Juriste, diplômée en droit de la santé, consultante et formatrice au centre de droit JuriSanté du CNEH
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Juriste, diplômée en droit de la santé, consultante et formatrice au centre de droit JuriSanté du CNEH (Centre national de l’expertise hospitalière), Isabelle Génot-Pok est également titulaire d’un DU d’éthique et de pratiques hospitalières.
Durant ses fonctions au CNEH, elle a été rédactrice en chef de la revue Actualités JuriSanté de 2009 à 2014.
Elle a aussi participé, en association avec le Psycom, à la création et réalisation du jeu pédagogique Histoires de droits relatif aux droits des patients pris en charge en psychiatrie, destiné à des équipes de soins et à des patients.
Par ailleurs, elle est l’auteure d’un guide d’accès au dossier médical du patient, pour les professionnels des établissements de santé, lequel a reçu le label ministériel des projets 2011 année des droits du patient, et est coordinatrice du guide La garde de direction de A à Z édité par le CNEH et paru en juillet 2018.
Publications récentes
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Fiche pratique 5 janvier 2026
Les soins psychiatriques sans consentement
Si la loi du 5 juillet 2011 a maintenu certains principes fondamentaux du régime juridique antérieur tels que le fait que les soins libres demeurent la règle (Code de la santé publique, art. L. 3211-2) et les deux procédures de contraintes distinctes (sur décision du directeur ou sur décision du préfet), elle a introduit plusieurs nouveautés majeures : la mise en place de soins sans consentement en ambulatoire et non plus seulement en hospitalisation complète ; la création d’une nouvelle modalité d’entrée dans les soins afin de répondre aux problèmes posés par l’absence de tiers demandeur ; l’instauration d’une période d’observation initiale permettant de s’assurer que le patient bénéficie d’une prise en charge adaptée à son état de santé ; la mise en œuvre d’un contrôle systématique du juge des libertés et de la détention en cas d’hospitalisation complète afin de vérifier que la privation de liberté du patient est adaptée, nécessaire et proportionnée à l’état de santé de la personne malade. A noter Suite à une décision du Conseil constitutionnel (Cons. constit., n° 2012-235 QPC du 20 avril 2012) qui a censuré une partie des dispositions du CSP issues de la loi du 5 juillet 2011, le législateur a adopté un nouveau texte le 27 septembre 2013 (loi n° 2013-869) qui apporte des évolutions substantielles au dispositif en termes de droits des personnes et de simplification de la procédure.
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Fiche pratique 5 janvier 2026
Le contrôle du juge sur l’hospitalisation complète en soins sans consentement
Depuis la loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, le juge du tribunal civil, seul garant des libertés individuelles, doit effectuer un contrôle systématique des mesures d’hospitalisation complète afin de valider juridiquement la situation du patient réduit dans sa liberté d’aller et venir, pour lequel une décision médicale a été prise. Ce contrôle, imposé par le Conseil constitutionnel depuis sa décision du 26 novembre 2010 (QPC n° 2010-71), n’est envisageable que dans le cas des soins sans consentement. Le rôle du juge est de vérifier que l’hospitalisation complète est régulière au regard des documents obligatoires qui doivent être rédigés tout au long de la prise en charge du patient.
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Fiche pratique 12 novembre 2025
Les obligations légales relatives au livret d'accueil dans les établissements publics de santé
Prescrit depuis l’arrêté du 7 janvier 1997 (faisant suite à l’ordonnance du 24 avril 1996), le livret d’accueil a pris une place prépondérante parmi les documents essentiels supports de la mise en œuvre des droits des patients. Redéfini par l’arrêté du 15 avril 2008 (faisant lui-même suite aux avancées opérées par la loi du 4 mars 2002) qui a permis d’actualiser son contenu, le livret d’accueil est devenu le pivot de l’information du patient. Aussi, ce document doit être constamment mis à jour au fil de l’évolution juridique des droits du patient et comporter toutes les informations nécessaires à l’usager, dont certaines font l’objet d’une intégration obligatoire.
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Fiche pratique 12 novembre 2025
Les droits des patients issus de la loi « informatique et libertés »
Les établissements de santé sont amenés à mettre en œuvre, dans le cadre de leurs activités, différents traitements de données à caractère personnel que ce soit pour la tenue des dossiers médicaux, pour le suivi administratif ou encore pour la transmission d’informations entre professionnels ou à des tiers extérieurs à la prise en charge. Dans ce cadre juridique fort, les établissements de santé et médico-sociaux doivent veiller au respect des droits des personnes issus de la loi « informatique et libertés », laquelle met en œuvre les dispositions réglementaires européennes de protection de données qui ont, depuis le 28 mai 2018, renforcées ces droits. Cependant l’ensemble de ces droits ne trouvent pas une pleine application dans le domaine sanitaire et médico-social, dès lors que les structures de prise en charge ont à tenir compte d’autres textes, notamment le Code la santé publique, qui leur imposent nombre d’obligations.
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Fiche pratique 9 septembre 2025
La charte du nourrisson ou charte du nouveau-né hospitalisé
Si la charte de la personne hospitalisée (1996), bientôt trentenaire, énumère les droits essentiels des patients, et si la charte de l’enfant hospitalisé (1988), bientôt quinquagénaire, énumère ceux des enfants, aucun texte n’abordait jusqu’à présent la question des droits et du bien-être des nouveau-nés. Ce manque est comblé avec la charte du nouveau-né hospitalisé, inaugurée à la fin de l’année 2021. Ce texte pose en 10 points les besoins du nouveau-né en y réaffirmant ses droits aux soins, à la protection et au lien familial. Si cette charte n’a pas de valeur normative obligatoire, elle s’inscrit aussi dans une démarche éthique et de qualité de prise en charge. En tout état de cause, les droits qu’elle décrit relèvent bien souvent du domaine législatif ou réglementaire, ils doivent donc être respectés par tous ceux à qui elle s’adresse : les professionnels qui exercent en établissement de santé, ainsi les parents.
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Fiche pratique 4 septembre 2025
Quel rôle pour le médecin dans la protection juridique des majeurs ?
La loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs, puis l’ordonnance n° 2015-1288 du 15 octobre 2015 portant simplification et modernisation du droit de la famille ont confirmé l’importance du rôle du médecin dans la procédure d’ouverture et dans la mise en œuvre des régimes de protection juridique (sauvegarde de justice, curatelle et tutelle, habilitation familiale, mandat de protection future), en collaboration étroite avec le juge des tutelles. Toutefois, pour pallier des dysfonctionnements antérieurs, les textes apportent des précisions sur la qualité du certificat médical, l’articulation des rôles entre médecins traitants et médecins inscrits sur la liste établie par le procureur de la République, et les modalités concrètes d’interventions aux différentes étapes de la mesure. Dès lors que les médecins sont des acteurs clé de ce dispositif en constante évolution, ils doivent le maîtriser.
