Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Maître de conférences en sociologie HDR (EHESS) à l’université Toulouse Capitole, il a été chargé de recherches puis directeur adjoint des recherches à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI) entre 1998 et 2003.
Spécialiste des questions de sécurité locale et de police urbaine (policing), il a publié de nombreux articles et rapports sur le sujet.
Publications récentes
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Police municipale : connaître la notion de sécurité publique
La notion de sécurité est particulièrement complexe à aborder. Progressivement, les textes de droit sont venus préciser un certain nombre d’éléments quant à son périmètre et aux acteurs qui y concourent. Néanmoins, les usages de la notion sont souvent nombreux et hétérogènes. Ils peuvent parfois apparaître au premier abord comme contradictoires. Cette fiche précise les différentes terminologies et les emplois que les professionnels de la sécurité et de la police peuvent rencontrer. Elle replace les enjeux de la « sécurité publique » dans le cadre plus général de la « sécurité intérieure » et de la « sécurité nationale ». Elle prend également en compte les évolutions intervenues dans le domaine de la sécurité dite « privée » et du contexte européen.
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Vidéoprotection : obtenir l’autorisation d’installer
C’est le maire qui prend la décision d’installer des caméras de vidéoprotection sur la voie publique ou dans des lieux ouverts au public, essentiellement pour prévenir et lutter contre la délinquance, renforcer le sentiment de sécurité des habitants et gérer les problèmes de sécurité routière. Cette fiche va vous permettre de connaître les objectifs justifiant l’installation des caméras et vous explique comment constituer votre dossier de demande. Les démarches que vous devrez entreprendre auprès des services de la préfecture chargés d’instruire votre dossier sont également expliquées en détail.
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Connaître et appliquer le Code de déontologie de sa police municipale
La déontologie de l’agent public est, selon les termes de Christian Vigouroux, « un ensemble de principes d’action tournés vers les pratiques professionnelles qui rendent possible le service public par la confiance des usagers, le respect des missions définies par la loi et l’acceptation des contraintes de l’action collective. Elle s’appuie sur le droit, mais couvre un champ plus vaste que le droit en faisant appel à des principes non nécessairement exprimés dans une règle juridique » (Déontologie des fonctions publiques, Dalloz, 1995). Le Code de déontologie des agents de police municipale adopté en 2003 est intégré et figure depuis le 1er janvier 2014 dans le chapitre V du livre V du Code de la sécurité intérieure (CSI) (partie réglementaire). Les articles R. 515-1 à R. 515-21 du CSI constituent le nouveau Code de déontologie des agents de police municipale (CSI, art. R. 515-1) ; il s’applique « à l’ensemble des agents de police municipale, des chefs de service de police municipale et des directeurs de police municipale » (CSI, art. R. 515-1). Ce nouveau Code de déontologie comporte quatre sections : Dispositions générales - Devoirs généraux des agents de police municipale - Droits et devoirs respectifs des agents de police municipale et des autorités de commandement - Du contrôle des polices municipales. L’article R. 515-1 ouvrant le chapitre V : Déontologie des agents de police municipale et la section 1 : Dispositions générales précise ainsi que les dispositions du présent chapitre constituent le Code de déontologie des agents de police municipale, s’appliquant à l’ensemble des agents de police municipale et des chefs de service de police municipale depuis un décret de 2015. Plus généralement, il constitue pour ces derniers une norme d’action professionnelle qui, sans créer des règles nouvelles, opère une synthèse nécessaire des droits et obligations qui s’imposent à ces agents dans l’exercice de leurs fonctions.
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Doctrine d’emploi de la police municipale
Le statut général et l’emploi des polices municipales sont intimement liés aux choix politiques des maires et de leurs équipes. Et le positionnement de la police municipale dans les dispositifs de sécurité a très nettement évolué ces dix dernières années. Cette évolution porte à la fois sur les effectifs et sur les compétences. En quelques années, les services se sont très nettement professionnalisés. Au-delà de la certitude sur l’évolution observée des polices municipales, ces dernières n’évoluent pas toutes au même rythme. C’est ainsi qu’apparaissent, au travers de l’analyse du fonctionnement des différents services, des doctrines d’emploi très différentes, et ce pour plusieurs raisons : De nombreux débats subsistent encore sur le positionnement des polices municipales, leur compétence, leur statut et, de manière plus générale, sur leur rôle dans le système de coproduction de la sécurité. L’approche des employeurs, c’est-à-dire des élus, et plus particulièrement des maires, n’est évidemment pas homogène. Les polices municipales doivent répondre à des problématiques locales présentant des particularités propres à chaque collectivité.
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Vidéoprotection : quel système choisir ?
Cette fiche reprend l’essentiel des dispositions de l’arrêté du 3 août 2007 publié par le ministère de l’Intérieur, afin d’aider les municipalités à orienter leurs choix techniques lorsqu’elles souhaitent équiper leur commune d’un système de vidéoprotection. Il convient également de tenir compte de l’arrêté du 5 janvier 2011, qui fixe les conditions de certification des installateurs de systèmes de vidéoprotection. Ces textes apportent un cadre pour répondre aux principales questions techniques auxquelles les services municipaux seront confrontés : choix du réseau, sécurisation du système, qualité des images, modalités d’enregistrement et de stockage.
-
Fiche pratique 10 avril 2026
Vidéoprotection : coût et aides financières pour les collectivités locales
Lancer un projet de vidéoprotection n’est pas un acte technique, mais une décision de pilotage public. Les choix faits au départ engagent la collectivité bien au-delà d’un mandat et conditionnent la crédibilité de l’action municipale en matière de sécurité et de gestion du territoire. Sur le plan financier, le maire doit être particulièrement attentif au coût réel du système sur la durée du développement de l’outil. Le prix d’achat initial est rarement représentatif de l’effort budgétaire global : installation, réseaux, énergie et maintenance constituent des charges récurrentes souvent sous-estimées. En extérieur, l’usure du matériel est rapide, et l’absence de maintenance rigoureuse peut rendre un système partiellement inexploitable en quelques années. La mise en œuvre d’un système de vidéoprotection ou son déploiement engendre des coûts techniques et humains importants. Heureusement, plusieurs dispositifs d’aides financières existent pour accompagner les collectivités locales. Afin de mettre en place ce dispositif innovant au sein des services de police municipale, il convient d’identifier précisément les coûts liés à la création d’un centre de supervision urbain (CSU), au déploiement des caméras ainsi qu’aux dépenses engendrées par les ressources humaines. Les différentes aides financières mobilisables par les communes seront également présentées dans cette fiche.
