Consultant en achat public / Fondateur de ST agency - Intervenant dans le Master 2 Droit des Achats Publics de l'université Paris-Saclay
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Expert en achat et consultant secteur santé.
Sébastien Taupiac est ingénieur biomédical, expert en technologies de la santé et en achat public, avec près de 25 ans d’expérience. Après avoir occupé divers postes à responsabilité à l’Ugap pendant vingt ans, il a été Directeur du développement chez Verso Healthcare et Directeur de la communication chez e-Attestations. En 2024, il fonde ST Agency, une agence de conseil en achat public, où il travaille désormais comme consultant indépendant.
Son expertise couvre l’ensemble des enjeux de l’achat public, de la réglementation à la gestion des équipes, avec des compétences reconnues en marketing, communication et relations publiques. Il est également intervenant à l’Université Paris-Saclay, administrateur à lʼAPASP, et formateur pour achatpublic.com.
Auteur du guide Optimiser vos achats publicsaux éditions WEKA, il publie régulièrement des articles sur des thèmes liés à la commande publique, la cybersécurité et la souveraineté européenne.
Publications récentes
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Fiche pratique 20 novembre 2025
Savoir passer un contrat de recherche d’économies
La professionnalisation et la mutualisation de l’achat public ont permis, ces dernières années, une réelle optimisation des conditions d’achat, notamment par une pression renforcée sur les prix. Cette dynamique a généré des gains significatifs dans l’ensemble des sphères publiques (État, collectivités, établissements de santé). Toutefois, ce levier s’épuise dans un contexte où la pression budgétaire liée au niveau de la dette publique française devient critique, et où les marges de manœuvre fiscales ou financières sont fortement réduites. À cela s’ajoute un environnement géopolitique instable – tensions commerciales Chine/USA, renforcement des politiques industrielles aux États-Unis, guerre en Ukraine, inflation importée en Europe – qui bouleverse les chaînes d’approvisionnement et alimente la volatilité des prix. Dans ce cadre contraint, l’approche purement centrée sur le prix devient insuffisante. La logique actuelle est celle du coût global d’usage (coût complet), de l’optimisation sur toute la durée de vie des biens ou services, et de la servicisation des offres (solutions intégrées, maintenance, pilotage des résultats, outils numériques embarqués...). Cette évolution nécessite des fournisseurs plus impliqués, capables de coproduire de la valeur aux côtés des acheteurs publics. Parmi les leviers alternatifs, les contrats de recherche d’économies prennent une importance croissante. Ils permettent de mobiliser des prestataires (consultants, experts métiers ou fournisseurs eux-mêmes) pour identifier des pistes d’économies structurelles, voire générer des recettes nouvelles. Ces dispositifs sont aussi, pour les entreprises, un moyen de se différencier dans un environnement de forte concurrence. Ces contrats nécessitent une maîtrise juridique spécifique, en particulier sur les conditions de rémunération indexées sur la performance, la traçabilité des gains obtenus et la qualification du contrat dans le respect du Code de la commande publique.
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Fiche pratique 20 novembre 2025
Choisir la procédure la mieux adaptée à son besoin
La performance d’un achat dans le secteur public repose sur une parfaite maîtrise du droit de la commande publique et le choix judicieux de la procédure de marché la mieux adaptée au contexte achat associé. Cette performance repose ainsi sur : la connaissance de l’ensemble des outils du droit de la commande publique ; la capacité à identifier sans erreur toutes les procédures mobilisables ; le choix judicieux de la procédure d’achat. Ces décisions reposent à la fois sur des contraintes réglementaires mais également sur la pratique.
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Fiche pratique 20 novembre 2025
Identifier les risques de recours de tiers au marché après sa signature
Dans un environnement marqué par une instabilité économique durable, une hausse de la conflictualité juridique, et une défiance croissante à l’égard des décideurs publics, les acheteurs sont de plus en plus exposés aux risques de recours de tiers après la signature d’un marché public. La conjoncture actuelle – inflation persistante, pressions budgétaires, tensions géopolitiques, exigences renforcées en matière d’intégrité et de responsabilité, ainsi que les élections locales (2026) et nationales (2027) à l’horizon – accroît les attentes de transparence, de rigueur procédurale et de conformité éthique. Dans ce contexte, la moindre irrégularité dans la passation, la signature ou la publicité d’un contrat peut donner lieu à un recours contentieux, avec des conséquences potentiellement lourdes : annulation du marché, pénalités, réduction de la durée, voire atteinte à l’image de la collectivité. Cette fiche vise à outiller les acheteurs publics pour anticiper les risques juridiques post-signature, sécuriser leurs pratiques (notamment en matière de standstill, d’information des opérateurs évincés, de vérification des capacités juridiques et de publication), et renforcer la conformité dans un climat de vigilance démocratique accrue.
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Fiche pratique 22 octobre 2025
Maîtriser le processus d’analyse des candidatures
Le processus de vérification et d’analyse des candidatures doit respecter les dispositions du Code de la commande publique. Plus précisément, et afin de déclarer une candidature recevable ou irrecevable, il convient de constater qu’elles ont été réceptionnées dans le délai imparti avant de procéder à l’analyse des candidatures. Pour les candidatures incomplètes, l’acheteur public peut procéder à une demande de complément de candidature et, le cas échéant, à une demande de justifications lorsqu’il constate des ambiguïtés et/ou incohérences. Dès lors, que ces étapes sont réalisées, il devra prendre une décision de recevabilité et d’irrecevabilité de candidatures. Enfin, pour les procédures formalisées, l’acheteur doit préciser ses décisions dans un rapport de présentation.
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Fiche pratique 21 octobre 2025
Définir la place de la direction des achats dans l’organigramme de direction
Les achats constituent, dans la majorité des structures publiques, le deuxième poste de dépenses après la masse salariale. Leur impact dépasse largement la seule dimension budgétaire : ils conditionnent la qualité du service rendu, la résilience de l’organisation, l’accès à l’innovation, la soutenabilité environnementale et, de plus en plus, la mise en œuvre des politiques publiques. Dans ce contexte, la place de la direction des achats dans l’organigramme devient un enjeu de gouvernance majeur. Son positionnement hiérarchique et ses liens fonctionnels avec les directions clés (finances, ressources humaines, systèmes d’information, travaux, communication, etc.) conditionnent directement sa capacité à piloter les responsabilités qui lui sont confiées : performance économique, conformité juridique, intégration des enjeux RSE, souveraineté numérique, gestion des risques et transformation organisationnelle. La crise sanitaire, les tensions géopolitiques et les objectifs croissants de relocalisation ou de cybersécurité ont confirmé la nécessité de positionner la direction des achats au plus haut niveau décisionnel. Ce rattachement direct à la direction générale constitue aujourd’hui un levier structurant de performance globale, de coordination interdirections et de visibilité stratégique.
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Fiche pratique 21 octobre 2025
Préciser les domaines relevant de la compétence de la direction des achats
La montée en puissance des directions des achats, révélée notamment lors de la crise sanitaire de la Covid-19, a mis en lumière leur rôle stratégique dans la disponibilité opérationnelle des services et dans la résilience des organisations publiques. Cette évolution pose la question, désormais incontournable, de la délimitation précise de leurs domaines de compétences. À ce jour, il n’existe aucun cadre réglementaire harmonisé définissant les missions minimales d’une direction des achats. Le périmètre peut donc varier selon les structures, les contextes budgétaires et les choix organisationnels. Il revient à chaque direction générale de formaliser ces compétences, en cohérence avec les responsabilités économiques, juridiques, logistiques, numériques et politiques confiées à la fonction achats. Cela implique une définition claire : des familles d’achats couvertes (fournitures, services, travaux, prestations spécifiques…) ; des modalités de passation ou d’acquisition (marchés publics, concessions, achats in house, dons, mises à disposition…) ; et de l’étendue du processus achat confié à la direction (de l’analyse du besoin à la consommation effective). La direction des achats devient ainsi le garant de la régularité juridique, de l’efficience économique, de l’intégration des politiques publiques (RSE, innovation, insertion) et des exigences croissantes en matière de cybersécurité, souveraineté des données et transformation numérique.
