Janine Bouvat
Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.
Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.
Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.
Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.
Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.
Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.
Publications récentes
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Fiche pratique
Les risques liés à l’amiante
L’amiante a été massivement utilisé pendant longtemps, avec un pic entre 1960 et 1975, pour l’isolation thermique sous des formes diverses, pour le filtrage en complément du ciment de matière plastique ou de bitume, dans les dalles cartonnées de faux plafond et dans de nombreux éléments des bâtiments. Silicate naturel dangereux pour la santé, il est interdit en France depuis 1997. En effet, l’inhalation prolongée de ses fibres provoque des maladies, avec des atteintes qui peuvent être tumorales, et il est classé cancérogène n° 1 par le Centre international de recherche sur le cancer. Les expositions professionnelles à l’amiante constituent la première cause de maladie professionnelle due à une substance chimique et représentent 16 % du nombre des maladies professionnelles. Les diagnostics relatifs à la substance cancérogène, obligatoires depuis 2005 sur les bâtiments construits avant 1997, sont souvent absents ou incomplets dans les écoles maternelles et élémentaires.
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Fiche pratique
Connaître l’Association nationale des acteurs de la réussite éducative (Anaré)
L’Association nationale des acteurs de la réussite éducative (Anaré) a été fondée en 2007, à l’occasion de la mise en œuvre du programme de réussite éducative (PRE) issu de la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, dite « loi Borloo ». Cette association se conçoit comme une véritable boîte à outils pour les professionnels se reconnaissant dans une démarche de réussite éducative. Ses travaux permettent d’analyser, de comprendre, voire d’anticiper les mutations et les évolutions de certaines politiques publiques de l’État, plus particulièrement de la politique de la ville. Sur le terrain, les acteurs de la réussite éducative expérimentent et travaillent, dans le cadre de partenariats élargis, à aider les enfants en difficulté. Parce qu’elle concentre beaucoup d’attentes, de débats et de crispations aussi, la question éducative appelle une approche globale, concertée, innovante, humaniste, exigeante. C’est ce que propose cette association, qui se veut l’expression d’une volonté commune d’affirmer ces valeurs et de les faire vivre dans l’intérêt de l’enfant… et de la société.
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Fiche pratique
Connaître les formes de structures scolaires en ruralité
« Toute commune doit être pourvue au moins d’une école primaire publique. Toutefois, le conseil départemental peut, sous réserve de l’approbation du ministre, autoriser une commune à se réunir à une ou plusieurs communes voisines, pour l’établissement et l’entretien d’une école ». Cette loi dite « GOBLET » de 1886 fixe encore aujourd’hui la question de la gestion et de la compétence de fonctionnement des écoles au cœur des territoires ruraux. « L’intercommunalité scolaire » peut ainsi revêtir des formes très diverses en fonction des contextes locaux et des choix opérés sur les territoires. À partir de 1984 la notion de RPI (regroupement pédagogique intercommunal) apparaît puis, en 1998, la notion de RRE (regroupements ruraux d’éducation). C’est ensuite en 2001 que le regroupement d’écoles adossé à un EPCI (établissement public de coopération intercommunale) se fait. Il faut attendre juin 2003 (rapport de l’Inspection générale) pour voir apparaître un texte sur la notion de réseau des écoles. On passe ainsi au fil des années de la notion de regroupement à celle de réseau dans une logique plus verticale avec notamment le lien entre le 1er et le 2d degrés. Quelques chiffres Dans les communes les plus rurales, plus de la moitié des élèves du premier degré ne dispose pas d’une école dans leur commune et est scolarisée dans une autre commune, notamment dans le cadre d’un réseau pédagogique intercommunal. 20% des écoles n’ont que une à deux classes. La nouvelle typologie des communes en neuf catégories établies, par la DEPP en octobre 2019, apparaît adaptée pour décrire les conditions de scolarisation, mais aussi les parcours des élèves (cf. rubrique Aller plus loin). https://www.education.gouv.fr/cid115905/l-education-nationale-engagee-en-faveur-d-une-ecole-rurale-de-qualite.html
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Fiche pratique
Intervention de la commune dans la mise en place de petits déjeuners gratuits à l’école
La stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, présentée le 14 septembre 2018, prévoit la mesure dite « petits déjeuners » au bénéfice des enfants scolarisés dans les territoires prioritaires (REP/REP+, quartiers politique de la ville ou territoire en difficulté sociale). Plusieurs études ont en effet montré que la prise du petit déjeuner n’est pas systématique chez les enfants et adolescents. En moyenne, à l’école, du CP au CM2, ce sont trois-quatre élèves par classe qui arrivent le ventre vide. En associant les familles et sans les remplacer, la mesure envisagée doit permettre d’encourager dans les écoles tout dispositif de petit déjeuner et de promotion de l’éducation alimentaire. La distribution de petits déjeuners dans les écoles des territoires fragiles a pour objectif de réduire les inégalités en ce qui concerne le premier repas de la journée, repas indispensable pour une concentration et une disponibilité aux apprentissages. Le fait que ce petit déjeuner soit pris et partagé à l’école met aussi en avant toute une dimension pédagogique et éducative. À noter : un fond est prévu au niveau académique pour financer le dispositif. Ainsi, la commune met à la disposition de l’Éducation nationale sa logistique et son savoir-faire pour l’accompagnement alimentaire, et se verra remboursée les denrées.
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Fiche pratique
Soutenir les espaces parents dans l’école
L’article L. 521-4 du Code de l’éducation prévoit dans tous les établissements d’enseignement un espace à l’usage des parents et de leurs délégués. Il est attendu que cet espace de rencontre désanctuarise l’école en promouvant un rapport positif avec les familles. Cet espace collaboratif et coéducatif implique l’ensemble des acteurs formant une alliance éducative afin de favoriser la réussite de tous les élèves. Cette fiche relate, à partir d’une expérimentation menée dans une école maternelle sur trois ans, l’élaboration et les modalités de mise en œuvre de cet espace parents par le directeur d’école. Cette expérimentation, qui se poursuit, a pour objectif d’engager tous les acteurs autour de l’enfant afin de favoriser son développement. Ce dispositif implique activement et positivement les parents en gommant les fausses représentations, les jugements, les croyances, les rumeurs qui entourent l’école et les collectivités territoriales. Les parents trouvent dans cet espace les interlocuteurs qui leur permettent de faire face aux difficultés qu’ils rencontrent. Cela crée une culture commune et favorise l’intégration des valeurs de l’école tout en reconnaissant la place de chacun. Cet espace, qui peut être à l’initiative du directeur de l’établissement scolaire comme des parents, engage collectivement tous les acteurs, dont les collectivités territoriales, sur la mise en œuvre des conditions capables de permettre la réussite de tous les élèves. Pensé comme tel, il est une action pertinente des projets éducatifs en continuité éducative.
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Fiche pratique
Connaître les Écoles des parents et des éducateurs – Réseau d’acteurs du soutien à la parentalité
Face aux mutations complexes et profondes du groupe familial et de son environnement, les Écoles des parents et des éducateurs accompagnent les parents, les jeunes et les professionnels dans le souci de renforcer les alliances éducatives, en revendiquant une approche complémentaire de celle des acteurs du champ éducatif. Les Écoles des parents et des éducateurs sont implantées sur l’ensemble du territoire français, elles sont un partenaire précieux pour les services scolaires. Leur mission est d’accueillir et d’accompagner les familles « Qu’il s’agisse de soucis quotidiens, de la scolarité, de problèmes de couple, de la relation avec un adolescent, tous les moments de la vie éducative peuvent être sources de questions, d’angoisse, de tristesse, de mal-être. Les Écoles des parents et des éducateurs vous accompagnent et vous aident dans vos difficultés, petites ou grandes, avec une démarche pédagogique et non normative où chaque personne bénéficie d’un suivi unique et adapté. » L’École des parents et des éducateurs publie une revue « L’École des parents » qui trouvera toute sa place dans la salle d’attente du service scolaire car elle apporte une fois par trimestre, un éclairage complet et incontournable sur les grandes questions concernant la famille et l’éducation.
