Janine Bouvat

Janine Bouvat

Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.

Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.

Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.

Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.

Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.

Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Informer les parents élus aux conseils d’école

    La participation des parents aux conseils d’école est un acquis récent : la loi n° 75-620 du 11 juillet 1975 relative à l’éducation, dite « loi Haby », a été le premier texte à reconnaître la notion de « communauté éducative » réunissant les élèves, les enseignants, les personnels non enseignants et les parents d’élèves. Quant à la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation, dite « loi Jospin », elle modifie largement le fonctionnement du système éducatif ; en découlent les modalités de fonctionnement des conseils d’école et le rôle des parents d’élèves qui y sont élus. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, dite « loi Peillon », souligne le rôle des parents : « pour garantir la réussite de tous, l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale » (art. 2). L'article 1 de la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour l’école de la confiance « rappelle que la qualité du service public de l’éducation dépend de la cohésion de la communauté éducative autour de la transmission de connaissances et de valeurs partagées ». Afin de permettre aux parents de jouer leur rôle dans l’école et plus particulièrement lors des conseils d’école, il peut être intéressant pour la collectivité d’organiser des rencontres de formation ou d’information à partir des textes du Code de l’éducation. Cette fiche présente un diaporama élaboré à cette fin et qui peut être un support intéressant.

    #conseil d'école #parent d'élève
  • Fiche pratique

    Scolariser les enfants roms

    La scolarisation en France est obligatoire de 3 à 16 ans. Aussi faut-il s’assurer que cette obligation soit respectée pour tous, quelles que soient la situation sociale ou l’origine ethnique des enfants. Malgré cette obligation d’accueil, la moitié des enfants roms n’est pas scolarisée. Les refus opposés par les autorités seraient à l’origine de 60 % des cas de non-scolarisation, selon une source de l’ONG européenne European Roma Rights Centre (ERRC) : « Ces refus de scolarisation hypothèquent le futur de ces enfants et les placent en danger », dénonce l'ERRC, qui milite pour l’amélioration du droit des Roms en Europe. Cette fiche s’attachera à connaître le rôle des services municipaux en apportant également des éléments de connaissance des enfants roms et leurs familles ainsi que de l’environnement des autres acteurs concernés par cette communauté.

    #gens du voyage #vie scolaire
  • Fiche pratique

    Mettre en place une ludothèque

    Depuis 1967, date de la première création d’une ludothèque en France, le nombre de ces structures n’a cessé d’augmenter. Les ludothèques sont des lieux de médiation qui favorisent notamment les relations entre les parents et leurs enfants par le jeu, facteur essentiel du développement de l’enfant. Que ce soit pour des publics de tout âge ou pour des structures collectives, les activités des ludothèques vont du jeu sur place au prêt, des animations quotidiennes aux événements saisonniers en passant par les conseils des professionnels. La présente fiche propose une méthode d’implantation d’une ludothèque avec deux phases préalables aux questions relatives aux locaux, aux moyens en personnel, au fonds de jeux et à l’organisation, dont les réponses définiront le cadre de vie de la structure : une phase d’observation des structures accueillantes et de leurs objectifs, en vue d’identifier s’il existe ou non un lieu de rencontre destiné aux enfants de toutes origines ; une phase de recensement des besoins, le cas échéant, des structures d’accueil de l’enfance, donnant un bon indicateur pour affiner les différentes options qui sous-tendent le fonctionnement de la ludothèque à construire.

    #vie scolaire #équipement culturel
  • Fiche pratique

    Redynamiser les études surveillées

    La scolarité des enfants pendant la période « Covid » aura été très contrastée. Si certains ont pu, grâce à des dispositifs numériques, conserver le contact avec des apprentissages scolaires réguliers, d’autres ont eu du mal à récupérer les savoirs non acquis. Depuis, les enseignants ont pu mettre à profit des dispositifs comme les activités pédagogiques complémentaires (APC) (cf. Connaître les dispositifs d’aide à la scolarité du PEDT) ou d’autres dispositifs spécifiques. Dans cette mission de rattraper le temps perdu, les collectivités ont des savoir-faire très anciens, en particulier dans les études surveillées. Elles savent que les enfants ont besoin de dispositifs bienveillants, d’adultes en lesquels ils ont confiance pour « grandir », s’affirmer et créer leur avenir. Et si la période actuelle était propice à revivifier ces études surveillées et de façon globale les accompagnements à la scolarité ?

    #politique de l'éducation #temps périscolaire
  • Fiche pratique

    Coorganiser les sorties scolaires

    Les sorties scolaires concourent à faire évoluer la représentation des apprentissages en les confrontant avec la réalité. Elles tendent à compenser les inégalités sociales et culturelles en permettant la découverte, par tous les enfants, d’autres modes de vie, de cultures différentes, contribuant ainsi à l’éducation à la citoyenneté. Les écoles peuvent solliciter la commune pour le financement du transport et des activités dans le cadre de la mise en œuvre de leur projet d’école, pour la pratique d’enseignements réguliers inscrits à leur emploi du temps ou pour des sorties occasionnelles correspondant à des activités d’enseignement et dans des lieux offrant des ressources naturelles ou culturelles. Le projet éducatif, local et/ou territorial, précise les ressources mises en œuvre par la collectivité pour la réussite scolaire des enfants. La circulaire n° 99-136 du 21 septembre 1999 fixe les règles à respecter pour la mise en œuvre des sorties scolaires. La réglementation distingue trois types de sorties scolaires qui impliquent une participation de la collectivité et en particulier du service de l’éducation : les sorties régulières inscrites à l’emploi du temps des classes ; les sorties occasionnelles sans nuitées ; les sorties occasionnelles avec nuitées. La circulaire n° 2013-106 du 16 juillet 2013 relative à la simplification des formalités administratives simplifie les formalités administratives à accomplir pour la sortie du territoire français d’enfants mineurs dans le cadre des sorties et voyages scolaires. Chiffres clés Aujourd’hui 61 % des familles modestes ne partent pas en vacances (et 26 % des familles favorisées). On  considère que l’on part en vacances quand on part pour au moins 4 nuits consécutives hors de chez soi pour des raisons non professionnelles. On englobe, dans le même mot, des congés très différents : une semaine à la campagne vaut autant que 4 semaines aux Seychelles. 43 % de ces familles ne part pas en vacances car elles n’en ont pas les moyens financiers. D’autres ne partent pas pour des raisons de santé (22 %), familiales (17 %) ou professionnelles (16 %). 

    #projet éducatif #sortie scolaire
  • Fiche pratique

    Organiser les commissions des dérogations scolaires

    Lorsqu’une commune dispose de plusieurs écoles publiques sur son territoire, le maire détermine celle que l’enfant doit fréquenter en fonction de son domicile. Il intervient en tant qu’autorité décentralisée, exécutif de l’assemblée municipale. Il procède à la répartition des élèves entre les écoles publiques de sa commune sur la base d’une délibération du conseil municipal définissant des périmètres scolaires, le territoire communal étant découpé en plusieurs secteurs géographiques. Il ressort de l’article L. 212‑7 du Code de l’éducation que les familles sont tenues de se conformer aux dispositions de cet arrêté. Toutefois, pour des motifs spécifiques, une famille peut demander à ce que l’enfant fréquente une autre école que celle de son périmètre scolaire. Il en est de même pour celles domiciliées dans une autre commune et qui souhaitent scolariser leur enfant dans une école de la commune. Elles doivent alors demander une dérogation. La dérogation est l’acte par lequel le maire accepte l’inscription d’un enfant dans une école relevant d’un autre périmètre scolaire que celui dont dépend le ou les responsables de l’enfant. C’est aussi l’acte qui permet à un enfant d’être scolarisé en dehors de sa commune de résidence. Ces dérogations ne peuvent être acceptées que dans le cadre des places disponibles, déterminées chaque année dans le cadre de la carte scolaire par l’inspecteur d’académie.

    #école #politique de l'éducation

Ressources associées