pontoise (95), Alicia Lenot a été tour à tour référente de Parcours Réussite Éducative au sein de la commune d’Évry (91), enseignante vacataire en Politiques publiques à l’Université de Cergy-Pontoise, responsable des actions éducatives et péri-éducatives à la ville de Juvisy-sur-Orge (91) et responsable du service péri- et extrascolaire au sein de la commune de Bussy-Saint-Georges (77).
Elle a notamment piloté la conception et la mise en place de la Convention territoriale globale (CTG), du Projet éducatif de territoire (PEDT), de Contrats d’Engagement Jeune (CEJ), et coordonné le dispositif UNICEF Ville Amie des Enfants, œuvrant ainsi à la promotion d’un service public inclusif, émancipateur et égalitaire auprès des enfants et des jeunes.
Elle occupe, depuis juillet 2024, le poste de gestionnaire à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) au sein du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
Publications récentes
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Fiche pratique 11 février 2025
Adapter l’accueil de loisirs aux adolescents
À partir de 11-12 ans, les enfants ont de plus en plus de mal à suivre le rythme habituel d’un accueil de loisirs : ils ne veulent justement plus être considérés comme des enfants. Parce qu’ils grandissent et entrent dans l’adolescence, ils demandent à être consultés pour les activités, s’octroient même le droit de ne pas vouloir les suivre. Dans ces conditions, il n’est pas toujours facile de continuer à les accueillir… Si l’organisateur souhaite s’attacher ce public, s’il souhaite par conséquent préserver un fonctionnement de type accueil de loisirs pour les 12-17 ans dans sa structure, il lui est nécessaire d’aménager les conditions d’accueil des jeunes de cet âge.
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Fiche pratique 11 février 2025
Comprendre les problématiques liées à l’adolescence
Dans certaines cultures, la question de l’âge ne se pose pas car l’enfant passe directement ou presque de l’enfance à l’âge adulte, principalement par le travail. En revanche, dans notre société, l’adolescence correspond à un stade de développement entre préadolescence et âge adulte. Cette fiche s’intéresse essentiellement aux adolescents âgés de 14 à 18 ans, 14 ans étant l’âge à partir duquel des mineurs peuvent être reçus en accueil de jeunes. Les équipes pédagogiques qui interviennent auprès de ce public sont directement confrontées à leurs besoins et leurs problématiques spécifiques. La connaissance de ces aspects psychologiques participe à la compétence de l’animateur, éclaire sa pratique, détermine ses choix pédagogiques.
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Fiche pratique 4 février 2025
Associer les familles au projet éducatif de l’accueil de loisirs
La famille est une entité complexe aux contours mouvants et aux contenus socioculturels aussi nombreux que variés. Sa définition diffère selon que l’on adopte une approche sociale, juridique ou historique. De même, un projet éducatif est un concept vaste qui autorise de multiples entrées. La participation peut s’y jouer à différents niveaux : conception, réalisation, évaluation, communication. Derrière l’idée d’associer les familles au projet éducatif, il faut donc déterminer qui est la famille et à quoi on veut l’associer : en d’autres termes, la famille est-elle un partenaire, ou une cible ?
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Fiche pratique 10 janvier 2025
Connaitre les lois et recommandations pour accueillir un enfant en situation de handicap dans une démarche inclusive
L’accueil d’un enfant en situation de handicap au sein d’un ACM suscite de nombreuses interrogations. Au fil des années, notre société est passée du paradigme d’intégration à la notion d’inclusion des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, « la société plus inclusive que nous appelons de tous nos vœux », comme l’a rappelé Sophie Cluzel lors de la Conférence nationale du handicap, doit se coconstruire avec tous les acteurs. En effet, une « inclusion » réussie (terme qui remplace celui d’intégration) est le résultat d’une approche globale mettant en relation l’enfant, la famille et l’environnement social. Le 20 novembre 2020, le Conseil d’État a tranché et demande désormais aux collectivités territoriales de prendre en charge l’accueil des enfants en situation de handicap sur les temps périscolaires qu’elles organisent. Précédemment ce temps de prise en charge incombait à l’Éducation nationale. Pour mettre en application l’accueil d’un enfant en situation de handicap, les équipes d’animation qui souhaitent développer un projet d’accueil individualisé (PAI) peuvent s’appuyer sur des textes majeurs tels que la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), sur la Charte de déontologie pour l’accueil des personnes handicapées dans les structures de vacances et de loisirs non spécialisées sur les « 20 propositions pour l’accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs » réalisées par la Mission nationale accueil de loisirs et handicap. L’élaboration d’un projet partagé contribue à la construction d’une réponse raisonnée qui permet à l’enfant en situation de handicap de trouver toute sa place parmi ses pairs. La loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement et à favoriser le répit des proches aidants est venue abroger les articles suivants : article 53 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 ; article 2 de la loi n° 2019-485 du 22 mai 2019 ; article 55 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021. Elle sera un texte de loi essentiel pour favoriser l’accueil des enfants présentant un trouble du neuro-développement (TND) tant en milieu scolaire qu’extrascolaire.
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Fiche pratique 10 janvier 2025
Accueillir les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) sur les temps périscolaires
L’article L. 114-2 du Code de l’action sociale et des familles dispose qu’en s’inscrivant dans le prolongement et en complémentarité du service public de l’éducation, les activités périscolaires participent au droit de tous les enfants, y compris les enfants en situation de handicap, à l’éducation et aux loisirs. Afin de permettre aux enfants en situation de handicap de participer aux activités périscolaires mises en œuvre dans le cadre d’un PEDT, l’État et les collectivités territoriales se mobilisent pour rendre accessibles ces activités. Il est aussi précisé qu’accueillir un enfant en situation de handicap en ACM nécessite de mettre en place un projet éducatif prenant en compte les spécificités de cet accueil et de préciser les mesures envisagées. Ce projet éducatif ainsi que le projet pédagogique devront être communiqués aux parents dans l’objectif d’adapter l’accueil de l’enfant concerné. Parmi les différents handicaps qui peuvent être rencontrés, l’autisme, considéré comme la forme la plus « typique », fait partie de la grande famille des troubles du spectre autistique (TSA). Il est de plus en plus fréquent au sein de l’école ou des accueils de loisirs puisqu’il concerne aujourd’hui : environ 600 000 personnes en France ; dont 100 000 personnes de moins de 20 ans ; 1 enfant sur 150 porteur de « TSA ». Le diagnostic des TSA peut s’effectuer plus tôt qu’auparavant, ce qui peut donner l’impression que beaucoup plus d’enfants souffrent de TSA aujourd’hui au sein des écoles ou des accueils de loisirs qu’il y a quelques années. En effet, la loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement (TND) et à favoriser le répit des proches aidant a rendu obligatoire le diagnostic précoce des TND (dont fait partie l’autisme) dès l’âge de 9 mois et à 6 ans. Le repérage (entièrement pris en charge) sera effectué par un médecin spécialement formé. Il est donc nécessaire de développer cette prise en charge.
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Fiche pratique 10 janvier 2025
Accueillir les enfants d'une unité d'enseignement autisme en école maternelle (UEMA)
En 2005, la Cour européenne a condamné la France pour le non-respect des droits des personnes autistes. À partir de cette date, les plans « autisme » se sont succédé. Ils sont composés de mesures définies et financées par le gouvernement dans le but de rattraper le retard de la France en matière d’accompagnement des personnes autistes. Nous sommes dans le quatrième plan (2018-2022). Dans ce cadre, et régionalement, l’agence régionale de santé lance des appels à projets pour la création d’une ou plusieurs unités d’enseignement en école maternelle (UEMA) ou élémentaire (UEEA) pour l’accueil d’enfants présentant des troubles du spectre autistique par extension d’un établissement ou d’un service médico-social. Qu’elle soit pour enfants de classes maternelles ou élémentaires, l’unité d’enseignement s’appuie sur une collaboration innovante entre l’Éducation nationale, une école de la ville et le secteur médico-social. Les villes sont alors sollicitées pour le projet en continuité éducative, pour laquelle il faut anticiper l’accueil de ces enfants en temps périscolaires. La loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement (TND) et à favoriser le répit des proches aidants est venue renforcer l’obligation de mise en place de dispositifs pour la scolarisation, en milieu ordinaire, des enfants atteints de TND. Au plus tard pour la rentrée 2027, devront être mis en place au moins un dispositif pour la scolarisation en milieu ordinaire par académie (pour les élèves du primaire) et par département pour l’enseignement secondaire. Dans chacun de ces établissements, pourront être désignés un ou plusieurs référents pour l’accueil de ces enfants et ainsi favoriser une meilleure inclusion en milieu ordinaire. L’accent sera aussi mis sur la formation des personnels d’encadrement, d’accueil et de service et du personnel technique qui seront amenés à travailler au sein de ces dispositifs. Leur sera alors proposée une formation spécifique concernant l’accueil et le suivi des enfants et jeunes handicapés notamment de ceux qui présentent un TND. Désormais, les enfants bénéficieront, dès 9 mois et à 6 ans, d’un examen obligatoire (entièrement remboursé) de repérage des TND par un médecin spécialement formé. Ainsi, les orientations en UEMA ou UEEA pourront certainement être mieux anticipées.