Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Jean-Luc Stanislas est fondateur de ManagerSante.com®, plateforme média digitale pour les acteurs de l’écosystème santé en France.
Diplômé de l’université Paris‑Dauphine PSL, il a exercé pendant plus de vingt ans des fonctions d’executive‑manager dans des établissements de santé publics et privés (sanitaires et médico-sociaux), principalement en Île‑de‑France.
Conférencier, consultant en leadership et innovation en santé, et animateur de séminaires, il est également membre expert à la Haute Autorité de santé (HAS).
Il est certifié en Crew Resource Management (CRM), simulation en santé, et utilisation professionnelle de l’intelligence artificielle générative (approche sécurisée, éthique et conforme à l’IA Act et au RGPD).
Spécialiste de l’accompagnement du changement, il intervient auprès des directions d’hôpitaux et des organismes de formation.
Il conseille les décideurs hospitaliers et médico-sociaux (directeurs, DRH, cadres de santé) sur l’intégration des innovations, en particulier l'IA générative, dans les stratégies de transformation organisationnelle, la gestion des ressources humaines, et le développement d’une culture qualité‑sécurité des soins.
Architecte d’IA générative et concepteur de workflows augmentés, il conçoit et pilote des dispositifs pour la production de contenus, la formation professionnelle et la conduite du changement.
Il mène des missions de conseil, de formation et de conférences en métropole et outre‑mer.
Ses publications pour WEKA s’adressent aux décideurs hospitaliers (directeurs d’hôpital, DRH, responsables qualité-gestion des risques, directeurs d’EHPAD et structures médico-sociales).
Elles couvrent un champ large : qualité et sécurité des soins, gestion des risques, ressources humaines, management, secteur médico-social, et les enjeux de l’intelligence artificielle en santé (éthique, cadre réglementaire IA Act, transformation numérique).
Auteur de nombreux articles et ouvrages de référence, il a notamment dirigé Innovations et management des structures de santé en France (LEH Édition, 2021), contribué en 2024 aux ouvrages Innovations et communication en santé (LEH Édition) et Engagement et leadership en santé (Elsevier Masson), et co‑rédigé le livre blanc WEKA « L’hôpital public augmenté » : l’IA au service des établissements de santé (décembre 2025).
Publications récentes
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Fiche pratique 6 juillet 2026
Les modèles théoriques d’innovations managériales dans la santé
Le secteur hospitalier, traditionnellement fondé sur des structures hiérarchiques établies, connaît aujourd’hui une évolution importante. L’établissement public de santé doit repenser ses modèles managériaux pour répondre aux défis contemporains. Les directeurs d’établissement, pilotes de cette évolution, se trouvent face à un enjeu stimulant : comment concilier l’innovation managériale avec la rigueur médicale, l’agilité organisationnelle avec la sécurité des soins, l’efficience économique avec l’humanité soignante ? Cette harmonisation délicate ne peut plus s’appuyer uniquement sur les modèles managériaux classiques, aussi éprouvés soient-ils. Les nouvelles générations de professionnels de santé, nourries de culture digitale et d’aspirations collaboratives, appellent de leurs vœux des approches managériales qui résonnent avec leurs valeurs. Parallèlement, l’accélération technologique, l’émergence de l’intelligence artificielle en santé et les enseignements de la crise sanitaire redessinent les contours du possible en matière d’organisation du travail et de coordination des équipes.
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Fiche pratique 6 juillet 2026
Le recrutement d’un contractuel de droit public dans la fonction publique hospitalière
Le recrutement des agents contractuels de droit public hospitalier est désormais régi par les dispositions du décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025. Cette réforme harmonise et codifie dans la partie réglementaire du livre III du Code général de la fonction publique (CGFP) l’ensemble des procédures de recrutement contractuel. Les références aux anciens décrets (D. n° 91-155, 6 févr. 1991 ; D. n° 2018-1351, 28 déc. 2018 ; D. n° 2019-1414, 19 déc. 2019) doivent être vérifiées car leurs dispositions sont désormais intégrées ou modifiées par cette nouvelle codification. Avec plus de 80 années d’existence, le statut de la fonction publique hospitalière (FPH) a déjà tenté de s’adapter aux évolutions sociétales et a, entre autres depuis plusieurs années, élargi l’ouverture aux agents dits « contractuels de droit public ». Ainsi, jusqu’à ce jour, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifiaient, notamment lorsqu’il n’existait pas de corps de fonctionnaires hospitaliers susceptibles d’assurer ces fonctions (métiers nouveaux ou nécessitant des connaissances techniques hautement spécialisées), les emplois permanents pouvaient déjà être occupés par des agents contractuels, tout comme les emplois à temps non complet d’une durée inférieure au mi-temps.
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Fiche pratique 1 juillet 2026
Le RGPD appliqué aux services à la personne
Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en application le 25 mai 2018. Il s’applique à toute entité, publique ou privée, qui propose des biens ou des services sur le marché européen et traite des données de résidents de l’Union. Toutes les structures de services à la personne sont donc concernées, y compris les plus petites associations. Un point de terminologie mérite d’être corrigé d’emblée : les lignes directrices longtemps attribuées au « G29 » émanent désormais du Comité européen de la protection des données, qui a succédé au groupe de l’article 29 lors de l’entrée en application du règlement, en 2018. C’est cette instance qui produit aujourd’hui la doctrine européenne sur l’analyse d’impact et les autres notions clés du règlement. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle, entré en vigueur en août 2024 et d’application progressive, encadre les systèmes d’IA selon leur niveau de risque. Or, plusieurs usages émergents dans les services à la personne – planification automatisée des interventions, détection de chutes, analyse de comportements – peuvent relever de la catégorie des systèmes à risque élevé. Lorsqu’un tel système traite des données personnelles, le RGPD et le règlement sur l’IA s’appliquent simultanément. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a précisé l’articulation entre la protection des données et l’intelligence artificielle dans une série de recommandations générales – transversales, et non propres aux services à la personne – engagées par sa délibération n° 2024-011 du 18 janvier 2024 et dont les premières fiches ont été publiées le 8 avril 2024 ; toute structure recourant à un système d’IA doit s’y référer. En parallèle, la directive NIS 2 relève le niveau d’exigence en matière de cybersécurité. L’assujettissement direct dépend du statut d’entité essentielle ou importante, qui vise des organisations d’une certaine taille – au-delà d’environ 50 salariés ou 10 millions d’euros de chiffre d’affaires – opérant dans un secteur couvert par la directive : les réseaux et enseignes d’envergure nationale doivent donc vérifier leur propre situation, tandis que les petites structures demeurent surtout concernées par ricochet, à travers leurs prestataires informatiques et leurs hébergeurs, dont les obligations renforcées se répercutent par voie contractuelle. La téléassistance – téléalarme, capteurs de présence, détecteurs de chute – collecte des données qui touchent par nature à la santé et aux habitudes de vie des bénéficiaires, et relèvent à ce titre du régime renforcé des données sensibles. Ces traitements emportent deux conséquences spécifiques, développées dans la présente fiche : l’analyse d’impact y est systématiquement requise, et l’hébergement de ces données doit être confié à un prestataire certifié pour l’hébergement de données de santé.
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Fiche pratique 1 juillet 2026
Rejoindre et utiliser une plateforme d’intermédiation dans le cadre des services à la personne
Le secteur des services à la personne (SAP) a poursuivi sa structuration au cours de la dernière décennie. Selon le portail national des services à la personne, www.servicesalapersonne.gouv.fr, qui s’appuie sur la base de données Nova, il représentait en 2024 un chiffre d’affaires de l’ordre de 22,8 milliards d’euros et regroupait 82 776 organismes déclarés au 1er janvier 2025, dont une large majorité d’entreprises, le reste se partageant entre associations et établissements publics. Porté par le vieillissement de la population et par des politiques de solvabilisation de la demande, notamment le crédit d’impôt, le secteur emploie près d’un million et demi de personnes. Cette dynamique s’accompagne d’une montée en puissance des logiques d’entreprise et de réseau : les structures gagnent en taille critique et recourent davantage à des canaux mutualisés de mise en relation, dont les plateformes d’intermédiation constituent l’expression la plus aboutie. Le décret n° 2023-608 du 13 juillet 2023 a substitué à l’ancien agrément qualité un régime d’autorisation délivrée par le président du conseil départemental pour les services rendus aux personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les enfants de moins de 3 ans. Les autres activités demeurent soumises à une simple déclaration enregistrée dans la base Nova, qui ouvre droit aux avantages fiscaux et sociaux attachés au secteur. Cette bascule emporte des conséquences directes sur le référencement : une structure ne peut être proposée pour une prestation auprès d’un public vulnérable que si elle dispose effectivement de l’autorisation correspondante, laquelle est délivrée département par département et n’est pas automatiquement transférable d’un territoire à l’autre. Le paysage de l’intermédiation s’est enfin diversifié. Aux enseignes historiques se sont ajoutés des opérateurs numériques de mise en relation directe, ainsi que des acteurs adossés à des groupes bancaires, assurantiels ou mutualistes. Cette diversification a justifié l’intervention du législateur européen : le règlement sur les services numériques, ou Digital Services Act, pleinement applicable depuis le 17 février 2024, encadre désormais l’ensemble des plateformes en ligne, y compris dans le champ des services à la personne. Il introduit des obligations de transparence sur les algorithmes de recommandation et institue des voies de recours au bénéfice des professionnels référencés ou déréférencés. Ce cadre détermine désormais les conditions de référencement et les voies de recours ouvertes aux professionnels.
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Fiche pratique 9 juin 2026
Mettre en place des dispositifs d’accompagnement RH dans une stratégie QVCT en établissement de santé
La fonction publique hospitalière fait face à des défis structurels en termes de ressources humaines (RH) qui fragilisent la continuité des soins et l’encadrement : tensions sur les postes de direction et d’encadrement, turnover accéléré des cadres de santé, difficultés persistantes de recrutement et de fidélisation. La loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a renforcé les obligations en matière de formation et de parcours professionnels. La circulaire DGOS/Cabinet n° 2021/182 du 6 août 2021 impose aux établissements publics de santé (EPS) un projet de gouvernance et de management participatif, créant un cadre explicite pour le déploiement de dispositifs d’accompagnement individuel. La convention entre la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) signée le 9 février 2024 pour la période 2024-2027 inscrit la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) et le développement des compétences des encadrants parmi les priorités, en citant les dispositifs d’accompagnement comme leviers opérationnels. La DGAFP a lancé en février 2026 la concertation en vue d’un nouveau plan santé au travail dans la fonction publique (2026-2030), dont la finalisation est prévue pour l’été 2026 ; les orientations annoncées confirment le renforcement de la prévention des risques psychosociaux (RPS) et de l’engagement des employeurs publics. Dans ce contexte, la direction des ressources humaines (DRH) dispose de trois outils complémentaires – mentorat, coaching, tutorat – dont l’enjeu est de passer d’initiatives isolées à une stratégie intégrée, articulée avec la gestion prévisionnelle des métiers et des compétences (GPMC) et les lignes directrices de gestion (LDG).
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Fiche pratique 9 juin 2026
La vie institutionnelle de l’établissement public de santé : le conseil de surveillance (CS)
La gouvernance des EPS repose depuis la « loi HPST » du 21 juillet 2009 sur un triptyque institutionnel : le conseil de surveillance, chargé du contrôle et de l’orientation stratégique ; le directoire, instance de concertation et d’appui à la décision ; et la commission médicale d'établissement, chargée entre autres, de l'élaboration du projet médical. La loi n° 2021-502 du 26 avril 2021, dite « loi Rist », a renforcé la gouvernance hospitalière en réaffirmant la place du chef de service au cœur de l’organisation (CSP, art. L. 6146-1-1) et en élargissant la composition des directoires aux soignants, aux étudiants et aux usagers. La loi n° 2023-1268 du 27 décembre 2023 a ensuite modifié l’article L. 6143-1 du Code de la santé publique en instaurant, par son article 25, une présentation annuelle au CS des modalités de mise en œuvre du projet d’établissement, présentation conjointe entre le directeur et le président de la CME. En novembre 2024, le guide de l’Agence française anticorruption publie un guide, sans valeur normative contraignante, dont une des recommandations préconise un élargissement du champ du contrôle permanent du CS à la prévention de la corruption dans les EPS.
